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176 IIIITOIRE Dr* »"^' "M>f»
verncnient viager de la Transylvanie et quelques distinctions exceptionnelles, comme la Toison d'Or, dont on avait orné le cou débile de Sigismond Hâthory. La chancellerie de Prague, parlant au nom de Rodolphe II. consentit, presque dédaigneusement, à lui faire cette grâce, dont on excluait cependant les comtés exté* rieurs, <■ bien qu'on eût préféré, pour éviter les désavantages qui pouvaient se présenter, que k vode. ayant restitué la Transylvanie occupée au nom de Sa Majesté, s'en retournât en Valachie pour l'administrer sous la protection de l'Empereur et y guetter toutes occasions d'avancer plus loin en Turquie avec " " 7' Sa Majesté ». On réservait même, à cause des ] ;M)ns polonaises, la question de la Moldavie. Il
était sans doute impossible d'être plus imprudent.
A ce moment, la Transylvanie, qi T ' , i .' ' vaillée sans cesse, promettant le cu de la Hongrie supérieure à toute révolte qui éclaterait, était en flammes. Michel eut des scrupules de conscience lorsqu'il s'agit de combattre une armée qui levait le drapeau à l'aigle bicéphale de son suzerain. Il agit, contre son habitude, mollement, sans intervenir de sa propre personne, et fut vaincu à Miraslau (Miriszlo), près de la Capitale, le 18 septembre 1600.
C'était bien la fin de sa domination, sinon le dernier acte de cette belle énergie guerrière. On venait de lui apprendre déjà que le chancelier Zamoyski avait repris la MoldaWe et envahi la Valachie elle-même, où il voulait introduire Siméon, frère de .lérémie. Michel essaya de sauver au moins l'héritage de ses amôtres: ayant conclu une convention par laquelle il s'engageait ii quitter le territoire de la Transylvanie, il passa les Carpathes pour trouver du côté de Buzau ces lourdes légions polonaises depuis longtemps formées par l'expérience d'Etienne Bàthory pour la guerre contre lev Turcs sur le Danube. Il dut s'enfuir, tout en livrant
LA CIVIUSATION ROVMMKB (XVl'-XVIl* SIÈCLES) 177
«ombat aux détachements de cavalerie qui le poursuivaient. Ame profondément honnête, il croyait avoir le droit de s'adresser k l'Empereur, envers lequel il n'avait commis aucun acte de trahison, pour lui demander le châtiment des officiers, qui, sans ordres, et même sans aucun prétexte, l'avaient attaqué. Il se rendit, avec quelques-uns de ses derniers fldèles, à Vienne, à Praj^ue, pour y recevoir aussitôt la nouvelle, qui dut être un baume pour son cœur meurtri, que la victoire de Basta, trompé comme un enfant par la perfidie <los :jrist()or;il«^s magyars du pays, n'avait fait que rouvrir à Sigisnioiul les portes du pouvoir.
On était cependant bien décidé, quoique cette Cour fût ' ' * ■ :<• pas souffrir c« '
ni» i les moyens pécn
dont il avait besoin pour se faire une nouvelle armée, dans laquelle les siens étaient à peine représentés, et on arriva à le convaincre que Basta, son vainqueur, pouvait devenir un sincère collaborateur et un ami. Le grand effort vengeur du Voévode gagna à l'Empereur, par la victoire de Tioraslau (Goroszlo), en juillet 1601, cette province si convoitée par toutes les ambitions. Mais, lorsqu'il s'agit de fixer les plans ultérieurs de la campagne, le général albanais s'arrangea pour entrer en conllit avec le « Valaque «; mais celui-ci ne consentait pas à se laisser arrêter comme un simple subordonné: il fut éventré par les hallebardes des Wallons de Flandre et des Hongrois d'un détachement chargé formellement de l'assassiner (18 août). On jeta sur la charogne |K>urrie d'un cheval crevé le corps de Michel, et il fallut (|u«> «1rs M):iins pieuses dérobassent à la vif;ilance des profanateurs sa belle tète énergique pour qu'elle pàt être déposée dans Téglise du serment h Dealu, où i . rappelle encore que «• son corp,
glt dans la . iirdii. sur laqurlli* !«•<» Allrîniin.ls
l'ont tué .
