‹ Histoire des sciences de l'organisation et de leurs progrès, comme base de la philosophieChapitre 11 sur 61 · IV. Enumération et analyse de ses principaux travaux · texte numérisé non relu

IV. Enumération et analyse de ses principaux travaux

Après avoir fait connaître TefTort de la famille de Jussieu, nous sommes arrivés à Ylcq-d'Âzir^ qui peut être considéré comme un prolongement de Haller. Il s'était en efTet pénétré des travaux de ce grand homme, et, dans plusieurs de ses écrits, il déclare le prendre pour modèle et marcher sur ses traces. Dans cette voie donc , Vicq - d'Azir perfectionne l'étude de la mesure, ou de rhomme sous un nouveau point de vue; et, après ravoir perfectionnée, il l'applique à la série pour en mesurer les divers échelons. Il ne la porte pas seulement sur les animaux, mais même sur les végétaux , et sur leurs rapports avec leur habitation, la terre, comme on peut s'en convaincre par ses discours sur l'anatomie. Le seul défaut que l'on puisse reprocher à Vicqd'Azir , c'est de n'avoir point été assez zoologiste.

Sa biographie nous a appris qu'il s'est trouvé dans des circonstances favorables, tant par la nature de son génie qfiepar les personnes qui le protégèrent; et nous avons vu aussi le malheur des temps le conduire à la tombe, en le ravissant trop tôt à la science; et pourtant, dans un espace de temps assez petit , il a pu en changer toute la direction.

Mous avons dit, en outre, comment ses ouvrages, malheureusement interrompus par les circonstances, nous sont parvenus. Nous avons acquis la preuve qu'il en a puisé les éléments en lui, et que, loin d'être, comme Haller, appuyé sur ses prédécesseurs, il avait, pourtant, dans la direction de celui-ci, été heureux

^4 coirtRi*?bnAïws.

inhovateUK Ses élèves l^aidèreht : Tun suppléa, pik- ses recherches, à son défaut de lecture, et Tautrè seëohda ses travaux anatomiques.

Nous avons donc maintenant h juger sed OUVra^ès. Us sont fort nombreux, et paraissent décousus, si on les prend par o^dre de date, ou si Ton suit le plâti de l'éditeui^ de ses œuvres , Moreau de la Sarthe; tùà\i ât, comme nous Tavohs fait pour Âriistote et les autres, nous lès rangeons dans uti ordre méthodique et rationnel, Vicq-d'Âzir nous paraîtra un tout autk*e homme, et justice, nous Tespérotis, lui sera rendue.

Ses travaux ont porté i** sur Tanàtomie physiologique comparée : il n'a jamais fait d'anatomie descriptive, chik*urgicale , pathologique ou purement humaine.

Cette anatomie physiologique comparée sera ou générale ou spéciale.

2® Dans une autre partie de ses ouvrages, tious vêlerons Tanatomie physiologique appliquée.

Uh des buts de Vicq-d'Azir a été encore de relever la médecine à l'égal de l'académie de chirurgie, et il fit pour cela lui-même des travaux de chirurgie. Il est le premier qui ait fait sentir la nécessité et la convenance de la réunion de la médecine et de la chirurgie. Et à ce point de vue il a créé la médecine comparée, en montrait qiie ce n'était qu'une seule science, embrassant toutes les lésions des corps organisés, animaux et végétaux. Il Ta même appliquée à l'administration de l'hygiène, en cherchant à faire connaître dans quelles circonstances doivent être placés les êtres pour prévenir les maladies, circonstances d'abord physiques , et ensuite morales ; car tous ces grands hommes, en arrivant au bout de leur carrière scientifique, avaient pour but non-seuletnèbt te mieux-étre physique , mais aussi le mieux-être

inoràl de l'humanité. Par la création de rÀcadémie de médecine et des éloges historiques, Vicq-d^Azir a encoi^e placé les médecins au niveau des hommes les plus élevés. — Vôîcî dôHc le plart de fees duvi*ages.

