‹ Histoire des sciences de l'organisation et de leurs progrès, comme base de la philosophieChapitre 15 sur 61 · Comment ses travaux nous sont parvenus · texte numérisé non relu

Comment ses travaux nous sont parvenus

Les travaux de Pinel nous sont parvenus bien directement, d abord par ses leçons orales à TÉcole de médecine; elles ont été la base de sa Nosographie. Créateur de la clinique pour ses élèves, ses leçons à la Salpétrière étaient extrêmement suivies. Voici l'ordre qu'il y établit : « Une malade est-elle transportée aux infirmeries , l'exploration des affections diverses qu'elle éprouve, a lieu dans un oixlre qui sera exposé dans le cours de cet ouvrage ( la Médecine clinique ). L'histoire en est recueillie, à différentes reprises, par un des élèves les plus instruits et les plus exercés; elle est ensuite rédigée et lue à haute voix au chevet du malade. Je fixe , pendant cette lecture, l'attention des élèves sur les traits, qu'on peut regarder comme spécifiques de la maladie , et dès lors j'assigne la place qu'elle doit occuper dans mon cadre nosographique. Dans certains cas douteux, je discute le plus ou moins de valeur, ou le caractère équivocjue de certains signes, et quel([uefois j'ajourne mon jugement jusqu'à ce que la maladie soit plus avancée dans ses périodes. Par cette méthode, la science des signes, si cultivée par les an-

ciens et si souvent réduite en maximes générales , se trouve liée avec le caractère spécifique des maladies, et reste ainsi profondément gravée dans la mémoire, sans pouvoir donner lieu à des méprises par des applications vagues et indéterminées. » C'est là l'origine des histoires de maladies qu'il donne dans son ouvrage, et qui furent rédigées par M. Esquirol, son élève, et soumises à sa révision. C'est parla aussi qu'il est arrivé à former un grand nombre'Tle médecins distingués.

Ses ouvrages ont été imprimés de son vivant sous ses yeux, et traduits dans toutes les langues.

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