‹ Histoire des sciences de l'organisation et de leurs progrès, comme base de la philosophieChapitre 37 sur 61 · IV. Élémêiils y Ou mûtériûUx de Sèè owtâges et de ses · texte numérisé non relu

IV. Élémêiils y Ou mûtériûUx de Sèè owtâges et de ses

traiHîudùi

D'après la nature du génie de M. de Lamarck , il est presque évident, à priori, que Tobservation autoptique, directe, immédiate, a été la base nécessaire de ses premiers travaux; que Souvent aussi l'observation des autres lui a servi; mais surtout que la méditation sur les faits observés, ou acceptés par liii et jugés à sa manière, a été la principale source des vérités ou principes qu'il a introduits dans la science , aussi bien que des erreurs de déductions auxquelles il a été conduit.

En effet, les hommes de sa trempe d'esprit, quand ils n'observedt pas pâi' eujHdiémes , prennent bien quel-

36o goutempohains.

quefoîs les faits donnes par les autres ^ en n'acceptant toutefois que ceux qui leur conviennent , ou les forçant, les tordant même quelquefois, pour les adapter à leur cadre; mais les déductions qu'ils tirent de ces faits leur appartiennent; tandis. que les esprits édecUr ques font presque toujours le contraire : ils ne peuvent s'élever à une conception systématique; ils restent complètement collés sur les faits , souvent même extrêmement incomplets , sans s'en apercevoir ; ils peuvent copier, peuvent prendre aux autres, prennent même nécessairement : ce que ne peuvent jamais faire les esprits tels que Lamarck.

Mais outre cette preuve à priori , que Lamarck a puisé beaucoup plus dans ses méditations j ce qu'en mauvaise part on nomme imagination^ on peut le démontrer à posteriori, en jetant un coup d' œil sur l'état de la science auparavant et du temps de Lamarck, envisagé à la fois comme botaniste et comme zoologiste, ou mieux , comme naturaliste philosophe.

Qu'était donc la science en dehors de l'Académie et dans l'Académie des sciences?

Coup (Fœil sur F état des sciences avant M. de Lamarck,

I. Dans la nation en général. P® section : des sciences de V intelligence, i^ En dehors de l'Académie, on s'occupait beaucoup de l'art de suivre la marche et de découvrir le mécanisme de la pensée, dans l'action réciproque de sa production et de son expression. Condillac avait vulgarisé, dans ses écrits, \ analyse logique; il en avait élevé la puissance en y introduisant le principe de la liaison des idées , par le moyen des signes ou du langage ; il montra que c'est à l'usage des signes que

P£ XJLUAtiCS,». 36l

l'homme doit le dbévelûppement de ses facultés , et que Jes langues sont la cause directe des progrès de la pensée; qu'en un mot, nous ne savons réfléchir que parce que nous savons parler; que les langues sont des méthodes analytiques et les véritables leviers de Tesprit. En ramenant tous les préceptes de Tart d'écrire au seul .principe de la liaison des idées, il en fit sortir toutes les règles du style. Il essaya de pénétrer dans le développement logique de nos facultés , depuis la première impression sensible jusqu'aux notions les plus élevées. Nous n'avons pas à juger s'il réussit; mais il fit faire des progrès à l'art de la logique.

QL^ Analyse mathématique. Les mathématiques, qui ne sont qu'une espèce d'analyse mécanique, s'étaient considérablement perfectionnées, au point de pouvoir être appliquées à la mesure d'un bien plus grand nombre de phénomènes , dans lesquels le nombre des causes agissantes était assez multiplié. Bernouilli avait en effet commencé la révolution que le calcul différentiel et le ' calcul intégral devaient produire dans les mathématiques. 11 poussa aussi le calcul des probabilités, que Pascal et Huyghens n'avaient appliqué qu'aux jeux, et il commit l'erreur grave de vouloir l'appliquer à la morale et à la politique, que la liberté et les passions humaines rendent impossible à mesurer par les mathématiques; ce qui n'est pas pour les jeux, où l'on peut déterminer le nombre des combinaisons possibles. Les deux Bernouilli étendirent le champ des mathématiques , dans leur application à la physique et aux divers phénomènes delà nature, et même à la mécanique animale, dans la mesure de la puissance des muscles.