I. Anatorme physioloqique comparée en général. Arrivant à répoqde où Haller Venait de poser la distinction dés fibres irritables et sensibles, Vtcq-d'Azir ne put échappét* à Tinfluente de cette grande découverte ; et il répéta les expériences de Haller sur Un gï*and notnbre dl^ sujets c}Ue Ton était forcé d'abattt*e pendant TépiiEootie qu'il f\it chargé d'étudier. Il les publia sous le titré ^Expériences sur les animau± vivants ; sur la sÉnsi* hlltté et sur Cirritabilité. ( Moreau , 1. 1 V. )

Une nomenclature arïàtomique parfaite, en même temps qu'elle serait la preuve des grands pt*ogrès dé la science, en faciliterait l'étude et Vè développement. Vicq-d'Âzir l'avait très- bien senti; et il y a, dans ses ouvrages beaucoup de remarques de la plus haute portée sur la nomenclature anatomique. Il en a vu toute la difficulté, et a parfaitement compris c|ae la science Vi'était pas encore assez avancée de son temps pour y arriver. Chaussier, qui a essayé cette nomenclature, n'a pas parfaitement réussi ; nous avons toujours à désirer sôus ce rapport, et les vues et les principes de Vicqd'Azir demeurent encore à appliquer. C'est dans ce but Ijti'il a publié :

Ses Considérations sur la nomenclature anatomique ;

Et un yocabuUdre anatomique.

Ses vues sur les progrès de l'anatomie, ses moyens delà perfectionner, se trouvent dans ses Discours préliminaires.

Discours I et 11 sur tanatomie, tirés de son grand tfuvhigèf et t. IV dés Œuvres , par Moreau.

Plan dun cours (Tanatomie et de physiologie , t. IV de SCS OÈuvres ( Moreau ), tiré des Discours préliminaires, avec des remarques de l'éditeur.

Discours préliminaire du système anatomigue de VEn' cyclopédie méthodique; il forme près de aoo pages. — Il est terminé par un Supplément qui embrasse la terre, considérée géologiquement et comme base de la vie; Tair et Feau comme en fournissant les éléments ; la géographie physiologique et géologique.

C'est à ces discours de Vicq-d'Azir que nous devons cette ère nouvelle de Tanatomie dans laquelle nous sommes maintenant : Cuvier lui en fait hommage.

Son Discours préliminaire du système anatomique de l'Encyclopédie méthodique a été pillé par toutes les personnes qui se sont occupées de ces généralités.

C'est dans ce discours que l'on voit le plan de Yicqd'Azir. 11 commence par traiter une question qui n*a été proposée que par lui : l'ordre dans lequel il faut étudier et comparer les parties pour arriver à des résultats certains et faciles; question que M. de Blainville ne manque jamais de traiter de prime abord. Bien que Vicq-d'Azir se soit trompé sur le choix des animaux sur lesquels il portait sa comparaison , et sur la série des fonctions de l'ordre qu'il établit, il n'en avait pas moins posé le principe.

11 détermine donc d'abord la série des fonctions ou des organes dans un ordre qu'il n'avait pas assez approfondi évidemment ^

* Il range ces fonctions sous neuf titres ; i** la digestion ; 2" la nutrition ; 3" la circulation ; 4** la respiration ; 5* les sécrétions ; 6° Tossification; 7° la génération; 8° Tirritabilité ; 9® la sensibilité.

Il place la nutrition avant la circulation dont elle est la suite, et il met la respiration après la circulation. Après les sécrétions, il

Il entre ensuite dans la considération de la série des êtres, et il parle des minéraux , des végétaux et des animaux.

Ses considérations générales montrent un puissant philosophe; mais il n'avait pas assez de faits à sa disposition, il les emprunte aux autres. Il admet la division en deux règnes, comme Aristote, Pallas et Jussieu. Il cherche à établir des familles naturelles; mais on ne voit pas qu'il ait même lu le livre de Jussieu. Il commence par les aruns, les dicotylédones, et finit parles acotylédones. On voit, malgré ses tableaux, qu'il n'avait pas assez étudié; ses détails sont toujours pris et copiés dans les phytologistes, avec plus ou moins de bonheur.

Il passe ensuite à l'établissement de la série animale; et à ce sujet il fait une observation fort juste : il dit que la méthode qui se base sur l'extérieur est fausse , aussi bien que celle qui ne se base que sur l'anatomie, mais qu'il faut réunir les deux. Il n'y avait donc plus qu'à sentir et à démontrer le rapport de l'une et de l'autre par la loi de la subordination des caractères, pour être au point où nous sommes.

