V.i ,cr des seigneurs de < ni, du
ste. un ancien soldat de .Michel, et il employa plus tard des soldats serbes, les • séimens ». qui par leur
182 iiisToinr ncs noi'M.UNS
t . ' ■ ■ : . I m;- .Il I" ' . : " '■'.!-
i ' vH-IlN. AU' llll
ile la TransyU'anie. Ayant vaincu, malgré la présence
(1*1111 itnoNr du Sultan, le» troupes ru ' ' s du jeune !..< 111 (|u'4)ii lui avait opposé, il se , la, fort de
l'appui d'un chevalier musulman, originaire du Caucase, Abaza, pacha du Danube, à Const: "- :.1e, entouré par une députation de toutes les de la population valaque, qui le demandait pour leur maître, et il put faire bientôt son entrée tr 'île k Bucarest, au milieu des acclamations : ^ues de la foule, désireuse d'avoir de nouveau un prince de son sang, et un guerrier.
L'époque n'était plus où Ton ponvnti frapper de grands coups d'épée dans cette Tran es
la défaite et l'assassinat de Gabriel i,.....w. ,. , ..i,..wJutisme énergique de Gabriel Bethlcn et de Georges Râkoczy I" avait consolidé, au profit de la race magyare, la situation politique de la province. Il n'y avait même plus, au moment où les Abaza avaient voix au chapitre ({uand il s'agissait de la nomination d'un prince valaque, une porte ouverte sur le Danube turc pour l'esprit d'aventure des boïars. Mathieu et la chevalerie de propriétaires terriens qui entourait son trop l leur*
champs de bataille seulement dans les C' avec la
Moldavie, toujours envahissante et toujours vaincue.
Malgré les app d'unn'; U*s
deux pays, malgi militude mt
Mathieu expulsa le fils d'Alexandre Elle et celle dont le Moldave, d'origine balcan' ' " ("re lui-
même pour arriver à ii i . uce de
Moldavie, malgré le prestige qui entoura à la même époque les deux trônes roumains et la richesse dont jouirent les sujets de l'un et de l'autre de ces princes contemporains, il y a entre eux deux une profonde difTérence. Mathieu est le prince chevalereaque d'une
LA CTVIUS\TTnS' nOlMAlVE (XVI*-XVîr* SttCLCS) 183
t 'v\v a ! ■ .lu fas-
t; : lea, ne (m iju<- lians-
l>orter à Jassy !«« coutumes et les idées de Byzance: ^ ' 1. nourrie au ;>rojets transylvains et
1 a de reprend lage, soit en soulevant
les (irecs. soit à la tète d'une crmée de croisade appuyée
par !t = -eaux de Venise. Ne pouvant pas diriî(er
fi'tin té ses eflTorts. celui que ses correligioima!-
loplc traitaient en empereur fit accor-
<. i-... M. . i...-. la prini ••■?•' voisine f« — *^*''-> Jean,
I son fr*r<* r.abriel. à ! . et il ! . deax
f«»i i bien qu'a Finta.
• ^ ^-. la voie qui menait
est caractéristique par la profonde dtfTé- <■ monde per i-
, , L-ntait Bastk. „-ait
ous ses ordres, avec des boîars prêts Ji abandonner
•orges-Etienne qui de-
iiiilliers de paysans qui
avaient désappris la guerre et les bandes, bien exercées
. il n'avait pas mime un concours puissant de la
re
itene de mercenaires bal-
* 'uer dans ■' 'ries
' 1er la vi lie
I e, iiuquei i arent l'accès de sa propre
' '^"^ ....M... — .^,i..,i- jm combat se
,:c leur cavaleur i'fiiiieini vu iiii-ine tempa q«e la terri-
, - que son mouvement furieux paraissait
tvoir déchaînée. I^ Voévode chenu fut bleasé Ml ge» '> mais l'araiée de soa rival
HISTOmi DU HOt'MAlKS
I/hommc qui avait suscité les troubles militaires (lunt nous avons purlé. pour cmpi^cher la succession du neveu de son prince, recueillit, en avril 1654. -;e
de Mathieu. Constantin, fils naturel de Haidu ...,.xa, dut combattre ces mêmes <« séimens » dont il avait irrité l'aviditi^ cl ' - . et los ' is
de Transylvanie a ^ . rs pour . re
la seule force militaire de la principauté valaque (1655). Le chef des r' TT ' ,. qui s'était pro-
clamé prince, lutta « . me un héros. 1^
Voévode vainqueur ayant uni son sort à celui du protecteur Il lin, qui avait suscité Tinii ' 's Turcs, pt-i ^1 lie temps après le trône si 1 ^is brigué par tous les moyens: mais il ne se résigna pas à sa déchéance: avec des haïdoucs. ' " saques, il envahit sa propre Valachie, puis la ' le, d'où il chassa le jeune prince folâtre qu'était Etienne, fils de Basile. Mourant en exil, il avait dû laisser à Bucarest la place à un fils de Radu Mihnea. un nouveau Mihnea, qui ne ressemblait guère à son père. Tout en réclamant la possession de Fagaras, il arbora dans ses armes l'aigle de Byzance, et voulut prescrire des règles à l'Eglise de Constantinople dont Basile Lupu avait été le vrai maître pendant tout son règne; tout en faisant massacrer ses boïars, il prit le nom de Michel-le- Brave et livra aux Turcs un combat malheureux à Calugareni, place de la grande victoire remportée par son prédécesseur. Il mourut, lui aussi, dans un lieu de refuge aux côtés de Hâkoczy. persécuté par le Sultan. On rencontre encore les traditions de la chevalerie aventureuse dans les mouvements révolutionnaires contre les nouveaux chefs grecs envoyés par la Porte, dans les agissements de Grégoire (îhica. Roumain par sa mère (son père, qui régna en Moldavie, était d'origine albanaise), qui négocia avec les Impériaux au cours d'une rampagne des Turrs et, dcsfifur. fr:i\«Ts;i «>n
! ^ cfviî.îfÇATioM RouM^rNR (xvi*-xni' sfir.fj») lîiS
pifU\ l''» \lili:> lie llîtllll-. Jti-»v|iin .'^>l^^'
Dame d , *•! même dans ce Serban Cantacuzène,
fils du ; (istanlin. émigré de Con :»le,
el d'HéliiK. ..vi.i.vfe de Radu Serban, qui. .., lin-
suc4;ès turc à Vienne (1683). entra en relations avec l'Empereur et montra plus d'une fois qu'il ambitionnait en vertu de son sang impérial, l'héritage de Byzance, délivrée par la nouvelle croisade d'Eugène de Savoie.
