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26 MlSTOlilE DBS ROUMAINS
foodèrent la nation. Un de ces anciens étalHiMemenU aguthyrses ou sarmates. Sarmisagethusa, sise entre les montagnes, uu ini^ ' < plus a<I ' ques formés par les < ^ nos, devii; c'eist-à-dÀre le lieu où tls s'abritaient l'biver c4 où ils déposaient le butin v ' ' * ■ ' îii
printemps et de l'été aux j s
danubiennes. Les villages qui en dépendaient se cachaient dans les vallées transylvaines; ils de>v. daient môme vers la plaine, mais plulùt du occidental, vers le Banat actuel, où tls étaient pro! par la ligne de montagnes qui borde la frontière roumaine de 1914 pour aboutir aux Porles-de-Fer, où le Danube est facile à traverser.
Le plus grand des rois daces, celui qui réussit à remplacer sur la rive droite la royauté macédonienne de la Thrace, fut Hoirébista, nom qui rappelle peut-être la liguée dace des Hures qui habitaient le Banat. Il régnait en maître sur tout le cours inférieur du Danube jusqu'au delta, où des Bastarnes germaniques s'étaient nichés dans les îles, au milieu des marécages, à Peuce (aujourd'hui Ile des Serpents) et ailleurs. Une inscription grecque de Marcianopolis nous montre que les villages grecs dépendaient de son autorité suzeraine et que des délégués des Hellènes allaient prendre les ordres du grand roi barbare de la montagne. Ayant donc gagné le droit de disposer des forces gètes, — le nom même des Gètes disparaît à ce moment, — il • ,'. (lej. rois scylhes, non ^ U
c<i :ile de la Mer Noire, mm d
où Olbia, dont le dieu, le Jupiter oWiapolitanus, était le ; ' <le toutes ces m lutés hiV '
co ut sa tutelle pro. . Une n<i *
politique s'était formée sur les ruines de ki «su/ neté Scythe, au Nord du Danube, grâce au cararu'rr même de la région, qui favorisait, qui appelait même
une pareille fo" ' ♦• — i: e!, comme le peuple qui l'avait créée était 1 d'une ci\ili8»tion autochtone
plus que mtllt'iuiire. Boirebista paraissait promettre à ce monde oarpatho-danubicn une longue et prospère stabilité sous le sceptre d'une dynastie énergique.
Les Daces rencontrèrent cependant sur cette voie de conquêtes où ils étaient entrés triomphalement, une civilisation supérieure, des imitateurs plus heureux de la royauté d*Alexandre-le-Grand: le peuple romain et l'activité conquérante des Césars.
L'EXPA.NSION et la CONQUftTE ROMAINKS. — Dès Ics
derniers temps de la République, les classées populaires, qui * " ■ jusqu'alors la for< de l'Etat, i . . émigrer. L'Italie vii et conquérante recevait des approvisionnements de rEg\'ple, de l'Afrique et de la Grèce; les villes accroissaient sans cesse leur territoire: les riches propriitaires. les anciens patriciens, les chevaliers et jusqu'aux publicains heureux se taillaient dans la r— pagne de larges domaines, avec des villes, des jar.des terrains de chasse; le travail servile remplaça relui de l'ancien agriculteur libre. Il se produisit alors une forte émigration rurale, à l'Est, vers Tlllyrle — et aussi, par les .Mpes orientales et les vallées de la Save et de la Drave, vers la Pannonie, — aussi bien qu'à l'Ouest, vers la Gaule méridionale. Les sources hi^ ^. il est vrai, ne mentionnent pas cette ex-
pa:i lucune inscription, n'a marqué la trace sur la
terre de ces pauvres gens en quête d'un champ et d'un abri; unr - lente, mais profonde, a donc
seule pu i r. en une population romaine,
parlant le latin vulgaire, les Illyriens et ces Thraces qii si éphémère en Dar<
r.*» re de Dalmatie. déj:i
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& cet étrangers par les c\lé% porement romafaies crééet sor la rive de TAdriatiqur, puis son voisin du Pinde, T*' ou Thrnce. et enfin les laboureurs des vallées
i ijucs furent lentement submergés par ce flux
incessant d'une population qui apportait des vertus ethnicpies supérieures, et une langue faite pour servir de communication universelle entre ces peuples, car on adopte une langue aussi pour ses qualités et ses avantages.
L'apparition des armées romaines devait tarder encore, nu^me après que la Thrace eut été annexée (an 40 de notre ère). Les éléments romanisés transmettant d'un groupe à l'autre l'influence étrangère, étaient arrivés déjà jusqu'au Danube, où l'on a constaté que la ville romaine de Drubetis est antérieure à la conquête officielle; déjà des marchands latins traversaient ces régions, répandant, à côté de la monnaie grecque dont la circulation diminuait rapidement, la monnaie romaine d'argent et de bronze, qu'on rencontre par monceaux sur tout le territoire carpatho-danubien, avant que le besoin de défendre les nouveaux centres fondés au milieu des Thraces balcaniques définitivement vaincus, eut rendu nécessaire l'intervention des légions.
Sous Auguste, la Dacie vit les aigles romaines. Les nations pannoniennes. mélangées de sang celtique, les Scordisques et leurs voisins, furent complètement soumises; la grande voie de Tibère réunit le Danube moyen aux régions de son cours inférieur: Aquineum devint un des centres importants de l'Empire en Orient; enfin, sous Domitien, les armées impériales, commandées par Oppius Sabinus, par (>>rnelius Fuscus et par .Julien, furent vaincues par un roi d'un talent supérieur, Décébale, défenseur indomptable du sol ancestral et de l'indépendance de sa race, qui, tout en reconnaissant nominalement la suzeraineté de
l'Empire, se fit livrer des artisans et des ingénieurs appelés à consolider sa puissance. L'Empire résolut alors de soumettre à sa domination 1- ' •^ barbares
de la rive gauche. Si Trajan, le suc( - de Domi-
tien, consacra à cette œuvre la plus grande partie de son règne et toute sa ténacité de vieux soldat espagnol, c'est que l'enjeu dépassait le prix de la Dacie elle-même; elle possédait sans doute des mines d'or et d'argent, alléchantes pour les aventuriers qui fourmillaient dans l'Empire; des mines de sel, dont le produit était indispensable, bien qu'on eût aussi les marais salants d'Anchiale, aux Balcans conquis. Valait-elle tout de mi^me la peine d'être occupée une fois pour être défendue à chaque moment contre les autres barbares qui rôdaient aux alentours? Oui, car sans la possession de cette forteresse des Carpathes, on n'aurait pu trouver la solution du grand problème germanique contre lequel s'étaient usées les forces militaires d'Auguste et de Tibère. Du Rhin, ce problème s'était transporté dans les montagnes des Quades et des Marcomans; déjà les mouvements des Goths au Nord et à l'Est du territoire thrace faisaient prévoir une autre phase du grand conflit entre le monde romain et le monde germanique. Trajan, en attaquant Décébale, crut pouvoir détruire dans son
1 1 pagne préparée dans la Mésie supérieure (101 après J.-€.), les Romains employèrent le facile passage des Portes-de-Fer pour envahir le Banat, le territoire des Bures, et chercher par l'Ouest la voie de Sarmisagethusa; à Tapae, ils remportèrent une victoire chèrement achetée. Confiant dans la fortune de ses armes, Décébale négocia d'abord. Pendant toute une année, il tendit des embuscades à l'ennemi; mais les Romains étaient résolus h pousser l'entreprise jusqu'au bout; brisant l'unité politique du territoire