Il passe ensuite à l'ordre dans lequel il faut étudier les animaux; mais ici encore, il a adopté les observations des autres, celles de Daubenton, qui était un observateur minutieux et consciencieux, mais absolument sans vues. Vicq-d'Azir commence donc par les vers, et

place l*ossîfication, qui n*est qiriine espèce de nutrition , et il l'ërige en une fonction particulière. Il n'y avait donc pas là de conception élevée ; elle n était pas non plus dans Haller ; il fallait Bichat et l'école de Montpellier pour nous la donner. Cependant il y avait toujours le grand point de rechercher dans quel ordre il fallait étudier les organes ; ce qui n'était même pas dans Haller.

j8 CONTEMPORA.INS.

termine par les vertébrés ; cecîappartientà Daubenton. Mais Vicq-d'Âzir fait plus , il y ajoute un tableau de l'organisation. Il prend les poissons et les oiseaux de Daubenton, les quadrupèdes vivipares aussi; et c'est la preuve qu'il avait été^ obligé d'adopter l'influence de Buffon sur Daubenton. Tous ces tableaux annoncent que Vicq-d'Azir s'était formé un plan vaste: mais dans l'exécution ce ne sont que des coupures de divers auteurs mises sous les titres de sa division sériale. De manière que c'est un ouvrage utile ^ mais que l'on ne peut lire.

Voilà donc son anatoraie physiologique traitée d'une manière vraiment large; considérations de nomenclature, ordre d'étude pour arriver à la démonstration d^ la vérité. Son supplément est surtout du plus haut intérêt ; il traduit parfaitement l'état de la science à- cette époque.

IL Anatomie physiologique spéciale. Il a ensuite étudié un grand nombre de faits spéciaux. Il a considéré l'homme comme individu et comme espèce. Il montre qu'il peut vivre dans tous les climats, se nourrir de tous les aliments; varier, suivant le climat, la nourriture et les mœurs. Sa fécondité est en rapport avec l'abondance des substances alimentaires.

Il a surtout étudié le système nerveux \^de la moelle épinièrej Mor. t. VI, pag. 2o3, tiré d'un mémoire lu à l'Académie des sciences. 2** Mémoire sur la structure du

cerveau des animaux comparée avec celle du cerveau de l'homme , VI, p. 2 1 i-aao , extrait des Mémoires de l'Académie. 3® Recherches sur quelques points de la structure du cerveau , V, p. aa i . 4° Sur l'origine et la distribution de la deuxième et de la troisième paire de nerfs cérébraux. 5* Mémoire sur la structure du cerveau , de la moelle épi*

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nièrCy de V origine des nerfs de. l'homme et des animaux. 6^ Ifxiité d*anatomie et de physiologie ^ avec des plcm^ ches coloriées représentant au naturel les divers organes {le r homme et des animaux; 1786, in-folio. Il n'en a ps^ru qu'un volume, contenant le discours préliminaire et trente-cinq planches qui ne traitent que du cerveau, sans même atteindre la moelle épinière.

Ces travaux sur le système nerveux sont de la plus grande valeur; non -seulement un grand nombre de faits y sont confirmés , éclairés et découverts, mais ils renferment tous les germes des travaux de Gall.

Il a fait un mémoire sur la position des testicules dans r embryon humain; Académie des sciences, 1781.

U y traite aussi des hernies , maladie uniquement affectée à l'espèce humaine, à cause de sa station verticale.

Il y a montré comment le testicule est originairement dans rintérieur comme chez les animaux; et comment il descend ensuite dans les replis de la peau qui forment le scrotum^

Recherches sur différents points de tanatomie de riiomme et des animaux y Mor., V, pag. 34^1-35 1.

Sous ce titre Moreau a compris les articles: i^ sur les glandes de la vésicule du fiel ; u® sur la membrane pupillaire du fœtus ; 3° des mouvements de propation et de supination.

Ses autres travaux, très-nombreux, sont encore plus spécialement consacrés aux animaux comparés à l'homme; ils portent :

1^ Sur les organes des sens.

