‹ Histoire des Roumains et de leur civilisationChapitre 6 sur 62 · V .>mpagnons des Perses de Darius, colons venus · texte numérisé non relu

V .>mpagnons des Perses de Darius, colons venus

d'Asie Mineure, ils vinrent chercher dans ces froides régions ties les peaux, les poissons, les

fourrure:.. .. „ is. surtout les grains, le vin, la

laine, le miel, la cire, l'or et l'argent des mines de la •^ des régions intérieures; là les at- , ics qui, grâce à ce voisinage, devinrent des clients, peut-être même des imitateurs de l'art grec, et |>;t ' dans les belles et riches

cités établies pi .iteurs suf les cotes de hi

Mer Noire, de leur Pont Euxin. des « mi-Grecs », des " .Mi ' " ics ».

I) < e à lu lisière caucasienne, Ifurv. rii<*v ré.

20 HISTOIRE DBS ROUIIAINS

publicaines détenaient tout le commerce de cette Scythie abondante en matières premières. I<e territoire qui nous occupe vit s*t'tal>lir, sur de» einpl ts

favorables à la navigation, des centres coniin j-

sopolis (près de Balcic). comme Kallatis la dorieiine (près de Mangalia). coinmc l'ionienne T' ••s de

Constanza, comme lialnujris, près des ,. lacs

comme l'importante cité du Danube, VlatrUi du delta, comme Tijras, la cité du Dniester, sur le «■ "' sans compter des étalilissements d'une impoi ^ condaire qui suivaient le même cours du DanuLn-, tel Axiopvlis, près de Cerna voda.

Mais ce monde grec nouveau, resta toujours, par la religion aussi bien que par le mépris naturel de l'Hellène à l'égard de toute espèce de barabares, étranger à l'indrgène de l'intérieur. Pour les marchands, c'étaient de simples clients, plus ou moins incertains, menaçants ou avides, ces pâtres qui les nourrissaient du produit de leurs troupeaux, ces agriculteurs « Scythes », vassaux de la race dominante, qui cultivaient les légumes et les céréales, ces routiers aux grands bœufs lents et aux petits chevaux agiles, poilus comme ceux des Cosaques et des paysans roumains eux-mêmes, ces Agathyrses transylvains, qui tiraient l'or des anciennes mines primitives et vendaient la cire et le miel de leurs abeilles. Mais aucun contact intime n'existait entre eux. Entre les négociants du littoral, qui vivaient sous leurs chefs républicains, leurs « hellénarqucs », les prêtres, serviteurs des dieux tutclaircs, et les « rois » de la steppe, les relations ressemblaient à celles qui existèrent, des siècles plus tard, entre les Portugais de Goa et les rajahs de l'Inde autochtone. L'art grec seul, en s'accommodant aux besoins de la vie scythique, gagna à ce voisinage un aspect particulier et original, où des conc< ''S

neuves se mélangent d'une manière in à

l'iii icre. souvent sans en fausser le

car

Il faut ajouter aussi que le marchand grec ne parait pas avoir jani;i'

bares. il les ai , -

temples et des monuments de sa civilisation imposai! ' ^ / it-nt, il y aurait dans Hérodote d'autr.-ren >. plus réels et plus précis, moins fulm

leux sur ces peuples que quelques centaines de lieues seulement séparaient de leurs établissements. Nulle trace, sur ce territoire, de l'inlluence transformatrice qui. partant de Marseille, de Nice, d'Agde, d'Hyères. introduisit en Gaule des idées politiques supérieures.

Li:s li.LVRo-THRA(.KS, - Jadis, non seulement le territoire carpatho-danubien, mais aussi la Péninsule des Balcans entière et ses annexes, qui sont les Iles de l'Archipel et les vallées de l'Asie Mineure, furent la patrie des Thraces et de leurs frères, les lllyriens; ces derniers, situés aussi sur le littoral italien, avec de^ 'Ications qui, à travers les Vénètes -illyriens,

s'ci it jusque dans le Tyrol, bordaient le pour-

tour entier de la Mer Adriatique dont, comme pirates, ils furent pendaiU longtemps les vrais maîtres. Les deux nations étaient étroitement apparentées: les quelques noms communs qui nous ont été transmis et la nomenclature géographiques, montrent une grande similitude entre les deux langages; il fut donc possible aux Albanais, descendants authentiques des Illyres, d'adopttT '•• .Hm'-'I • H. ,•.,-•-• <ju'ils parlent encore.

