CHAPITRE IX
Développement de la civilisation roumaine
aux xvi^ et xvir siècles;
ses conséquences politiques
hi't»iM.h Uï. Mn.iii.«.-i.i,-i>nA> I . -— I^f> i>olar^ moldaves n'avaient ni provoqué, ni soutenu le mouvement révolutionnaire dirigé par Jean-le-Terrible contre l'oppression, surtout l'oppression fiscale des Turc-s; au contraire, ayant été dépouillés par ce prince à court d'argent, ils avaient passé à l'ennemi, déshonorant leur classe par cet acte de trahison: ils entouraient beaucoup plus volontiers le trône paisible du bon prince boiteux Pierre. Mais, déjà, dans l'intervention valaqui*
(1) VoT. aussi notre Mémoire sur les > Livres représeotatifs •. dans le Bulletin de la Section historique de l'Académie Roumaine. auQ^e 1915.
LA aVIUSATIOS nOCMAIXE (XVI*-XVII* SIÈCLES) lOÔ
contre Jean, qu'il s'agissait de remplacer par le frère du prince d V '• ,il py voir
la ferveur gu ^ i • (|ui s'était
formé tout récemment par le développement de la société r ic. Les <T ; ' 'res Gol« * i et
Albu. Il is pour 1 re que 1 ui-
méme, incîJi»:«ble d'empêcher l'établissement éptiémère
dans sa Capitale d'un rr ■■ •• nt, Vintila: de
vrais chevaliers, ils cou it pour le «i , et
Albu périt en sauvant la vie de son souverain: son tombeau, dans le monastère de Vieros, le représente en guerrier, à cheval, le bonnet de combat sur la tête, de oiême qu'un autre bas-relief, à Stanesti. de l'autre coté de l'Oit, représentera, au commencement du siècle suivant, un des Buzesti, Stroe, livrant un com- ' *' tatar. (|ui. tombant sous ses
. . , , -T les flèches de son carquois.
La nouvelle génération de ces boîars, devenus les
du terri t du pouvoir, mettra donc au
(le son il les forces entières du pays,
désirant, sinon la guerre en elle-même, au moins des
' ' ' lier, d'ari ' • gloire qui
. j . s (îestcN N e-Je-Orand.
(In le vit bien, pour la Valachie, par la révolte, les vie-
♦ - 'es con«|ii* ' V ' ' ' •' i.our la
•'. par 4. ise, fé-
comie en luttes intérieures, en combats pour le trône,
ini forme l'histoire de la dynastie, si rapidement tra-
^Kjiie, des Movila.
Le fils du « bon > Petrascu, un des rares princes v:il.<ques auquel il fut donné de mourir dans la pos-
-ion du pouvoir, ne ressemblait guère à son père, ut conduisit lui-même des armées et entra
, .;ir la cause de la reine Isabelle, dans cette
Transylvanie oit. tout dernièrement, on a trouvé la matrice de bronxe de son sceau. Cependant Michel
IM iiisToiiii: Dr„s i((iUMAl>.s
se montra coin-ili.uit .ms \i»:\.Hi''s <|u cédé ù son père: il put {irciulii- (iim^ 1< m (m place importante, arrix-ant jusqu'à la dignité de Ban. la promière après le trôno et qui don: . soufenliMité «• sous-ordre dans rOItei le-Mauvais, usurpateur d'origine moldave, Tayant poimaivi coBiine adv* i>eraonnel. conune pré-
tendant, il se réfugia i «ntinople. On a vu à lu
suite de quelle humiliation le réfugié parvint à gagner Théritage de son père, en septembre 1Ô94.
