Adçufov àn* Xa^pou. Polybc, XVII
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la Thessalie. Un État en lutte contre tous les autres doit être plus fortement organisé. La ligue étolienne1 laissait moins d'indépendance aux villes et donnait plus de pouvoir à l'assemblée générale. Il en résultait pour elle une influence plus grande au dehors, parce que son action était plus vive et ses desseins mieux suivis. Mais cette force, au lieu de servir la liberté de la Grèce, tournait contre elle; car il n'était pas possible que la ligue étolienne, avec ses principes de gouvernement et de conduite, pût devenir le pivot d une confédération générale. Ce que Sparte avait été pour le Péloponnèse, l'titolie l'était pour la Grèce entière : une menace continuelle et un danger; et pour compléter la ressemblance, le stratège Scopas voulait, comme Gléomène, abolir les dettes et établir de nouvelles lois2. Par crainte de Sparte, Aratus livra le Péloponnèse aux Macédoniens; et dès que Philippe se fut déclaré l'ennemi de Rome, celle-ci trouva dans les Ûloliens les plus utiles auxiliaires. Leur pays lui ouvrit la Thessalie et la Grèce centrale; leur cavalerie lui assura peut-être la victoire à Cynocéphales.
Chez les Achéens, les mœurs et l'esprit public étaient meilleurs; et leurs chefs Aratus, Philopœmen et Lycortas, le père de Polybe, voulurent véritablement le salut de la Grèce. Au lieu de le chercher, comme Athènes, Sparte et la Macédoine, dans une domination violente, ils espérèrent le trouver dans une confédération dont le principe fut celui des anciennes amphictyonies: l'égalité de tous les peuples associés. Cette ligue, qui assurait à chacun les mêmes droit-?, à tous l'indépendance, parut alors ce gouvernement idéal tant rêvé; l'individualité des peuples était respectée, et cependant ils étaient tirés de leur isolement. Aussi Aratus put-il croire
I. les passassions des Ét liens étaient singulièrement dispersé:» : ils en avaient dans le Péloponnèse et U Thessalie. et jusque sur les côtes de la Tlirace et de l'Asie Mineure, convie Lysimachie, Chalcédoine et Cios. Polybe, XV, fï. ."». C. pendant dans \i Grîce centrale leur position était forte. Ils la coupaient pnr le milieu, et tenaient les Thermopyles, la Locride, la Phoci le et le sud de la Thessalie qui faisaient partie intégrante de la ligue. Polybe, XVIII, 8. — Polybe, Xlll, 1.
un instant que la Grèce allait être unie, forte et redoutable comme elle ne l'avait jamais été. En 229, la ligue comprenait soit comme membres de l'union, soit comme alliés1, presque tous les peuples du Péloponnèse et de la Grèce centrale.
Mais lés institutions ne peuvent seules sauver les peuples. De la ligue achéenne on n'a vu que le séduisant tableau tracé par Polybe de son gouvernement; on a oublié les rivalités intestines et la faiblesse générale; c'était l'œuvre d'un homme, faible et périssable comme tout ce qui, en politique, n'a pour appui que le génie d'un législateur ou d'un conquérant. Sans doute, si les Spartiates s'étaient sincèrement ralliés à la ligue, si les Étoliens s'en fussent montrés moins ennemis; si Démétrius et Philippe, au lieu d'attenter à la liberté des cités grecques, les avaient rattachées à leur cause ; enfin si le corps des nations helléniques, ayant pour tête la Macédoine et armant ses mille bras de l'épée de Marathon et des Thermopyles, s'était tenu prêt à défendre contre toute invasion le sol sacré, sans doute il eût fallu que Rome envoyât plus de deux légions à Cynocéphales. « Je vois, disait un député de Naupacte devant les Grecs assemblés2, je vois s'élever de l'Occident une nuée orageuse; hâtons-nous de terminer nos puérils différends avant qu'elle n'éclate sur nos têtes. » Mais l'union et la paix n'étaient pas possibles entre les tendances aristocratiques des Achéens et l'esprit révolutionnaire de Lacédémone, entre les pacifiques marchands de Corinthe et les Klephtes de l'Étolie , entre toutes ces républiques et les ambitieux rois de Macédoine. Philopœmen, malgré ses talents et ses louables efforts pour régénérer son peuple, aurait-il pu détruire la haine séculaire des Messéniens contre Sparte et de Sparte contre Argos ? aurait-il fait oublier aux Ëléens leur origine étolienne, auxArcadiens leurs querelles héréditaires et leur division en trente cités qu'Épaminondas n'avait pu réunir?
1. Philopœmen fit passer un décret en 189, par lequel l'assemblée générale dut se tenir tour à tour dans chaque ville de la ligue. — 2. En 217. Polybe, V,;21.