Mémoire sur la structure de Forgane de Vouie des oiseaux^ comparé avec celui de C homme ^ des quadrupèdes^ des reptiles et des poissons , t. IV, pag. 338^354^

8o CONTEMPORAINS.

Ti*avail qui contient des découvertes très-intéressantes. Il en est de même

Du Mémoire sur la structure des organes qui sentent à la Jormation de la voix , considérée dans t homme et dans les dijférentes classes d^ animaux ^ tome IV, page 355.

Il y montre le rapport de la voix avec Touïe; il explique le renflement de Fos hyoïde de Talouatte dans le même temps que Camper; les sacs thyroïdiens des singes. Il y donne beaucoup de particularités sur d'autres mammifères et sur les oiseaux. C'est donc un très-beau travail , surtout pour les singes et les oiseaux , chez lesquels M. Cuvier a fait faire des progrès.

Mais voici deux Mémoiresqui démontrent bien mieux la portée de Vicq-d'Âzir dans deux points qui vont le conduire à Fanatomie comparée de signification :

Le premier est sur la comparaison des membres anr > térieurs et des membres postérieurs dans C homme et les quadrupèdes. Malheureusement il ne Fa pas poussée aux cinq classes ^ et il a commis quelques erreurs assez graves y entre autres, de regarder le tibia comme Fanalogue du cubitus, tandis qu'il est l'analogue du radius. Il compare toutes les parties de l'un et l'autre membre^ et montre, par suite, la haute supériorité de l'homme. Il exposait toutes les analogies des diverses parties du bras et de la jambe; il était même arrivé à démontrer l'identité de la tubérositédu calcaneum et du pisiforme; et que plus la différence entre les deux extrémités est grande, plus l'animal est élevé, et vice versa.

Quoiqu'il n'ait pas descendu au delà des vertébrés, il a pourtant ouvert la marche à M. Geoffroy Saint- Hilaire et à M. de Blainville dans la comparaison de Fépaule et du bassin.

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Le second mémoire, borné aux quadrupèdes, porle sur la clavicule et les os clas^iculaires.

Ses Mémoires sur F organisation des oiseaux , au nombre de trois, Acad. des se, 1774? sont du plus haut intérél; il s'y occupe beaucoup du mécanisme du vol. Toute la partie myologique est parfaite; elle a été copiée et pillée par tous ceux qui sont venus ensuite. Il n'y a que pour la signification des parties à laquelle il n'est pas arrivé ; mais on n'est pas encore d'accord aujourd'hui.

Deux Mémoires sur l'organisation des poissons y également du plus haut intérêt et d'une grande importance. 11 y compare les poissons cartilagineux et osseux entre eux et avec les autres ostéozoaires; il y pose la question de leur place dans la série.

Description unatomique des singes en général ^ Moreau , t. V, pag. agS , tirée de l'Encyclopédie méthodique , mais arrangée suivant un nouvel ordre, qui n'est pas celui de Vicq-d'Azir.

Sur le mandrill et quelques autres singes j Acad. des se. C'est dans ce mémoire qu'il donne l'observation, qui lui est due, de l'indépendance des extenseurs propres des doigts humains , tandis qu'il n'en est pas de même des mandrills , qui commencent à faire patte.

Description anatomique du sarigue y tirée sans doute du Système anatomique. ( Moreau , t. V. )

Il a également fiiit de très-jolies observations sur les organes de la génération des canards. ( Bulletin pour la soc. philomat. ; non repris par Moreau. )

Sur le jaune de C œuf des oiseaux. (Bulletin pour la soc. philomat. ) Il a examiné l'œuf dans l'ovaire, l'oviducte, etc.

Moreau intitule ce travail : Fragments sur l'anatomie

8a CONTEMPORAINS.

et la physiologie de l'œuf, tirés du Vocabulaire anaUh niiquc , et d'un Mémoire inédit sur ce c{ui arrive au jaune après l'incubation ; t. IV, pag. 388-4o8.

Enfin, il a son grand ouvrage, son Sjrsième nnato* //?/^a^ (quadrupèdes), dans l'Encyclopédie méthod., par ordre de matières, in-4°, ï79^> t. II. H y donne l'anatoniie de vingt-huit espèces de singes : 3 makis, i loris, 1 tarsier, 7 marsupiaux, et ensuite un résumé ou description anatomique des singes en général; Supplément à l'histoire anatomique des singes.