La chronitjue des boiars, de ees riches frères Buzesti« attribue le mérite de la révolte qui délivra pour qvwlques années la principauté de Vularhie du jou^ accaèiant des Turcs, à la nouveile classe de la chevalerie roumaine. Ce sont eux qui se réunissent, qui prennent la résolution d'entreprendre i'oeuvre glorieuse et difficile; il ne reste i>tus au prince qu'à l'aj»prouver. lyailleurs. Michel lui-même, qui avait commencé par être un des membres de cette aristocratie guerrière, sentait comme eux: seulement, il devait prendre les devants, parce que le sort avait fait de lui vraiment un prince.
La révolte éclata; les créanciers turcs furent massacrés: on canonna la maison où ils s'étaient réfugiés. La Malda\'ie d'Aaron. réduite aux abois, avait déjà pris sa décision, et le César allemand Rodolphe venait de conclure avec c< u-ipauté une convention qui
la faisait entrer scn autorité comme memlMre de
l'Empire. Enfin, dans îles ambitions dn prince de Transylvanie, qui voulait être roi de la croisade sur le Danube, on voiyait un appui, et l'Europe occidentale, incitée par je Pape GMmeat viii a^«iit partout en Orient des émissaires.
Les forteresses du Danabe brûlèrent: les troupes turques réunies pour punir le rebelle vaAa^e amenèrent un prétendant qu'elles espéraient pouvoir fa-
LA CIVIUSATIOX nOUMAIXB (XTT-XTir SIÈCLES) 107
ctlement établir, ainsi que Pierre avait Mi établi sur les ruines du trône de Jean*le-TerriMe. Mais, sur le f • \>méines, pai« les Tatars
cil /les plaines de la Hongrie
envahie pour achever la déroute de ce nouvel ennemi, furent vjii Michel, qti
leur jeune essor, prenaient par les chemins couverts de nei|{e la route d'Andrinople. Braila fut incendiée; les Cosaques soudojrés par Aaron étaienC de nouveau apparus devant Bender; ismail. noovelle création turque et la plus puissante des places fortes du Danube inférieur, succomba quelques mois pins tard: on y retrouva les anciens canons hongrois du xv* siècle, portant le corbeau valaque avec les armes des Hunyady.
Nous a% lé plu5 haut du traité conclu par les
délégués il. ......cl et d'Etienne Razvan. qui. à l'aide
de la garde tranayti^nine, avait renversé son maître Aaron. pour s'assurer le secours du fier Magyar. C'était pour le pays. > réuni -* à la Transylvanie, ane profonde déchéance, mais pour les boîars un succès: l'autorité du i t en même temps que la
liberté de» pa\ .-te gnerrière restait nial-
S6e du pays et de ses destinées. Elle existait seule, pour la domination à l'intérieur et pour les grandes aventures au Ma des frontières.
Le Vizir Siaan, la phis hante personnification de 1 orgueil otteoum et de la vaillance albanaftie» était ae> cxmrm, en tllet, pour en finir avec l'indépendbuice de *s provinces, toujours incertaines, quH s'aghuait de transformer en simples padiallks de l'Cmpirr. R fut vaincu à Catagareet daas les aMrais du Neajiov. le 23 août 159.'), par la nobleste vainque, qae soutcnaK un corps auxiliaire transylvain et la dnrc résistance 4es Cosaque» mercenaires: Michel lui-même avait
IGS histoihb dis not-UAiNi
fait, en pénétrant, la hache à la main, dans les rangs ennemis, son devoir de bon chevalier chrétien.
Cette victoire n'empêcha pas cependant l'avance des Turcs; ils occupèrent Bucarest, dont les églises .(\;iient été mises en flammes par les n\\ '>n-
^VLHS de Michel, et Tùrgoviste, rancienu , du
pays, où fut installé le nouveau commandant impéri;il de la Valachie, avec ses begs, Ir^ " " se l;iis;uit attribuer les districts qu'ils de\.i lis-
trer. Les Tatars se répandirent en pillant dans les villiii^cs de la plaine. Des mesures furent pi' our
lortifler la résidence du Pacha; à Hucaresl .le
monastère du prince Alexandre Mircea, nommé ensuite d'après le nom de son petit-flls, Radu Mihnea, qui le releva de ses ruines, devint la •< palanka >, la forteresse du Vizir conquérant.