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Lui-même ne périt-il pas en voulant empêcher la défection de Messène?
Avant de songer à amener ces peuples à une union fraternelle, il aurait fallu effacer de leur souvenir toute leur histoire, et arrêter la dissolution des mœurs, la ruine du patriotisme. Il aurait fallu surtout empêcher le contact avec cet Orient si riche et si corrompu qui enlevait à la Grèce ce qui lui restait de poètes et de savants, pour les écoles d'Alexandrie et de Pergame ; ce qu'elle avait encore d'hommes de talent et de courage, pour les cours des Ptolémées et des Séleucides. Ceux-ci n'avaient pas un ministre, un général, un gouverneur de ville ou de province qui ne fut Grec. Elle donnait le meilleur de son sang, et recevait en échange l'or qui nourrissait l'improbité et rendait toute chose vénale. « Partout chez les Grecs, dit Polybe, les grandes dignités s'achètent à peu de frais *; contiez un talent à ceux qui ont le maniement des deniers publics ; prenez dix cautions, autant de promesses et deux fois plus de témoins, jamais vous ne reverrez votre argent5. » Ailleurs il cite ce Dicéarchos, digne ami de Scopas, qui, envoyé par Philippe pour piller les Cyclades, malgré la foi jurée, élevait partout où il abordait deux autels à l'Impiété et à l'Injustice8. Cette dépravation morale, cette soif de l'or ne s'allient guère avec le dévouement pour les intérêts publics. Aussi quelle torpeur dans la plupart des villes ! Athènes, la vive et intelligente cité qui jadis prenait l'initiative des plus glorieuses mesures, refuse maintenant d'attacher ses destinées à celles de la Grèce*; et par les honneurs qu'elle rend à Démétrius, àAttale, à tous les rois, elle prouve elle-même
1. IV, 9. — 2. VI, 10, et XVIII, 2. Les Grecs ne peuvent pas croire que Flaminînus ne vend pas la paix à Philippe.... xfjc 8wpo8ox(aç ènmoXaÇoûoi; xcù xoO jxn«va iiYjaèv ôwpeàv Tiparuiv. — 3. Polybe, XVIII, 37 : tôv [ûv 'AaeâsCaç, tôv ôè Ilapavojna;. — 4. Tùv jjiv <5X).a>v éMiqvixàiv itpâgecov oùîè ôirotaç |iCTttxov"-* £i» ««vra; toù; BotdiXeî; éUxéxwto (Olymp., CXL, 3). Polyb., V, 106. Athènes, dit-il, a toujours été comme un vaisseau où personne no commande; après avoir échappé aui plus furieuses tempêtes, il est venu se briser dans le calme contre les écueils les plus visibles.
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combien elle était mure pour la servitude1. Aratus la délivre de la garnison macédonienne du Pirée et lui rend Salamine, sans pouvoir la tirer de son apathique indifférence. Il ne lui manquait plus que d'interdire par décret public à ses citoyens de jamais s'occuper des affaires générales de la Grèce, commo les Béotiens qui, pour n'être pas troublés dans leurs grossiers plaisirs, faisaient du patriotisme un crime d'État2. A ïhèbes,dit Polybe, on laissait ses biens non à ses enfants, mais àxses compagnons de table, à condition de les dépenser en orgies ; beaucoup avaient ainsi plus de festins à faire par mois que le mois n'avait de jours. Pendant près de vingt-cinq ans les tribunaux restèrent fermés8... »
Depuis le premier Philippe, Corinthe ne s'appartenait plus. Une garnison occupait ses murs, une autre sa citadelle; et Aratus prenait et vendait l'Acrocorinthe, sans que les citoyens intervinssent même au marché. Leurs arsenaux étaient vides ; mais les statues, les vases élégants, les palais de marbre brillaient partout ; ils mettaient leur gloire à ce qu'on vanlât leur ville comme la plus voluptueuse de la Grèce, et leur temple de Vénus était assez riche pour avoir à son service plus de mille courtisanes. Après avoir détruit ou asservi les autres cités de l'Argolide *, Argos avait ellemême des tyrans. Trois fois les Achéens pénétrèrent- dans la ville, et combattirent contre les mercenaires. Du haut de leurs maisons, les habitants, spectateurs indifférents d'une lutte où se jouaient leurs destinées, applaudissaient aux coups les mieux portés \
Sparte n'était qu'une révolution perpétuelle. En quelques années, quatre fois les éphores avaient été massacrés6, et
1. Plut., Dém, 10. Tite-Live, XXXI, 15. — 2. Oùô' èxoivûvr.cav (Bo^xoi) oûce «pà£eti>î, oût' àywvo; oùôévô; en xoî; "EXXtîui \j.txà xoivoû ôôyfiaTO;. Polyb., XX, 4. — 3. Polybe, XX, 6. La stupidité, àvai<j<b)<jtot, et la gloutonnerie béotienne, Boiumx u;, sont devenues proverbiales. Cf. Athén., X, 11. Dicaear., Bto; 'Ettàooç, et Bœckh, ad Pind. Olymp. Tlièbes est morte avec Êpaminundas, dit Polybe (VI, 6). — 4. Mû 1er, Dor., I, 83, 153, 174. — 5. Cf. Polybe e» Plut., in A rat. Ils semblaient, dit Plutarque, assister aut jeux néméens. — (i. Polybe, II et IV, 18.