178 msToiiii: hks A"
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quémandant les auimmes de l'Kmperetir: me.
sa ftlle, s'étaient réfugiées dan.H le coti- /la,
au|>rè» de la vieille mère du Voévotle. M.:. -i\r-
nir resta vivant à travers les siècles. Dans la Transyl-
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grob des amis q^ piMirèrent sa franch< i
RoumaiBS CMwervèrent l'organisation religieuse qu'il
leur avait donnée ; tout an II'
développer sous son ombre.
vie. l'activité aventureuse de la chevalerie des boiars
s'était manifestée uvec un élan que la catastrophe de
Tunla no pouvait pas arrôtcr.
La LHIVAI.KHIK lu»' '\i I !• ^ 1 \ '••.' M L-
LE-BrAVE. Ceux l\r^ 1m»Ki1n \.ii.Mjll.v ,,. Lit il
riiumiliante tranquillité achetée aux Turcs par le tribut et les présents, s'empressèrent de reconnaître Radu, iils de Mihnea le Renégat et fastueux élève des écoles de Venise, diplomate avisé et grand favori de la Porte, qui eut en lui son plus fidèle auxiliaire. D'autres cependant lui préféraient Siméon Movila. soutenu aussi par les Tatars; ce Moldiive. qui aimait la guerre sans pouvoir gagner la victoire, put donc délivrer les diphV nies, qui, étant rédigés dans le désordre des camps, abandftnnent le silavon des lettrés — ainsi que cela était arrivé quelques fois sous Michel lui-même — puur introduire le style diplomatique roumain, tout nouveau. La plupart ecpendant acclamèrent l'Empereur, malgré le crime perpétré en son nom. parce qu'il paraissait leur promettre, non seulement un idéal de liberté chrétienne, mais aussi la possibilité de ces exploits dont Michel avait, par sa bravoure, ouvert la brillante série. Muudts.sunt la prudence timide du maître que voulaient imposer les Turcs, auxquels Radu était
LA CIVILISATION ROl'MAIM. IXn-X^ir SIKCl,E5; 17D
li^ aussi par ses frcres et ses sururs musaibBMH» lis accourur M-aux toujours tWpètyés ^
Radu 'Us du Voérode asttaainé.
Avec leur aide — \e^ \ gardant pour qwelque
temps la conduite du m — :t — Raihi» rccoimit
par la ()oar de Praf^ue et par les troupes ita-
liennes, walloniu's t-t allemandes de HaalMt aÊitufÊÊ. les Infidèles, comme jadis ihui IK Tepes, et le • Brave ", qui venait de périr, sur le Danutie et dans leur nid de la Dobrof^ea. Il inllif^ra sur le Teleajen, près de Valentick-Munte, une grandi* défaite au Kluui des Tatars, qui venait soutenir la cause de Siméon. Il passa ensuite en Transylvanie et bri!*a le trône magyar improvisé dn vieux capitaine szekler MoLse. qui s'était soulevé cootre les impériaux, en 1603: puis, en 1611. après une COI' Horpriae,
liai (taille 4e
Brasov, toute aussi gloriease que la première et di|pie
• is Mies î révolte ch. vétéran
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lés désormais saas eliof. tous ces
p.vw. ...v^. ^ tts, comme lo Vestiaire Fum* q«l
s'était jeté sur Moisc et l'avait traaspereé #taie bollt« comme Stroe Buaescu, ptiiews fols Msssé dmn les combats contre les paies» sfcfcostéi. ^isi« violmit !• consigne donnée par le ronmandanl Holiea de ■• pas quitter les trandiées protectrices, svaM UmàB tm Ntt
180 ii!«.T'iiiii° r>i V IWII \l\tN.S
%ur un pareni lie r • i 'u,
non sans avoir reçu la . . ...i. i ... .. .i.i u. ar;
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sumunt toute une époque: « et la vol > ns
de Tatars ne fut pas accomplie »(si nu s'a tmplinit voia Cfiinilor de Tatari).
