‹ Histoire des Romains depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin du règne des Antonins (volume 3)Chapitre 24 sur 45 · Momms., 7 Heîv., 18, 168, 249. — 2. /d. 245, en · texte numérisé non relu

Momms., 7 Heîv., 18, 168, 249. — 2. /d. 245, en

gnes suivants. Yespasien, habile à choisir les hommésy ce qui est la qualité royale par excellence, savait aussi provoquer le dévouement en honorant le mérite. Un jour, il fit en plein sénat un brillant éloge de cet habile gouverneur de la Mœsie dont nous avons déjà parlé, et il permit que ses paroles fussent gravées sur un marbre que nous avons encore, avec l'énumération de tous les services que Plautius avait rendus à TÉtat*.

Vespasien touchait au terme de sa laborieuse carrière. Il ayait soixante-neuf ans et se trouvait dans sa petite maison du territoire de Reate, quand il reconnut les approches de la mort: « Je sens que je deviens dieu, » dit-il à ceux qui l'entouraient, se riant d'avance de son apothéose. Il n'avait pas plus de respect, à ce moment du moins, pour les présages. On lui parlait de Tapparition d'une comète comme d'un augure infaillible : « Cela regarde, dit-il, le roi des Parthes qui est chevelu, et non pas moi qui suis chauve *; » paroles d*un superstitieux qui finit en incrédule. Jusqu'au dernier moment, des pensées viriles l'occupèrent; il reçut les députations, donna les ordres, pourvut à toutes les' affaires, et une défaillance survenant: « Un empereur, ditil, doit mourir debout. » Il voulut se lever et expira dans ce suprême effort (23 juin 79).

Le premier empereur plébéien n'a pas eu d'historien, mais deux mots de son biographe suffisent pour sa renommée : Rempublicam stabilivit et ornavit : « par lui l'État fut affermi et glorifié. » Pline dit aussi : « La grandeur et la majesté ne produisirent en lui d'autre effet que de rendre la puissance de faire le bien égale au désir qu'il en avait. » Ajoutons que ce soldat fait empereur par les légions fut plus sage que Trajan qu'on vantera davantage : il ne demanda rien à la guerre; tout à la paix ^

1. Orell., 750. — 2. Dio., LXVI, 17. — 3. Il doit cependant y avoir eu le long des frontières quelques petits combats à la suite desquels Vespasien fut plusieurs fois salué empereur, car une inscription de Tannée 76 marque sa cÛx-septième salutation impériale : ÎMP. XVII. Ad OrelL, n" 744>

196 l'empire romain DE TIBÈRE À NERVA (14-96).

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