Mais leur manière de vivre était différente. Quand il ne gagnait pas sa vie en écumeur de mer, ce ({ui amena des conflits avec la marine naissante des Romains et finalement la conquête par eux de ce littoral adriatique, l'IUyre était pasteur dans la montagne.

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tout comme rAlbanais ou Skipétare (1). qui rontiiuie. avec le môme sang et sur le même territoire, la tradition «i< '" > el den ' de l'an ^ i i aile, le i ne dominait que rarement la côte, cédée volontiers aux Grecs enii iits et nî ' u- borna pas son activité au pu II ic ses ti . iv. Dès le début, il apparaît comme ayant dépassé la phase de la transhumance; c'est un {>euple solidement établi sur la terre qui est devenue, dans le vrai et le grand sens du mot. sa patrie. Les traces du clan pastoral subsistent encore, et l'on parle des groupements formés par les Odryses, les Gètes, les Daces, les Crobyses, les Tribailes, les Sabires, etc; mais le clan s'est élargi jusqu'à devenir une section territoriale bien déterminée et ces sections se confondent de plus en plus, non seuiemont dans une unité économique, mais aussi dans l'unité nouvelle d'une vie politique commune. Pour fortifier encore ces liens, une religion nouvelle surfil k répoque historique, ayant son prophète, Zalmoxis, ses grands prêtres, comme Décénée. ses autels sans doute, ses cérémonies qui réunissaient les rameaux du même arbre national; cette religion enseigne l'ànie immortelle, pratique le culte fanatique de la mort, du rêve inassou%i des sacrifices suprêmes; eUe demande aux héros leur vie pour sauver le peuple des malheurs qui le menacent, et ils meurent en souriant sur la pointe des lances qui les reçoivent après qu'ils ont élr " 'très. On s'est «I II 1,1 . qui fut transmis aux Hellènes, et une purification générale a créé comme une nouvelle Ame à la nation qui attend déjà de l'énergie dace un chef, un roi, à la manière

(I) Falk et «kip, aeopuluê, rocher, sont les racine» des deux noni5. dont le dernier meul rst porté pnr le pcurIc.

rxiiteAiio^ i,^ l-EUPLE ROI MAIN 23

de ces rois macédoniens, de sang illyrien. qui denoèrent au inonde l'inoubliable figure tégendalre d'Alexandre-le-Tirand.

Alexandre lui-nu'-nie. suivant partout, dans son désir de royauté universelle, les traces des rois perses, avait trouvé sur le Danube les Géto-Thraces, déjà maîtres du cours entier du fleuve; il créa une pro\incc macédonienne de la Thrace, les IlljTiens de Macédoine devenant ainsi les suzerains de leurs frères. Après sa !, un royaume thrace s'en détacha, ayant son ...ire sur la rive droite. Lysimaque. un de ces rois qui se proposèrent d'inviter Alexandre et les anciens ! ' •«• cootn- ' ' ' te,

par les K ce

dernier. Il était de plus en plus évident que les Macé-

' " capables de réaliser

1 i Ile tendaient les Thraoes de plus en plus unifiés sous le rapport national. On peut (iécouvrir un autre motif de cette faillite de l'idéf macrdonicnnc dans un fait d'ordre géographique: il étnit impossible de rattacher à une organisation politique fondée sur la rive droite du I>anube, rrs Triions au Nord du fleuve qui formaient, ainsi ;>i l'avons déjà dit, un territoire parfaitement • <..... iviiialisé.