Michel se trouvait dans la montagne, comme jadis Etienne-le-Grand après la journée de Valea-Albj; il y trouva cependant les auxiliaires chrétiens qu'avait cherchés vainement son précurseur moldave: Sigismond Bâthory vint en Valachie, non pas en allié, mais bien en maître, et le contingent féodal du Mo!<lave Razvan se joignit aux fantassins saxons, à la cavalerie magyare et aux croisés de Toscane que venait d'envoyer un autre promoteur de la guerre sainte, le Grand-Duc de Florence. Les jours de Nicopolis, des grandes chevauchées chrétiennes parurent revenir lorsque les Turcs furent chassés des deux plus grands centres du pays, pour être rejetés ensuite, après un combat acharné, à Giurgiu, au-delà du Danube rougi de sang. Encore une fois, Michel avait payé de sa personne, jouant avec un mépris supérieur de la mort le grand rôle légendaire que lui imposait l'état d'esprit de son époque.
Peu de temps après, les Polonais intervinrent en Moldavie: le grand promoteur de l'expansion, le chan-
LA aVIUSATlOX ROUMAINE (X^T-XYII* SIÈCUIS» 169
celier Jean Zamovski, entra dans le pays, sous le prête • ' ' • "■ ' • v* : ^ -- -• '0
sur les Turcs les ports d'Etienne-te-Grand. Sigismond fut battu r ^ ' ' *" ■■ -emportèrent sur les Allemands lu ^. dans la plaine de Pannonie. En lb^6, i n héritage à l'Empereur, qui y envoya ses coin -s, en attendant l'arrivée du futur prince, l'u. Maximilien. ancien roi élu de la Pologne; Michei prêta, au mois de juin, entre leurs mains, dans le couvent de Dealu, où reposaient les restes de <^on père, le serment de fidélité à son nouveau suzerain Rodolphe II. Trois ans plus tard, des •mis fidèles allèrent enfouir furtivement à la même place sa tête, tranchée dans un camp de Transylvari' ts de l'Empereur.
ste, le rejeton dégénéré des BAthory
vint de son abri silésien pour reprendre les rênes du |)'>uv/)ir, et an i ses anciennes rela-
liorib avec les Tu , 1 eut étourdiment ab-
diqué, son jeune cousin André, cardinal et évèque p<, ,1 ■ céda, ne fit >\ rsévérer dans
(■• ippui dévoui iice établi par
Zamoyski en Moldavie pour y représenter la politique polonaise que l'antagonisme fatal contre l'envahissement des Habsbourg avait déjà engagée dan»
>rnière de l'alliance turque.
Il ne fa!' ' ' penser aux souvenirs byzan>
tins qui lés, non seulement dans la
pensée de .Mirhrl et de ses paladins, mais aussi dans
.. 1 ' iiien» des Ralcans: Serbes du Banat, qui
< roi chrétien: Bulgares dont les évèques
de n- ^i !;i :; -valent des lettres d'implo-
-■• ..u .wvvoiii. Ai- .as agités par le pressenti-
d'un nouveau S in t -beg: Grecs même, qui at-
ndaient du grand Michel le Valaque la délivrance
170 HISTOIRE nP.S ROUMAIN!^
d'un \ iiii s> iil il ne |i<'U\ .lit tr
une n 1^ icilo, Ajtrrs *h' l»r»-\».*s w^'^ ■us
sur le Danube, il dot s'indiner devant la fatalité et recevoir l <lu Sultnn ' «4.
sents, Vf M ropnsor un .«-
Me à ses intérêts
*' ' ' aurait )i i ' 'l
r< Il dans «lis fi-
nes relations qui avaient tout de même assuré û la pr" nté presque un siède de tranqui" ' ^Viis le»
c< is de la Transylvanie devaient à de
nouvelles entreprises, non plus l'ambition politique de princes tels qu'Etienne ou Pierre Rares, mais la soif d'exploits brillants, d'aventures sans cesse renouvelées de ces guerriers par tempérament et par éducation que Michel était digne de conduire sur les sentiers dangereux d'un plus grand avenir.
