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L'Allùffl-esse^
' Vfiy. Hist. (L's liomaina, I. IV, p. 755-0. La colonisation dp la Cyn-iiaïquc fut, dans do moindrfs proportions, une œuvre pareille à la colonisation de la Dacie sons Trajan, et cite eut, i)0ur un grand nombre de pauvres des villes grecques, les mêmes conséquences heureuses. Voy. ci-dessus, p. 128.
* C'est, du moins, à peu près le chiffre <le celles qui ont été décrites par M. Cohen.
' FELICITVTl AVr;. COS. 111. 1'. P. Vaisseau avec des rameurs. lULAliilas Pontifex Maximus, TEI'i COS. Monnaies d'argent.
* Cohi-n. Hadr., 250 et 268.
» Voy. t. IV, chap. lxxi, p. 228-271.
IIADRTEN (117-158). 147
n'avoir pas donné à son empire la forme d'une pyramide inébranlable, en le construisant par assises superposées : à la base, les curies de ville avec la liberté municipale; au-dessus, les assemblées de province avec des pouvoirs etïectifs; plus haut, le sénat en rapport étroit avec l'aristocratie provinciale et s'y recrutant; au sommet, l'empereur couvert et contenu ])ar des institutions monarchiques.
Hadrien pouvait encore accomplir ce qu'Auguste n'avait osé entreprendre, et avec plus de facilité, parce qu'il connaissait mieux les provinces, qu'il y avait une popularité meilleure et qu'elles-mêmes comptaient alors plus de citoyens romains. Mais il n'eut que le vague sentiment de cette nécessité, et ses institutions tendirent seulement à mettre dans le gouvernement plus d'ordre et de justice, sans rien ôter au pouvoir, absolu, de sorte que, après comme avant lui, la fortune de l'empire dépendra des qualités ou des vices de l'empereur. Par ce côté, Hadrien se confond dans la foule de ses prédécesseurs, dont aucun n'avait su voir que les peuples qui ont connu, ne fût-ce qu'un jour, la liberté peuvent bien consentir à abandonner au prince la puissance publi(iue, lorsqu'ils reçoivent l'ordre en échange, mais qu'ils se désaffectionnent, lorsqu'il faut remettre en ses mains jusqu'à leurs intérêts de cité et de province. Aussi l'indifférence des populations succédera bientôt à leur amour, et, quand viendront les jours de malheur, elles n'auront pas plus de dévouement que de force pour défendre un empire qui, après avoir pris leur liberté politique, finira par prendre leur liberté civile.
Cepejulant l'on ne peut exiger d'un homme qu'il ait été un puissant réformateur; et l'on reste juste, en se bornant à examiner comment il a vécu dans le milieu où il se trouvait placé, quel parti il a su tirer des circonstances que l'histoire avait produites. A ce compte, malgré son idéal imparfait de gouvernement, Hadrien restera un grand prince. Et si l'on me demandait quel empereur a fait le plus de bien, quel méritait le plus d'être imité, je répondrais : « Ce prince intelligent et ferme, sans lâches complaisances envers les soldats et le peuple ', qui avait de la tolérance pour les idées et n'en avait pas pour les abus; qui fit régner la loi et non l'arbitraire; qui constitua une armée formidable, non pour d'inutiles conquêtes, mais afin que, derrière cet inexpugnable rempart, le génie de la paix fécondât toutes les sources de la richesse publique ; qui, enfin, aussi prévoyant à la deruière
' Voy. Dion Cassius, LXIX, 6 et 10.
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LKS ANTONINS (96-180).
lieiiro (|n'il avait été habile durant sou réguo, assura au monde romain deux générations d'excellents clieis. » Quand la gloire des princes se mesurera au bonheur qu'ils ont donné à leurs ])euples, Hadrien sera le premier des cmi)ereurs romains.
Métope du Partliônon (d'aiirès Lebas et Waddington, Voynf/c arch. en Grèce, etc.)-