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la royauté rendue absolue, abolie, puis rétablie, achetée, et laissée enfin aux mains d'un tyran. Les sociétés périssent, quand elles sont infidèles à leurs principes. Sparte, fondée sur la pauvreté et l'égalité, était devenue la cité la plus riche et la plus oligarchique de la Grèce*. Des 9000 Spartiates de Lycurgue, il en restait 700 à peine, sur lesquels 600 mendiaient1, privés de leurs droits politiques par la perte de leurs héritages3. Les richesses accumulées entre les mains des femmes avaient engendré une corruption effrénée*; tout se vendait, les charges comme les magistrats5. Il n'en coûta à Lycurgue que cinq talents pour acheter les éphores et la royauté6. Agis et Cléomène essayèrent, dit-on, de remettre en vigueur les lois de Lycurgue et de refaire un nouveau peuple Spartiate. Mais l'un p^rit avant d'avoir rien fait, l'autre n'opéra qu'une révolution militaire dans l'intérêt de son pouvoir, et ne rendit à Sparte quelque apparence dévie qu'en faisant appel aux passions populaires. Dans tout le Péloponnèse, les pauvres l'appelaient, attendant de' lui le partage des terres et l'abolition des dettes. De là l'effroi qui saisit Aratus et la ligue achéenne quand ils virent Cl'omè-
1. Xo'jotov 3è -aii ÂoY'jpiov oOx eoxtv h rcinv "EX/.rjfftv ôcov £v Aa/.eoxtjjiovi iôiqt. Plat., Aie, I. — 2. La population Spartiate était tombée, de 8000 en 480, à 6000 en 420 (Mûller, II, .33,; après Leuctres, il en restait 2011O. Aristote, PoL, II, 6, en comptait 1000. Sous Agis, il y en avait :oo. Plut., tu Agid., 5. Plusieurs rauses contribuèrent à la rapide extinction de cette race : :a loi sur l'exposition des enfants, les guerres continuelles, le tremblement de terre de 466 (Thueyd., I. 101. Diod., XI, 61- Plut., C/m.. 16), l'inégalité croissante des richesses (depuis la loi d'Epitadès, Plut., m Agid , 5) qui faisait tomber les pauvres dans une condition politique inférieure, imoueiovs; (vog. la conspiration de Cinadon dans Xénophon, HelL, III, 3, et Arisi., Vol., VIII, 6), et les empêchait d'élever des enfants, bien qu'on eût exempté du service celui qui avait un fils, et de toutes les obligations civiques celui qui en avait trois (Aiist., PoL, II, 6, 13. Clint., F. //.. p. 41 ;i) ; enfin l'usage xiîi; âvopa; éy.eiv Y^vaix.» xxc xéxxapi; (Polybe, XII, 6) et le creticus amor (Str., X. Max. de Tyr, diss. XXVI, 8, et surtout Hceck, Kreta, li:>). — 3 Aris?., PoL, II, 6, T. Stob., Serm., 40. Tôv ur, cu|jévovtx xr, àywYt xiv i< aOio-J xov {iaci/i<^; i ei; tgv; Lî/w-a; àTîooxéXX'.u- <iiv. — 4. Du te:ii;is d'Ari.sîote (PoL, II, 0, II), elles avaient déjà les deux cinquièmes de toutvs les propriétés. Platon, Leg., I, avait été frappé de h dépravation des mœurs de Sparte, et il en accusait les femmes. — 5. Arist., PoL, II, 18.- 6. Polybe, IV, y.
De, à la tête de 20000 esclaves, débiteurs et prolétaires, menacer non-seulement l'indépendance des États et leurs gouvernements, mais la propriété de chacun. Il y avait loin de cette démagogie sous un tyranà l'austère cité de Lycurgue1. Pour échapper à ce danger, les Achéens se jetèrent dans les bras du roi de Macédoine : au moins avec lui ne perdaientils qu'une partie de leur indépendance.