Euler, leur disciple et leur élève, continua leur effort et les surpassa; il développa d'une manière plus nette

90s coffiNlilM^ftAilts.

et pliiB étèildUe ràflàly§é IBâthétin«ti^ilè ^t le eiléUl àlgébHqtie; il flppliqtià des iQëIrUtfiefItê à là mëûâliiqiiê) k rb5'drày]i(]yé^ k U dioptHqUe ^ eâ uii Oïdti à tdUteslM pAtiiëi de là physique»

Les mathématiqtiM étaient dôtid m gfiitid progrès aussi bien à r^tfâtigér que ehes nous^ oâr ms hoitiiiiiB étaietit eti rèlalidU âveô rÂcadémi« iVââçais»» Alors, comme M. dé Laruarck u'éUit pâs géomètre^ et qu'il s'appliquait à robseryatioti des phéuottièties où l'analyse tnatbëmalique n'avait pas d'adcès^ on comprend eommeiit Ses travaUM météoiologiques furent repoussé!. Ainsi donc, l'analyse logique et l'analyse mathématique étaient arrivées à un trè^haut degré { mais la dernière finit par écraser l'autre ^ et les mathématiques prédominèrent tellement, qu'elles passèrent et qu'elles demeurent eboore presque exclusivement dans l'enseiifDement.

3*" L'art graphique y ou l'art de formuler les faits matériels et leurs phénomènes ^ soit par le langage ordinaire ^ de qui constitue la description) soit par un langage convenu^ particulier et général^ ce qui s'appelle nomenclature; soit par la délinéation et les ressources de la peinture, l'iconographie; cet art^ disods^nous, était déjà avancé et se perfectionnait tous les jours.

4"* Im méthode^, ou Fart de disposer les faits, les êtres, pour mieUx remplir le but que Ton se propose^ était très-perfectidnnée, du moins en tant que méthode artificielle, qui a pour but d'arriver plus facilement à la connaissance des noms; la méthode naturelle même, qui fait connaiire la nature des êtres par comparaison, et conduit à une démonstration, conimehçait aussi à entrer dans le progrès ; les rapports naturels des êtres étaient sentis et démontrés dans un grand nombre de

points^ dépuii LlfiiSé, Pallft^i AdafllOB ) JUMiétt ; étt. Par sa méthode dichotomique, Lamarck a brisé^ iftâs dftUtè, èfes tvppéiti ââtUfêh; ilidto il à mbhlté la ftérie ÉHiffnaiè.

IL DmuF id ièôtAm m enttf^Né dt^ Méheês hdtiit*

HUêjfj Ifui 6M poùt ëujët les étlrS et lëà phënôttètlëil, é'eit^à-dihe la dâtUfe , on ttVait assèi^. généialètifëtit àbfeit)donné lëÀ fr'andéft qUestibtl^ du lettlps^ déVèspiidëj de Ift ftialièrè , de là for'tné, de Tinfllii, du ttiôUVeiiiehf ^ ëtô. Cëpëiidttnt^ en Alletnagnei bn led soulevait^ En FMHëë, 6fi fie s'bcGUpâit qu'à rëéhërt^hei* les lois des phéiiomènes, mais seulement partout où la liiâthëtliatique étftit applicable.

!• Physique, Oti s'occupait soigtlëtî^nlënt dé la lUttiiàii!) de la chaleUr, de la densité ou pesahteuf spécifique des cok-ps , du son ^ de rëlectricilé , du magnétisme) plutôt cependant sous le Rapport des It^is de leUr production, de leur propagallot) et de leur ffîësu^e qu'autrement. On s'occupait surtout des corps itnpondérables^ dont on diminuait considérablement le nombre y par la connaissance des corpa à l'éuit galeui^

â<> Chimie, C'est aloré aUssi que Laplace entre avec Lavoisier dana ses théories sur la chalëUiS et pat* suite dans l'exameti des phétiomènes efaimiqlies dfe la tombùstion^ de foxytlaîion, de l*acidifitation; fet Lavoisier avait pu , sur un asse^ grand nombre dé (bits ^ généraliser sa célèbre théorie chimique | et éli faire sortir Un système et une nomenclature, doù résultèrent une grande simplification de la science et de nouveaux progrèa.

