mase
ni était ailé, selon la coutume, se faire consacrer par ^''' ' '.(in valaque. Préoccupé seulement de se litre les attaques des Jésuites, il était disp< utes les concessions, même à celle de rom-
pre luv liens, si profitables pour ses revenus, avec le ^i^^e (\e Tàrguviste. II y eut bien une résistance, dans is où le calvinisme s'était enraciné et dans la > aii^j. ivanie méridionale, qui avait pour centre Bra- >v, avec son faubourg roumain des Schei, et où Pin- (lenoe du riche et puissant Brâncoveanu était la plus ' ■■ L'autorité militaire et la persécution r •'•"•■•v-' fièrent pour briser les efforts des reçu ij dr leurs clicfs. Job Tirca, qui se réfii lard
1 Moldavie, devint le superintendant ca. l>our
s Roumains du prétendant François Rûkocxv. Mais - à Vienne fut imposé au pauvrr >-
,ji ne comprenait nullement la i. ,. le
istorique du moment: sa rudesse naive fut, sous l'in- Iluenoe j< U-ment à résipiscence: il
reconnut . ,. ^^- comme son supérieur.
admit le contrôle et la surveillance d'un > théoloen " de la milice de Jésus, qui. avec le simple titre
1) Voyrz notre HiMtoirt df Rommtmlm» et Tram$9l9ani9 et
Hongrie. II. chapitre I.
326 iiisToiHB un novuAXHt
d'acolythe, allait être de fait le chef et le maître; admettant que la première consécration, accomplie par des schismatiques, n'est pas valable, il déclare renoncer désormais À tout rapport avec le Valaque et son Métropolitain. Pour l'en récompenser, la Cour le créa conseiller impérial, lui flt > liiie
d'or portant le portrait de 11-..., — u. :. alla
avec une solennité extraordinaire dans cette résidence de Fehérv^ir dont son successeur allait «'' toi
chassé pour ne pas porter ombrage au r< .nt
de l'Eglise catholique romaine (1701).
Selon le désir des protopopes, cette ni ni
dû cependant promettre, au moment < ar-
mait Atlianase, de reconnaître tout Roumain uni à la conf' ' ' "^^ — , .
« fils de la patrie », Mais, alors que les concessions faites par les Roumains étaient affichées à grands fracas, pour rafTermir de la sorte la position des Impériaux en Transylvanie, cette reconnaissance fut t î:\ns le plus strict secret pour qu'ensuite, « dé-
c » par les Roumains eux-mêmes, elle fût inscrite sous le second successeur d'Athanase sur I^* drapeau des luttes pour le droit
De leur côté, les fonctionnaires travaillaient à détruire tout le passé de la nation. On brisa violemment avec Brâncoveanu, dont le Métropolitain et son tuteur, le Patriarche de Jérusalem, avaient lancé l'anathème contre l'apostat et le transfuge: on lui enjoignit brutalement de ne plus se mêler aux affaires d'un pays qui avait un autre souverain. >« Pourquoi ce prince, qui est un homme comme il faut, répondaiton à l'ambassadeur anglais revenant de Constantinople, s'occupe-t-il des décisions que prend l'Empereur dans son propre pays en ce qui concerne des questions religieuses, alors que TEmpir*' n'i jamais de-
LA CITIUSATIO.H ROUMAINR EN TRANSYLVANIE 227
mandé au prince de Valachte twiumcat il pror-r' ■ pour \e% afTair'-s de mémo ntilure dans sa pi' , . princi[ A lu liiw. . w ........,>.^.. .V .le l'église valaquc
fut confié à des Jésuites ' s; on pensa mt^me à
cl ces co: is et a!
le .... de l'éw,,» :. ju finit L.. .. ,,.i.
élire un Roumain, qui avait fait de brillantes études à ^ ' de Palac, mais il ne fut plus un
— , - --- ce seulement pour les siens, ni
même un évéquc de Fehérvar, où Ton devait élcvt-r Ml lines de ' •" " hel-le-Brave la f
rr ,'»'Tïale d ,, , ir une bulle de —
velle fondation, le Pape, qui feignait d'ignorer tout *"21, un évé<|i j Fagaras.