Conimc jadis les deux frères (îolesti, ces guerriers valaques furent jetés contre la Moldavie rebelle par ordre de Radu Mihnea. esclave des volontés de ses maîtres. Ils y trouvèrent le même invincible essor vers le danger, qui. ne pouvant pas se diriger contre un ennemi étranger, se dépensa, avec une foll- ' ra-
lité. dans les tristes incidents de la guerre • 'es
femmes furent mêlées de ce côté aussi à la tragédie chevaleresque: Elisabeth, épouse de Jérémie. Marguerite, épouse de Siméon. maîtresses femmes qui poussaient à leur gré leurs maris et leurs enfants dans une rivalité criminelle. Constantin, le fils aîné de la première, chassa son cousin, le jeune Michel, mari de la fille du Vnlaque Radu Serban, qui vint mourir aux pieds de sa femme; son frêle corps fut mis à terre à côté de ce crâne de Michel qui avait contenu le génie d'une race. Il fut plus tard lui-même l'auxiliaire de Radu, qu'il reçut pendant sa retraite de 1610; mais, chassé enfin, lui aussi, par les Infidèles, il revint, avec des Polonais sous les drapeaux de ses beaux-frères; pris par un Tatar, il se noya dans les eaux du Dniester. Sa mère ignora longtemps son sort, puis elle poussa au trône ses fils cadets, Alexandre, qui était à peine un adolescent, et Rogdan. enfant en bas-i\ge. Elle combattit à la tète des armées, fut vaincue, capturée, déshonorée et traînée à Constantinopje. où un aga en fit sa femme. Elle pleura hautement devant les boiars sa suprême humiliation, et on voit encore dans le beau couvent de Sucevita. bâti par Jérémie qui y est entern*.
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cette bi-lle natte <le cheveux roux qu'elle y ' ofTrande à la place du pauvr.. <-.»rii«. nmfani' rr pourrir en terre païenne.
La Porte essaya d'apaiser cette tempête de volontés exaspérées, avides de conquêtes et de gloire, de blessures et de souflTrances jusqu'à la mort, en -— *
comme princes de fades descendants autii qu'une éducation orientale avait fait moisir dans les prisons et les lieux d'exil, des anciens princes: !'■'■• Mihnea lui-mcnie. malgré son prestige, et Alexa: fils d'un autre rencl^f^at. le Moldave Elie Rares, le fils de Radu. un autre Alexandre. le fils d'Alexandre Elie et un autre Radu. devaient leur succéder. Si un fils de Siméon, Gabriel, parut sur le trône de Valachie. il se hâta de s'enfuir en Transylvanie, où il épousa une catholique: son frère, Pierre, devint le grand Métropolite de Ki -^auva le rite oriental en Pologne et crca la civi :i moderne du peuple russe. Un ancien
Idat des guerres de Henri IV contre l'Espagne, Ltienne, fils de Tfxnsa qui ;n tipé le trône à la
mort du •< Despote . fit toin - têtes des boîars
•us les coups de son bourreau tzigane, qui s'écriait en !•(■■ : ■ ■ ■ i" . ■• - 'i!':i ■ ■ ■■ i.'s: " Sei-
gii M s la race
des chevaliers n'en fut pas détruite, et on le vit bien lorsque les nobles de l'OIténie r> ' 'le trône
vnlaque de son HIs, Léon, un vrai à la Le-
mtine Victoire.
l'n ancien soldat cLul le chef tics Ixiiars. jeunes et vieux, restés fidèles au credo de Michel qui était la gloire par les aventures sous les étendards chrétiens et co; ' 'on des Infidèles: 1'"^ " '" u de