Noua concluons donc qu'il y avait prédominance des lëiëticëft mathématiques ) jpuis des édeiiMI physiqliM «t

9m ceVmfffrftAilts.

et plus étftndUe ràfià1y§é ffiâthéâiàti^tlè H le diléUl klgébHqtie» il ftppliqtiâ des liiëtrUtfiefltS à là inëûâUiqué^ à rbtdraulicjué^ k là diopiriquei eii uii Oïdt^ à toutes !«» pttftieâ dé là physique»

Les mâthémaiiqii^i étaient ddhd eti gfiitid progrâs âuasi bien à iVtratigét* que eheÉ nous^ oâf ces hottiintB étaietit eti relalidti âvM rÂGadélliie iVAUçaise» Alors, comme M. dé Lartla^ck b'étsît pâs géomètre^ et <|u'il s'appliquait à robsertatioiî des phëfiotuèties où l'analyse tnathémalique n'avait pas d'accès^ on comprend comment Ses travaux mëtéoiologiques furent repousséi. Ainsi donc, l'analyse logique et l'analyse maihémaliqile étaient arrivées à un tt*ès-haut degré; mais la dertiière finit par écraser l'autre ^ et les mathématiques prédominèrent tellement y qu'elles passèrent et qu'elles de> meurent edoore presque exclusivement daiis Tens^nement.

3*' L'art graphique ^ ou l'art de formuler les faits matériels et leurs phénomènes ^ soit par le langage ordinaire^ ce qui constitue la description) soit par un langage convenu^ particulier et général ^ ce qui s'appelle nomenclature; soit par la délinéation et les ressources de la peinture, l'iconographie; cet art^ disons^nous, était déjà avancé et se perfectionnait tous les jours.

4"* Im méthode^ ou l'art de disposer les faits, les êtres, pour mieux remplir le but que l'on se proposé^ était très-perfectionnée, du moins en tant que méthode artificielle, qui a pour but d'arriver plus facilement à la connaissance des noms; la méthode natui^lle même, qui fait connaître la nature des êtres par comparaison, et conduit à une démonstration, conimehçait aussi à entrer dans le progrès; les rapports naturels des êtres étaient sentis et démontrés dans un grand nombre de

points^ dépuii Uméj Palla&i AdafllOB ) JiiMiétt $ êkè. Par sa mëlhode dichotomique, Lamarck a brisé^ Èkûs douté ^ èfes rappèra âàtufêU; Adto il à mùhlté Ih ftérie Ébiffnâiè.

IL Omir id ièôOoA m ent^h'é dt^ ëtiéheêé HMl^ t*UÈéj Ifui bHt poM iUJët les étt^§ et lëà phéhôttètléit, d'eit^à'^ihe là dfttùfé^ ôil ttVàit ëssèi^. génëlâlètifëtit àbfeitldôhbé lëè grande» qUestibfl» du lettlpà^ dèTespâvië, de Ift aiàlièfè j de là jfor^tné^ de rinfllii ^ du ttidUVerhéhf ^ ëtô. Cëpëiidtttit^ éd Allërnàgfiië i dn lëâ soulevait. Ed FhàHëë, ëfi fie s'bccUpàit qu'à rëéhër(;hei* les lois des phédomènes, mais seulement partout où là niâthëttiatic(ue était applicable.

I* Pkfsiquéi Od s'occupait soigdëti^mënt de la Idtdiàr^) de la chaleitr^ de la densité ou pesàdteuf spécifique des cok-ps 9 du ton ^ de rëlectricilé , du diàgdélinme) pltitèt cependant sôus le tappdrt des lois de leUr production, de leur propàgàlldd et de leur ffîësu^e qu'autrement. On s'occupait surtout des corps impondérables^ dont on diminuait (t^onsidérableniënt le nombre y par la connaissaddë des corps à l'état gàiettii

â<> Chimie. C'est aloré adssi que Laplace entre avec Latoisier dàdd ses théories sur là chalëur^ et par suite dans l'éxainëd dëii phénomènes iifaimiqlies dfe \A corn-

bitstion^ de fox/dation y de tacidifitmiori; fet Làvoisiër birâit pu , sur un asse^ grand nombre de (bits ^ généraliser sa feélèbre théorie chimique \ et ëd faire sortir Un ^ système et une nomenclature, d'où résultèrent une / grande simplification de la science et de nouveaux progrès.

Nous Concluons donc qu'il y avait prédominance des Sëiëdcëft ktiàthémàtit}ue^ ) puis des édedëe» physiq^M et

3^ GOlVTSIfPPYtAfNS.

aypncée par suitie d^s travaux de Haller, de Dimb^^topi

de Cupiper, Pt surtput de Vicqrd'Azjr,

La classification était beaucoup moins avancée, malgré ]fi^ travaux de Lipq^ et de son éqqle ; ^ ppine s'il

était mêm^ qiie^tîop de méthode naturelle, àefamUlN

mtHrelles^ et des principes qui doivent diriger d»i|s \mx coordipdtioq, si ce n'e^t danis le^ travaux de P^|a$, Çs^ pçpdan)t le hngagç descriptifs h nomenclatu^ éim^X

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