DOMINATION DES PEUPLES DE LA STEPPE
n'avaient plus cependant la force dont avaient disposé tour à tour les confédérations barbares des Scythes, des Sarmates. des Huiw et des Avares. Ils ne formaient plus que ûf petites tMindes qui avaient séjourne longtemps à proximité du territoire de la Rome orientale et s'étaient déjà mêlés, peut-être, à dee ^mentft ethniques étrangers, surtout slaves. AbandomuMit la steppe primitive, les Bulgares, dont le nom parait signifier les '< nobles . les « élus » (1), vinrent, sotis Asporouk, occuper le Houdschak, sans oser se risquer au delà du cercle montagix-ux des (^arpaihes. A la première occasion favorable ivers (»7()), ils franchirent le Danube et envahirent la Sc\ihie .Mineure, laissant de côté ies II, . ' I ".-5
rent, sous le règne de Kbagan Croum, par des voies s;ii les murs même de la Capitale ro-
ui, i I i. Leurs nouveaux sujets étaient Sla-
ves; Us leur imposèrent leur langue el ainsi ils abonda ' Il à peu leurs anciennes coutumes: la rt'i resta, jusque sous le règne de Boris- Michel, au ix' siède, plutôt comme un re^rte de l'ancien cérémonial de la Cour et de l'ancienne légitimation de la dynastie. Puis vinrent d'autres barbares, soudoyés par ies Impériaux: lea Magjrars, mâtinés de sang finnois, quittèrent la Bessarabie méridionale i>out dt^scendre daas la Pannonie. désertant pour toujours leurs anciens ({uartiers. qui avaient été ravagés par un nouveau concurrent turc, les Petschénègues, venus de Sarkel dans la steppe. Dans cette Pannonie, qu'ils ar; it aux Moraves, héritiers des duos francs, ïLs , — ..: garder leur langue, mais non la pureté de leur race, leurs coutumes et leor religion.
(1) De m^mr que Ir terme de boiars (en grrr «tt le safQxe du pluriel dans les langue* ouraio-.
42 iiisToihi: oi-s iioimaix^
Au heu de l'ancienne unité !uryUi&qtic formée par Im grands rois de la bavte aiiÉèmiilé et de l'enipire bon d'AttilB oa de «es racceascort avares, il y eu! donc trob fondaitom acylUqiie»: ortte des Bulgares, apuv(>e au coauneoecment eur la Scythie Mineure, t- des Magyars, sor le Danube moyen, et (>vUe des Petschénègves. Ces derniers seuls restèrent complciement éaolés dans leurs camps au milieu dn désert et <le la atcppe: ce fut aussi le sort des GHimans de même sang, qui leur sofeeédèreot an xf «itole. lorsque Byzance eut écrasé las bandes qui avaient pénétré profondément sur son territotix'. Deux cents ans plus tard vint le tour des Tatars.
11 résulta de tout cela que les Slaves de la Mésie.
tout en gardant leur langue, perdirent pour toujooni
leur indépendance politique, que leurs frères panno-
niens disparurent sous l'aftlux violent des Magyars,
mais que les Roumains, n'ayant pas de maîtres cfant
• rent à ce sort, à l'excqitton des éléments
;- . a\>ant donné même des rois II 4a Bulgarie
naissante, un Sal)inus et un Paganus, finirent par se
milieu slave dominé par la classe