CHAPITRE MU
Caractère de la civilisation roumaine au x/' siède
La CJVIMSATIOM ROUMAIHB AU XV* ET AL' XVI* SIÈCLES.
- Le» pobufs pouTiQi es. — AU U^le de la vie politi- ,.ir. ...» I,. ,.r/,.,-.. iout co ajoutant à son nom propre le ■ ode (dérivé du slave Voda), il reste j>oui les ^u-iiN un d(uun. 11 a gardé en grande partie l'ancien caractère populaire de son autorité. S'il a une -ité où il réside d'ordinaire: T&rgoviste, puis Bucair la Valachie. Suceava puis Jassy, pour la .. ■:, il traverse chaque année, surtout pendant :.> priotemps et l'été, tout le pays, s'arrétant de place l'iacc |»our ^' " ice
plaignants, i; au-
tres moyens que ceux d'une éloquence naturelle. Parti a son ■ ■ T*' '.'-Grand, à lui en Lu ar commémorer set victoires), et. dans son voisinage immédiat, un !Uodcsle palais de pierre. Le Fi '^ : lUS t^ista, en I.'>89, à une scène dr l>areille il celle qui se rattache au souvenir de saint Lottis: '- Hcade «. le bon j- • ' • ;: fut V.. r • abeille-ri . » t chroni<)ue. écoule d'une oreiite attentive et bten-
» iiLinte les doléanrt" ■•■ •' ■■ tout en s'age-
mjuilLuit de\aul S;i sa, car le titre
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impérial s'est conservé — ses sujets le tutoient comme ils le font pour le bon Dieu lui-même dans leurs priéres. Chaque jour, fi dvs heures flxéen par la coutume, le matin et l'aprcs-midi, les procès sont ainsi sommairement jugés par le chef do pays, qui est surtout le chef des paysans, ses meilleurs collab' mili-
taires, où se recrute aussi la classe, sou ^ luuvée
par les guerres, des boîars. L'àme paysanne revit aussi dans les lettres où Pierre Rares, avec des accents d'une passion sauvage, menace les rebelles saxons d'être tués et écartelés, s'ils refusent de se soumettre. Cette <> Nfajesté » populaire a cependant le droit de confirmer tout changement de propriété; tout droit dérive de lui; il fait des donations; il confisque les terres des traîtres; tout contrat, pour être valable, doit être soumis à sa ratification; le droit de vie et de mort lui appartient, et il en use largement, sans que jamais le suzerain turc soit intervenu pour reviser ses sentences aussitôt exécutées. Il n'y a jamais eu d'autres monnaies que ses « aspres », ses <• gros » d'argent et ses sous de cuivre; les revenus des douanes, des salines, les impôts payés par les étrangers lui appartiennent en propre: ils sont versés dans sa « Chambre », alors que la Vestiarie ou Trésor de l'Etat, a d'autres sources. Son intervention directe est nécessaire pour tout acte de la vie publique, qu'il résume, pour ainsi dire, dans sa personne. C'est bien 1' « autocrate • . qui prend avec orgueil ce litre byzantin dès les premiers actes émanés de sa clumcellerie, organisée selon les normes de Byzance. Lorsqu'il élève un monastère, une église, le peintre reproduira sur les murs traits et ceux des membres de sa famille dans le unie des Césars, qu'avait porté Constantin-le- Grand, patron de la religion officielle, et les tètes aux longues ^ ' ■ ■ '.s de I;> ne
royale. L< : u i ] |w s est touj rit
LA CtVIUSATION ROUMAINE AU Xf SitCLE 149
en lettres de pourpre au bas des diplômes. Lors de la nomination d'un Voévode à Constantinople. il jette à un ' qui n'est pas le sien, la monnaie dont
étai digues à cette occasion les basileis, ot les
cérémonies ont un caractère absolument impérial.
C'est du reste en Empereurs qu'ils sont invoqués pur tous les moines de l'Orient, qui attendent leur pitance de la libéralité roumaine. Ce rôle leur est attribué aussi par les chronographes slavons des Balcans. qui. après avoir établi la série des < autocrates >• appartenant aux « quatre monarchies ». racontent esexploit.s accomplis par les princes danubiens, de vrais Tzars à la suite des Asénides et de Douchane.
Ils en sont fiers, les Voévodes de Valachic et de Moldave, et ils ne négligent rien pour entretenir cette opinion et maintenir ce prestige. Leur Cour est ouverte à tous le*; s des Balcans: on vit dans leur suite, après le ^ : . lant bulgare Alexandre, les derniers des Brancovitsch et les héritiers errants de l'H- I.a visite des w ' ' ' «nts, dev reux de la chrct tout celle des Patriarches de Constantinople en quête d'aumônes étaient comme l'accomplissement d'un devoir su| s'agit de réparer les couvents du Mont Athos. d'y élever des fortifications. d*y ajouter des tours, lî u vêler les icônes couverte» d'argent, s'il faut d contre l'avidité turque les Météores que sont les monastères suspendus de la The "'-^ - ■ ^^rusalem a l>esoln d'un secours, ces succes^ .. lies des empereurs « pieux et aimant le Christ » seront toujours prêts à sacrifier leurs trésors. Dans sa détresse suprême, k la fin du xvi* siècle. l'Œcuménique se réfugia dans U maison même des agents sa Constantinople.