Ayant reçu aussi des incitations formelles de la part des Impériaux, auxquels la Transylvanie, avec toutes ses perspectives de domination danubienne et d'influence dans les Balcans. venait d'échapper de nouveau, il attaqua, sans attendre le concours du général impérial de la Hongrie Supérieure, le rancunier Albanais (ieorges Hasta, ce ( . dont il avait été
contraint de reconnaître la ........ ...iieté, aussi inutile
qu'humiliante. Ayant franchi les Carpathes par le défilé de Buzau, il longea la frontière jusqu' v,
qui se soumit volontiers, pour se réunir en . -c
les armées de l'Olténie presque sous les murs de Sibiiu. Une seule bataille, à Selimber ; ' ]^
28 octobre 1599, décida du sort d .\ . ut
abandonné ses capitaines eux-mêmes, avec ie commamlant suprême des a: le la province, Gaspar
Kornis, noble d'origine i nr. Le prince vaincu
fut tué dans la montagne par les pâtres scekler qui haïssaient les BAthor}* parce que ces maîtres avaient
LA aVlUSATtON imUHAIXB (XVI*-XY1I* SIÈCLES) 171
détruit ie* privilèges de leur nation: Michel fit enterrer honorai i r 4es restes du raréinal dam le «Miuolée
de fain.:.. ... Fehèr\'âr et, déplorant la B|ort de oe « pauvre prêtre », iJ prit, pour raccompagner k saderni^rr demeure, le derge dans la main ^ni était accontaméc u donner de ri rudes coups d''épée.
Devait-il se résigner à realer senieBMiit le • conseiller impérial, le repréaoïtnBt «a Tmmyhmnî mandant f^énéral dat eoartéa extériemra . l'auraient désiré les Saxons, 4|ai hii avaient prêté l'homma|;e. ii lui et .'> ' -
il oontinoer à
chefs de la noblesse mag>-are qn^il réunît dans son Conseil à la pet «lu WMvei évèqne callralique Nn-
pré|^? Devait-. . éparer aêiBe à évacuer la |'<ivince contre nne récompense qnelconque, ainsi que l'auraient voulu les courtisans de l'Empereur, pleins de jalousie et de mépris k l'égaid du « V'alaqne »? Devait-il continuer il ignorer l'existence de cette nation roumaine <f- '*'—' — i- -^-:- -,-] avait le même sang que lui et qiii. • révoltée contre ies no-
bles, :>; lent une prodiaine et pleine
adniini»ii.iM.>i: -♦- — compatriote? Tel fut
le ^anft '>t tr;> liôt' jusqu'au Ixiut
l'Ame < ml.
Le<( I ..- .urmaient la grande majorité des lui-
bitantH ihi t.ivs. Dans les derniers t«nq>s, le développement n les fondations épiscopales daes aa princes de \.. ...... . .c et de Valachie avait amené mi progrès
nipide. I^s efTorts faits pour imposer dm évèqnes surintendant ^. diefs dea ■ dgUsea valaqaes •, qni se cachaient dans qœlqae modeste résidence de ▼filage, menant l'existence mesquine des autres « pastem's » i'onpenpledwit le prindpai trait itaœ attadMment à 1* • aneimme loi . .inx - anciennes coutumes ». Les princes firent
172 iiiMoiiu II I I •■ \
%'enir leurs évOqucs calvinistes dans la Capitale même de la proxince. k rehérvar, où iN avaient leur maisonnette, leur petit jardin vl une église de bois }>our le nombre restreint de leurs fidMes. Mais tout cela n'intluenvait guère les masses. De ces tentatives il ne resta qu'un avantage pour la vie spirituelle de ce peuple dont il s'agissait seulement de modifler la dur< àme revcclie pour le faire entrer ensuite d'autant plu;^ facilement dans la communauté nationale des Magyars: la religion réformée exigeait l'emplei de la langue vulgaire dans le service divin: des prescriptions réitérées et soutenues par tous les moyens du pouvoir avaient donc imposé aux prêtres qu'on traînait dans des espèces de conciles populaires, l'usage des livres roumains à la place de ceux de l'époque slavonc qu'on ne comprenait plus. On traduisit même du i avec le concours d'un noble de cette nation. Forro, une Explication des Evangiles.