>ion de ce a siège fut
ouverte, les électeurs s'arrCtèrent. après une longue vn >ur la personne d'un simple écolier, <! ' î
i« I ' dépassé depuis longtemps l'Age -: i-
des, Jean Innocent Micu. " baron Klein », par In grArc âc !'• - -rur. On r' '
iIiK ile in s; . pour di
tes j»ar l'acte d'L'nion et dépouillés cependant d'une récompense si solennellement promise; il n'en fut pas ainsi, f>ourtant. Ce nouveau chef de l'Eglise roumaine devait être non seulement tout ce que lui inspirait son tempérament fougueux et tenace, v-'-aussi le représentant de ces paysans de Transylv qui, comme leurs congénères de» Principautés, n'oubliaient pas, au milieu des pires épreuves et de l'humiliation la plus profonde, leur droit humain et natio- AaJ. Si l'aristocratie roumaine n'avait pu rien conlerver de ses attaches avec la race qui l'avait produite: si. tout en rendant des services h la cause com-
228 IliSTOIltB DKS ROUMAINS
clergé ftéculif r ne se distinguait ni par les lumières, ni par la moralité nécessaires pour diriger un mouvement de cette importance; si enfln. les couvents roumains, anciens centres de la civiK^ation traditionnelle, avaient été violemment désaffectés et évacués, toute lu résistance se concentra dans la ' om-
breuse et vaillante. D'autant plus <1 ; en
lice pour sa liberté que, au lieu d'améliorer sa situation, les « nations » constitutionnelles faisaient tout leur possible, de concert le plus souvent avec le groupe des nobles mag>'ars qui formaient le « gouvernement <> de Transylvanie, pour l'aggraver. Les villes saxonnes voyaient déjà dans l'établissement d'un régime allemand une occasion unique pour transformer en serfs, comme dans les provinces de l'héritage autrichien, ces musses paysannes sur lesquelles elles avaient seulement des droits précisément spécifiés dans les vieux privilèges. Dans la liberté des Serbes, établis sur la frontière méridionale du royaume de Hongrie, avec leurs chefs religieux et nationaux, — l'archevèque-patriarche à leur tète, — avec les officiers de leur armée purement nationale, les Roumains avaient des coreligionnaires, dont la situation était infiniment supérieure: il suffisait donc de revenir à l'ancienne foi, accepter les évéques orthodoxes serbes et peut-être d'entrer dans les rangs de l'armée impériale, ainsi que le firent plus tard, vers 1760, les Grenzer. les Graniceri de Bistritz. de Nasaud (Naszôd) et de Caransebes (Karansebes). pour participer aux mêmes privilèges, qui confondaient la religion et la nature des services prêtés à l'Etat avec la nationalité elle-même. Déjà au moment où Micu commença son activité, des évêques serbes traversaient à cheval les régions à l'Ouest de la Transylvanie, distribuant au milieu des soldats leurs bént<r ' ' TV, on
préférait tel prélat slave en (jt) i i de
LA CIVIUSATION ROUMAIXB EM TIIANSYLVANIE 229
contributions volontaires à la propre personne du pasteur officiel de la <• religion roumaine
La première *' ' '' ' ^ ' . . iU, lauo en
1735, montra h. niait servir
un peuple dont il se considérait, d'après l'ancienne tradition, comme le chef unique. " Nous sommes, disait-il, les maîtres héréditaires dans ce pays des rois dès l'époque de Trajan, bien avant que la nation saxonne fût entrée en Transylvanie, et nous y avons jusqu'aujourd'hui des domaines entiers et des villa- ■^vs qui nous appartiennent en propre. Nous avons été «crasés par des charges de toute espèce et par des niisi i I s millénaires de la part de ceux qui ont été plus ts que nous '•. Il fallait donc satisfaire, non
iont à la promesse formelle de Léopold 1", mais
aussi aux exigences de la proportion numérique, de la Nalciir d'une race iK- bons laboureurs et de vaillants soldats et au droit historique, en reconnaissant aux Roumains la qualité d'une nation constitutionnelle. M nouvcla sans cesse, pen<lant dix ans, ses