9 8ciuriens,3 écureuils volants, iQglirins, 10 murins, 4 surmurins, 5 essorrillés, 2 planiqueues, 5 sauteurs, 7 double -dents, lapin, etc. : 4 épineux. Résumé ou Description anatomique des rongeurs en général.

II contient donc Tanatomie comparée de cent sept animaux quadrupèdes.

Voilà déjà un ensemble assez remarquable des travaux de Vicq-d'Azir, mais comme anatomiste il était encyclopédiste, et nous avons à le considérer maintenant en :

II. Anatomie physiologique appliquée à V homme. En médecine, fragments d anatomie pathologique , ou Recherches sur l'anatomie considérée relativement au siège des maladies. Moreau , éd., t. V, pag. 356.

Idée générale (le la médecine et de ses différentes parties. Mor. t. V, pag. 45.

Réflexions sur les abus dans l'enseignement et Vexercice de la médecine j t. V, pag. 67.

Vues générales ; aphorismes tirés des obsersfations anatomiques, recueillies sur les plaies delà tête; remar* ques sur la gibbosité; aphorismes sur les causes des dila^ tationsdu cœur et des gros vaisseaux; considérations sur

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les signes de la mort du fœtus ; ohsefvat'otfs sur une extrémité inférieure y dont les muscles < nt été changés en tissu graisseux , sans aucune altération dans la for^ me extérieure^ t. V, pag. 356-365.

Remarques sur la médecine agissante , art. Aiguillon , Adustion^ Acupuncture de rEncycIopédîe méthodique.

Du principe vital. Mor., tome V, page 3a, et Vocab. anat.

Sur les irritants , les virus ^ et sur celui de la vipère en particulier.

En chirurgie. Thesis an inter ossa çapitis variinisus absumantur communicatione j vibratione y oppositione.

Sur la laryngotomie. Soc. roy. de méd., 1776.

Sur la taille latérale de Cheselden pour l ^extraction de la pierre. Soc. roy. de méd., *77^'

Sur la manière de retirer le stylet de Méjan dans la fis^ tule lacrymale. Soc. roy. de méd., 1776.

Anatomie physiologique appliquée aux animaux.

Médecine comparée. Dict. de méd. de l'EncycL

Instructions sur les épizooties comparées aux pestes humaines y '774> '775, 1776, réunies sous le titre de : Médecine des bétes à cornes ; a vol. in-8^.

Nous verrons y sous Pinel , comment la médecine avait besoin de revenir à la nature, à la méthode hippocratique; et voilà déjà Vicq-d'Azir qui ouvre cette voie en traitant de la médecine agissante.

Dans ses travaux sur la chirurgie, son but était toujours de montrer que l'art de guérir est un. Il était bien aise aussi de faire voir, contre Louis, qui était alors à la tête de l'Académie de chirurgie, que le médecin était aussi capable de faire de la chirurgie. Il travaillait en même temps à réunir ces deux branches de Tart; et ce fut là le sujet de son Mémoire à l'Assemblée constituante,

Il voulait même aller plus loin , et tirer les vétérinaires du fer du cheval ^ où ils sont peut-être encore y pour les placer à la hauteur de la science.

Dans ses prescriptions contre Fépizootie, il a peutêtre été blâmé pour avoir demandé trop souvent Fabattement des individus attaqués.

III. Anatomie physiologique appliquée à Pliygiène et h l'administration, i® Matérielle.

Traité sur les lieux et les dangers des sépultures dans les églises y traduit librement de Piattoli , avec notes et additions.

1^ Intellectuelle et morale.

Projet de réforme de la médecine^ dans lequel il a donné l'idée de l'Institut.

Éloges historiques y dans lesquels il a eu le talent d'apprécier des hommes de travaux si divers , dans leur propre nature , et dans un style à la fois correct^ élégant , et souvent même éloquent.

Réflexions sur la sociabilité de V homme, et sur t influence des lettres et des arts, en réponse aux objections tirées des écrits de J. J. Rousseau.

Vicq-d'Azir avait donc embrassé tonte une encyclopédie anatomique.

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