P cette phase du •
l'Ei 11 imposé aussi l'unitt ;,
mains; ils s'étaient jusqu'alors disputé difTérents sièges épi^ , la coni étant « celui ili; à Vad, < , nit du >< dave de Suceava, et entre celui du Sud, à Cîioagiu, à Pri ' lii avait toutes ses relations avec * '^ chii . \ AÏ valaque de Tàrgovistc. On sM.m à avoir, dans la Capitale même du pays, un seul chef religieux, un « Métropolite » local ; et lors in " Ihodoxie put rentrer, sinon dans ses droits . , de l'époque où les princes faisaient sacrer des prélats du rite oriental au-delà des Carpatlies et jusqu'à I: ' milieu des Serbes, au moins dans sa liberté <i le Métropolite, un Gennadius, qui administrait le diocèse transylvain vers 1580. reprit ses relation^ ? Valachie, où il s'était fait sacrer, après la noi.i par son maître étranger. Au moment où les calvinistes
lA C1VIUSAT10X ROt'MAIXE (XVI'-XVir SliCLES) 173
<iu Banat, nobles de veille race, faisaient entreprendre une traduction de l'Ancien 'I nt, qui fut i:
mce à Orastic, une nouvelle 1 on des Evaii
busée sur le texte grec de \ lacté, para;
ices de ce Gennadiu- l'stadl
... : — vque les prélats vaL-^j^. . a. .....cat en
ransylvanie. en 1595. pour conclure le traité dont il a t s con-
sc. - , h.^ ..-.. :- ;uc et
élève Adèle des Jésuites, la reconnaissance solennelle d- { que toutes les « églises valai]'
'1 - anie dépendissent du Siège de TàrgoN i
Michel rencontrait donc au-delà des montagnes, non |, • • • • ' ,.,
qi. ,■ i-
i<{ues, mais bien une majorité de population indigène, t ut les traditions d'une très an-
r; ayant à sa tt^le un seul « ti.v et poli-
que, celui auquel il venait tout récemment de faire le (jon d'unt ' ' c en pierres, en face du château
princier d .
Il soutint de toute sa sympathie active cet archevélé qui fut considi^ré désormais comme sa fondation. intrciduisit jusque dans le lointain Marmoros un erc de Valachie, le nouvel évéque de Munkàcs, S qui avait été auparavant le supérieur du vieux coi d^ Tismana. A V:m1. on rencontre pendant son .i stration Tévéque roumain, originaire de Tranle, Jean Cernea. Les prêtres roumains furent e\ '^ d(* In dlnie. Tne nuée de moines valaques en •H transylvains. Pendant que cette org.i ■••!V'' de l'élément roumain dans la pro,.... ressait. Michel employa, ainsi que ses oflicier 3. le i Miiiin. qui apparaît déjà dans le iions des ik''''^"'* pour tous les actes qui n'a\.^.v.. 1 caractère solennel: sous la forme latine tra*l
IH\ i ' M ! ,1 IMS IMH MAINH
nclïv des chartes de donation, il Menait <le %a belle écriture èlaAcée« nux trait» énergiques coniuie des cou|)h d'épécw es roumain et en lettre cyrilliqui'H : lo Mihail Vt>evod, « Jean Mirliei le Voôvode ».