DÉVELOPPEMENT DE LA LITTéRATl'RE ROUMAINE AU
xvii* sif.ri.K. — Pendant ces ':*' ^tes, qui
firent la gloire el le bonheur de >i. mais
contribuèrent à aggraver la situation du paysan de>
vcn;: ' ' :re de l'o ' -^t, l'art, qui avait été
la dans 1 s'était manifestée
1*0 ! de i'âme roumaine, ne mar(|ue aucun pro-
. iiuel. Après son avènement au trône, Jéréraie le fondateur de Sucevita, où il allait reposer à coté de son frère Siiuéon, n'eut guère le loisir ni les moyens d'élever l'église qui aurait pu commémorer son règne. Nous avons mentionné déjà les fondations du "* e Crimca el d'Etienne Tdmsa II, à
1, ........; c; .. >.ulca, ainsi que celles de Miron Bar-
n'>\vski et de Basile Lupu. qui ne présentent cependant aucune inn ' " s le travail <'
taux, l'art d. ... at. le premit
manifestement influenré par le courant italien qu'on a cor. I ■ " . ' .
Ce ne fut pas celle des boîars chevaliers. Les exploits dos .i:i( icn^ ; i;m rs avaient trouvé au XV siècle des rh-f- ■■' i 1 iiuilation de ceux de la Serbie, qui ac- (oi nt de leurs chants historiques les grands
rrji •. aux fêtes de l'Eglise or ide-
1)1 , alors (|Ue le peutile li ne
186 iiisToiitR nn nocuAiNS
connaiHsait que les incitations à la danse et le« complaintes mélancoliques des « doîne ». Peu à peu. la grnn<l ' ' "ne absorba toutes les autres. Si
telle li :.-'nne quelque héros du cycle de
Mtchel-le-Brave. comme Radu Calomflrescu, la per- %(,< T incf ft ■
b<i ■ ^11' ■ rs ne sur- ;u : ,
populaires. Il n'y eut, du câté des Ruzesti. ces premiers parmi " ' -valiers de Pépoque, qu'une t " 'i-
que I' ;o, se bornant à rappeler !• c
quelques mots seuls d'appréciation. Le prince luimémr ' 1 un boîar i\ l'ancienne mode, le ' ' '••
Théo<i «rire un récit officiel en siavon. uh
a été transmis dans la version latine d'un voyageur, venu par hasard dans la principauté, le Silésien Walter.
Avant ce moment, il n'y avait eu en Valachie que des mentions laconiques notées en marge d- •= * ; des princes fondateurs et protecteurs qu'on 1; us les
églises au cours de la liturgie. Pour avoir une légende poétique des hauts faits accomplis par le conquérant imitateur d'Alexandre-le-Grand, il faut recourir au poème en grec vulgaire que rédigea un des officiers étrangers de Michel, le Vestiaire Stavrinos, à Bistrita de Transylvanie, pendant sa captivité, • sous les rayons des étoiles » : pour trouver une cruvre poétique de forme classique, on doit s'adresser à l'imitation des modèles italiens, que le Cretois Georges PalamÎMle livra à la Cour du prince russe d'Ostrog, intéressé lui-même à la croisade. Plus tard, un moine d'Kpire, qui portait le titre d'évéque de Myrrhe, en Asie-Mineure. Mathieu, ayant été recueilli et installé comme hégoumône de la nécropole princière de Dcalu. se donna la peine de continuer dans des vers sans saveur le récit de Stavrinos. qui, tout de même, était animé des sentiments d'un soldat.
LA aVlUSATIOM ROUMAINE (XVI*-XVU* SlàCLES) 187
Quant à la Moldavie, alors que les chantres illettrés
liraient les victoires du grand Etienne, celui-ci
.,.i:....» — -^>rlt d'humiliation chrétienne, toate
•• de son œuvre militaire et poliU-
1 une quarantaine d'églises en