réi is. A Vienne, au moment d'une guerre dif-
ficile contre Frédéric II, on craignait d'indisposer les ; s, dont ' " ■ aie, l'or}^.. ■" >i\ puis-
( les pr* . N constitu un dan-
ger permanent pour la domination impériale en Transylvanie. Les pétitions de rév('-(|ue " v.i" furent •loue renvoyées au goim riuijKnt de la . c; a la Diôte. elles furent accueillies par des mouvements d'indif^nation et des huées. <^ On nous traite pis que des .luifs . s'écria le prélat indigné; est-ce donc tout IHbce qu'on peut faire pour une nation de 500.000 ânies ■^ et qui a toujours donné des preuves de sa fldélité absolue? ' Il fit venir les paysans À ses synodes de prêtres (t. fort de leurs bruyantes approbations, il refit le c!:cmin de Vienne. .Menacé d'être arrêté, il partit enfin furtivement pour Rome; son départ donna le
230 HISTOIRE D«S ROV MAINS
signal de la jacquerie contre la <' nouvelle loi • et ses rcprt^entants, laïcs et cor'
Son successeur, Pierre-l' '....... un ascète, que
Micu avait anathématisé lorsqu'il remplissait le» fonctions de vicaire, ne fut donc reconnu (\v
bre très restreint de lidi-les. Les auti
des agitateurs serbes et, ne trouvant pas d'appui chez les Ph' s des deux Pi"
saient, ci ans résultat, à la
une vraie révolte, dont le chef fut un simple moine. " -. vrai « roi -• roumain de ' '"
La Cour dut céder; elle ti d'éluder les difficultés en accordant aux partisans de cet apôtre de la violence un évc((i déjà en possession du siège de autres prélats allaient lui succéder jusqu'à l'interrègne de vingt ans qui précéda l'élection, en 1810, du Roumain Basile Moga.
Mais le peuple ne voulut pas non plus de ce Serbe, et les qualités supérieures des chefs de leur r:— '^•'■ étaient les évt^ques de Fagaras, transportés di un village quelconque, à Blaj (Blasendorf, falva), ne leur gagnèrent pas davantage les cu-ii..^. j... classe paysanne, préoccupée en même temps du problème social, était en pleine ébullition, surtout dan^ les régions montagneuses qui avaient vu tous les gestes d'énergie de la race, depuis les combats anciens de Décébale jusqu'à la jacquerie du moine Sophroniii^ Les serfs du domaine impérial, des mines d'or, se soulevèrent contre l'exercice abusif des droits féodaux, sous la conduite (J is l'rsu Horea, qui
dait avoir une miss .crête de Joseph II, cl ->
compagnons, Closca et Crisan. Tout en pillant les châteaux et en massacrant les ne'
gés de France en 1360, ils en . l1,
que le pays restât entre les mains seules de ses rrab
LA CIVIUSATtON ROUM/UNB ES THANSTLVANIE 231
fils et défenseur». La milice impériale n'intervint que bien tard pour mettre fin à l'anarchie. Trahi par leurs compatriotes, les chefs du mouvement furent pris dans leur refuge: l'un d'entre eux se suicida en prison. s, dont Horea. subirent le supplice af-
- — .ue, à la place mêuie où, trois cents ans
auparavant, un prince de leur race entrait en triomplial< ur, après 'éfait les défenseurs magyars et
saxons de la 1 r unie (1781-1785).
Mais déjà les efforts des Roumains de cette province
is une autre
agissait plus
de s'assurer un appui dans l'administration antri-
' ■ ' ...... r»€mis técu-
I) passé qui
lu- \ '.niait pa.s encore capituler devant la nouvelle né-
' ' n ne s'agissait pas même de poser
ite. qui devait être aussi longue par
ses tati^ms t-; ifTrances que féconde dans ses
derni«rs rcsuH.n-', i.i " mce des i^o; ■-
comme nation conslitu' ,s la provint
parla;^iaionl avec les M ^^ i S.»\ .ns et les Sre-
Itle*. (>!' ......--ut enfin (ju ti lullail a\aal tout donner
à un pt louer enfin de si ancienne* et si
fortes eiilî.i> (lie arme invincible: la nce
'" ''• •' «" . ivc de son droit et de ses tr.i .