La bataille de Sellasie brisa cette puissance factice, et Cléomène alla porter en Égypte sa remuante ambition, son inintelligence des temps et des hommes : il périt en appelant les Alexandrins à la liberté. Après lui, sa patrie resta livrée aux factions d'où sortit la tyrannie de Machanidas. Philopœmen l'abattit. Mais Sparte malgré son abaissement était trop fière de sa vieille gloire pour consentir à aller se perdre dans la ligue achéenne. A Machanidas succéda Nabis2, et les Spartiates restèrent les alliés des Étoliens.
Faut- il parler des petits peuples? Égine a disparu de la scène politique'; Mégare n'est qu'une annexe obscure de la ligue béotienne ou achéenne; les Éléens, comme Messèneet une partie de l'A rcadie, dépendent des Étoliens. La faiblesse de la Phocide atteste encore après quatre générations écoulées l'effet terrible des colères sacrées ; l'Eubée, la Thessalie sont sans force*, la Crète livrée aux désordres et à toutes les mauvaises passions : on disait crêtiser pour mentir6.
1. Les passages suivants prouvent cette dépendance des Achéens à l'égard de la Macédoine : Plut., in Arat., c. 45 : 'E^Ttçiiav-ro ôè d).).<j> jxtP) ypàçeiv paaO.eî jxriSà TrpeaêcOetv rcpo; ct).Xov ixovxo; 'AvTiyôvov. Tpéçeiv lï xai 111560fioxeîv TjvaYxàÇovTo toù; MaxeSdva;. Voy. aussi les c. 5., 52, et Polybe, IV, 67 : rpâ(*[xaTa Ttpo; xôv oTparnifôv xtôv Xxaiùv xai npo; tôt; îtôXei; èiaizéatzX- Xev.... îtÔTt xal itoù ôe^<xn avivavxâv rcâvxa; èv xoî; ônXotç. Cf. aussi la conduite de Philippe à Argos, X, 1 à 5.-2. Voy. dans Polybe, XIV, fr. 9, et XVI, 6, le tableau de la tyrannie de Nabis. — 3. Cependant elle résista à Publius, qui en fit vendre tous les habitants. Pulyb., IX, fr. 23. — 4. Annibal disait de la Béotie, de l'Eubée et de la Thessalie : Mis nullx sux vires sunt. Tite-Live. — 5. Voy. Polybe, passim. Philippe avait eu un instant le titre illusoire de cher suprême de la Crète, ibid. La Crète, dit-il, est le seul pays au monde où le gain de quelque nature qu'il soit passe pour honnête et légitime.... Si vous regardez aux particuliers, il y a peu d'hommes plus fourbes; si vous regardez à l'État, il n'en est point où Ton conçoive des desseins plus injustes. VI, 9. Cf. Diod., Fr. ap. Exc. Vat., II, 119.
Même avec des mœurs meilleures et du patriotisme les Grecs ne se fussent pas encore sauvés ; et la paix et l'union eussent régné du cap Ténare au mont Orbélos, que Rome n'en eût pas moins, avec un peu plus de temps et d'efforts, mis la Grèce à ses pieds.
Aux confins de l'Europe et de l'Asie, il y avait de l'activité et de la richesse dans les cités marchandes échelonnées sur les rivages de la Propontide, le long des côtes de l'Asie Mineure et dans les îles de la mer Égée. Byzance, la reine du Bosphore, Cyzique et surtout Rhodes avaient même établi avec Smyrne, Abydos, Chios, Mitylène et Halicarnasse une sorte de hanse ou ligue pour leur mutuelle défense. Mais on n'y trouvait nulle force sérieuse : Rome aura facilement raison de ces villes, en y laissant ce qui est leur suprême ambition, le commerce avec ses profits, la liberté municipale avec ses agitations.
En s'appuyant de l'autorité de Montesquieu, on s'est étrangement mépris sur les forces de la Grèce à cette époque; on a pris au sérieux les craintes de Rome; dans les ménagements politiques du sénat, on a vu la preuve de la puissance de la Grèce et l'on compte ses guerriers par centaines de mille. Illusion d'optique produite par les grands noms de la vieille histoire : de loin, vaisseaux de haut bord, de près, bâtons flottants! Athènes ne peut arrêter les courses des pirates de Chalcis, ni celles de la garnison de Corinthe. En l'année 200, quelques bandes d'Acarnaniens mettent impunément l'Attique à feu et à sang, et 2000 Macédoniens tiennent la ville assiégée1. Quand Philippe ravage la Laconie jusque sous les murs de Sparte, Lycurgue n'a que 2000 hommes à lui opposer. Philippe lui-même entre en campagne avec 5700 soldats en 219, et avec 7200 l'an d'après. Le contingent d'Argos et de Mégalopolis est de 550 hommes, et toute la confédération achéenne ne peut mettre sur pied durant la guerre des deux ligues, la plus vive de cette époque, que 3500 hom-