Les (fète% indépendants occupaient, dès le rV sièrives du Danube: ils avaient leurs établis-

; ..is importants sur celle qui est dominée

par les Carpathes. Ce sont, en définitive, ces Thraces irs qui étaient désignés par les Grecs du lit- Jinme leurs fournisseurs « scjthes » en fait de grains. Si les sources helléniques rattachent aux mêr- Massagètes. ^ l'êtes, les Tys-

sag« <lans les poini , désignées par

ces vocables, non pas on résoltat dû au mélange entre les paslenn de la steppe et les «gricattrurs de

L'4 msTOinr t»t.% hoi-mains

la rii'ho |>lamo Mourri<-n'rr. mais bifii dt's «u-ics <!«■ rare |)res<|uc pure, dont les coutumes et les croyance» les distinguaient si nettement des nations voisines.

C'et»t le contact des Scythes probablement qui vint ajouter les connaissances militaires à leurs vertus guerrières. L'idée politique macédonienne, empruntée elle aussi aux Perses — les rois des Scythes, du reste, n'étaient pas d'autre provenance, — contribua essentiellement à faire progresser le groupement naturel des différents éléments de leur race; les Gètes devinrent eux aussi désireux d'établir une royauté conquérante, capable, non seulement de les défendre. mais aussi d'étendre le territoire de la race.

L'n Dromichète. un Orole, un Zyraxès, de même que leur prédécesseur avant l'époque macédonienne, le grand Sitalkès, qui régnait de la Transylvanie jusqu'à la Mer, furent donc des rois thraces indigènes, correspondant parfaitement aux rois scythes de la Dobrogea, éphémères comme eux, malgré leur rapide passage à travers les pages de l'histoire. Ils purent se rendre compte bientôt que cette nouvelle royauté, ayant encore, bien que des places fortes comme Génukla défendissent le Danube, son centre dans les Balcans, ne peut ni dominer le Danube, ni s'appuyer sur les Carpathes. seules conditions pour pouvoir se maintenir. Il fallait, en plus, une autre énergie que celle de ces cultivateurs plutôt paisibles, qui avaient senti depuis longtemps le f^oùt amollissant des richesses. Les rois de la conquête devaient surgir pour les Thraces dans la montagne de Transylvanie, de même < ' is la montagne du Pinde avaient surgi pour les i ^. leurs frères, les rois de la conquête macé-

donienne.

Dans ces vallées des Carpathes. il y avait déjà eu

un p«njj»l»* Ihrace florissant, r.'lnî iî<>». Afntlivrsi^s, ilonl

le nom porte une empreinte aussi peu scythe que la manière de \ivre de cette peuplade. H rccueiUait le niel et la cire de ses abeilles, exploitait les mines qui ont rendu célèbre à toutes les époques leur province; leur luxe est vanté par Hérodote: tous ces traits sont s aux occupations patriarcales, d'une si rude ....^...ilé, des Scythes, même à une époque où leurs rois, protecteurs et clients des cités grecques du littoral, tr I beaux vases ;i '••*, représt-nl;! ^ s de chasseurs et ., - rriers, l'or fourni par les tributaires agath>Tses des monta-

cette p< ■ ' 'ée

.1 , 1 s peu II' lie

pouvait pas avoir les aptitudes nécessaires pour reprendre dans les Carpathes l'œuvre de conquête, glorieuse et rémunératrice, d'Alexandre-le-Grand.

Ce rôle était réser\'é aux pâtres de la montagne, dont le centre fortifié se trouvait dans l'angle Sud- Ouest de la Transylvanie, aux Daces, que les Romains appelaient Dam, Doit. 11 faut rapprocher sans doute cette appellation du mot davae qui sert à désigner leurs villages. On en ignore la signification, mais c'est

I t comme tous les noms des confédérations > •^>-s et germaniques, un nom de guerre,

r à un moment donné de l'activité miliUuc ti rpréter le

mot « Da. , ...;.- , :...:. ils des vil-

Li^cs, paysans, par opposition aux Gètes qui possé- ' • bien qu'à

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