Avec sa {Mvlique byzantine et son intelligence naturelle, avec la floesae de sa race princière. il était trop liigent pour essayer d'abandonner d'eiublée les .o4.Iusnc8 d'un pays <[U*avaient domiov juMju'ulors les Magyars et les Saxons. Tout en s'attachaiit les Szekler par le renauveUenieiit de leurs [ s et en se pré-
sentant aMx Saxons comme le mv.i... J'un souverain de leur race, tout en distribuant enfin largement ses faveurs à l'arUtocratie indigène, il tint à < r cette vie pditiqiiede la Transylvanie qui ne K . .r^^. aait pas moins cemine un envahisseur terriblement incommode.
Au commencement de Tannée 1600. la Cour de Prague, lente et soupçonneuse, attendant des événements s en étal d'il i-re
V, , , i;-, par un SI il I.' ■• n,
des conditions qu'il s'empressa d'acrepter, car il
ir été r< maître
il, de sa ' . r\ dési-
rait aussi avoir les forteresses du Marmoros, le Banat, . ' ' orthodoxes d'ori-
■ r pays jusqu'à la Theiss. Mais les ^ ires à l'entretien d'une
lu, cl d'"' • ■ ' ' ' ui- • ur une ..Me
1.(1 s t:i iMond. réfugié en Pologne, et ses partisans. les i. ' Transylvanie.
Le . iations avec les Impériaux continuèrent,
dilatoires, interminables, marquées, du côté de la Cour, par un > ■ • - /vident de mauvaise foi. Il fallait " nourri paroles », berner de complinx nts
et de vaines prc: ce Valaque qu'on aurait voulu
UK CrVIUSATION KOVMAINC (XVI'-JtVir SIt' : s' 175
chasser sans reiardL si sa main de fer a'avail pas été la seule garanbe de la csay^lf qu'il venait de faire. Des comaiiasaires impériamx, «a vieax soldat ioyaU Michel Szekély, H ua dipkaMAe slave, hahile à maaier les Toits et leurs clieais. Oavki Vnginmà, furent chargés de st' présenter à Michel, en qualilé de •« ooaimissairas o, poar ol»server tontes ses actioas, pour rapporter tantes les parolrs qui pou\-ateat échapper à son tempérafluent fougueux, pour • lemporiser • en «e qui coooerne la résolution définitive: |»lus tard, de pleins 7 -î" "-rs pour •• t*onclare • fisreiit donnés A un envoyé dinaire. le docteur Pnnifti. <pii, lai aussi, avait r<iii[> 1 les fonctions d'aantMistadeur à Constanliaople. Avant l'arrivée de cet émissaire, ai iaipatieasflMat attendu. Michel, qui avait présidé déjà, en saoveraio. deax diètes Irai té. pour ne pas être
surpris par ses v iuldavie qu'il sentait
prête à l'atlaquer. Jérémie. faihie soldat ne put lui opposer aHOttne résistaMee se r (^. d'un caractère aiiélan((é, du Voévuu. — . Jassy. k Su-
cea^'a. chassant le client des Polonais, qui s'enferma <le Holin. Un Conseil de boiars fut
: „ ^ . lier la nouvelle conquête, en attea-
dant rarri\'ce du (ils de Pierre>le-Boiteux. Ktienne, qui
laH le Tyrol. pour en faire, comme
inique de Michel, un Voévode mol-
dave. Un concile présidé par l'archevêque de Bulgarie.
Rhallis. donna de nooTeanx chefs à
• lavie.
Se rendant compte des daagers qmï le rocnaçaicBl,
Miciiei n Transylvanie, ou grondait ua sonrd
nuconit )t. Il consentit à sacrifier au dernier en-
voyé de riûnpereur, de son Empereur, une grande