le martyr avait parlé de Ti ).; ii ro- '. de la mMrsvi- de sa race
, irompue sur la terre de son
lurit.i;4e. L'inspiration lui en était venue des études
IH litcs dans les collèges de Jésui-
H :iies moldaves et \'alaque$. qui
donnaient un sens actuel à ces notions scolastiques et
232 uisTotiiB on roumains
Aaron. Lorsque les disciples de ces séminaires et de ces colli'ges purent chercher à Vienne et à R< intime la source de leurs connaissances, ils u que se fortiller dans une croyance qui devait être à travers toutes les niisf'rcs, l'essence nicnie de leur vie. Dans cette Rome, où le grand prélat était mort désespéré, ses disciples des établissements de Blaj venaient de reprendre l'truvre ;t^ ' -
blies. Celait une de ■ . ^
que la justice trouve toujours pour sauver sa cause.
Presque au même moment, un parent de '*" > jeune Sloe, en religion moine Samuel, Georgt- .
de Sinca, fils d'un de ces boïars de Fagaras qui ne gardaient dans leur pauvreté et leur abandon que la gloire vaine des anciens titres, enfin un troisième rejeton de cette même classe rurale, Pierre Maior, se formèrent dans les établissements ecclésiastiques des Etats autrichiens et de la ville pontificale: ils ne devaient pas trouver seulement une discipline monastique: leur esprit indépendant de paysans combatifs voulut s'approprier les moyens de continuer une lutte, dont, tout jeunes et isolés qu'ils étaient, ils sentaient devoir être les chefs. En 1783-1784, ils étaient do retour; ils avaient abandonné le froc et vécurent d'emplois secondaires: prêtres ou protopopes, direct scolaires dans les nouveaux établissements de culU.. germanique fondés par Joseph II, correcteurs à la typographie en caractères cyrilliques de l'I'niversité de Uude, ils restèrent tous trois jusqu'au bout '1' s rh.'v iliers errants de leur idéal national.
Ces 'es de l'école transylvaine dii
à la di le leur race des grammaires en .
latines, des dictionnaires étymologiques, des chroniques, qui sont, comme celles de Micu et suri- m i comme le grand recueil de sources, rédigé en latir. en roumain par Sincai, des plaidoyers pour la noble
LA CIVIUSATION ROVMAIKB ES TRANSYLVANIE 233
origine, la gloire guerrière et le droit inattaquable des Roumains, sans aucune différence de pro\ince. Certains de ces ouvm^es, comme celui de Maior sur l*Onffine des Houmaiiis en Daeie, put être répandu par l'impression: les autres circulèrent en manuscrit. Mais, si l'on veut mesurer l'étendue et la grandeur de leur influence, il faut penser à tout l'enseignement scolaire qui fut dominé par les mêmes idées dans les é<-c)les de BInj: ces écoles, en plein développement, créèrent l'esprit même des nouvelles générations, au moment où la grande Révolution ouvrait à tous les
prlipN^s fîrs |HTsjMT}i\ r\ ri"
Pendant rotte grind- » : n européenne, qui
atteignit les Magyars aussi, séduits par l'idée de rer i ms une forme ' • leur ancien Etat
j u. il y eut parmi tins un mouvement
semblable. Dans la classe cultivée ne manquaient pas les '. j)! ■' 'les ", gagnés par l'esprit nouveau: il faut roiM ,e dans leur groupe, non seulement des
professeurs et des écrivains laïcs, comme le médecin Molnar, fameux oculiste, et comme ce Budai-Dcleanu. qui fut. plus tard, sur les traces de Voltaire, l'auteur d'un poème héroï-comique consacré aux exploits ima- :••" ■■•••■^ des Tziganes sous Vlad Tepes de sanglante
-, mais aussi tous ces membres du clergé uni qui participaient au mouvement littéraire et scolaire ft dont les chefs avaient si rapidement jeté leur froc aux orties. Les jeunes gens qui, avec des subsides de
t*t sous la protection de la Couronne, faisaient
^ t les guerres de la République et de l'Empire
eurs études aux Universités de l'Occident, n'en furent
ns imprégnés; entre autres, ce Georges Lazar,