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C. Organes appendiculaires (^adminicula). 11 passe

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ensuite aux appendices , parmi lesquels il place : i^ la mâchoire inférieure; !i* les bras; 3^ les pieds ; 4^ 1^^ os intérieurs (hyoïdes et cartilages).

Il avait erré en plaçant la mâchoire supérieure au rang des vertèbres. M. de Blainville a rectifié cette erreur en démontrant qu'elle est un appendice comme l'inférieure. Il était, du reste, dans la vérité pour bien des cas, quoiqu'il ait commis des erreurs.

II. 11 traite ensuite de la. mélhoile suwant laquelle il faut décrire les os isolés. Et il veut qu'on étudie le développement et la délimitation du système osseux en général ; les différences , i^ dans les soudures ; a^ dans les limites; 3^ dans le nombre; 4^ l^s différences de grandeur ; 5^ de forme. 11 y a là des choses intérassantes.

III. Sa troisième élude porte sur Vordre qu'on doit suiifre dans Pélude du squelette. Puis il en donne un exemple spécial dans son Mémoire de 1786, sur l'existence de l'os incisif dans la mâchoire supérieure de riiomme comparée à celle des animaux. C'est sur cel os qu'a roulé loule la discussion de Goethe avec les analomistes allemands. Blumenbcick et les autres soutenaient que Tabsence de l'os incisif séparait l'homme du singe; Gœlhe, au contraire, soutenait qu'il y avait un os incisif dans l'iiomme, et il se contredit en expliquant, parles causes finales, qu'il rejetait, la raison pour laquelle cet os est sitôt soudé dans l'espèce humaine. Voilà , en un résumé rapide, l'ensemble des principes de Gœtlie; principes (|ui, étudiés et approfondis, pouvaient conduire à de grands résultats; mais on ne saurait dire qu'il ait eu le sentiment de son effort, tant cela était artistique pour lui.

Oken. Les besoins de la science, à l'époque où nous sommes, étaient de démontrer la série animale non

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plus par rétude des êtres eux-mêmes formulés et définis staliquement ; non plus par celle de leurs actes ou par la biologie de ces êtres , comme l'a fait Lamarck ; non plus même par l'élude de l'organisation normale et . adulte , envisagée dans chacune de ses parties , considérée pour ainsi dire à travers les espèces par Tanatomie comparée.

Mais cette démonstration devait se faire dans le point de vue du parallélisme entre les degrés de développement des organes d'une espèce et les degrés de la série, en tenant compte du développement proportionnel de Tespèce suivant sa place dans cette série, sans omettre la çonsidéralion des sexes et des anomalies.

Or, pour bien comprendre ce dernier progrès venu en son temps comme tous les autres, il fallait nous arrêter un moment à exposer la théorie des métamorphoses telle qu'elle a été établie par Wolf et développée par Goethe. 11 fallait montrer que cette théorie, fondée nécessairement sur la conception d'une idée ou d'un type idéal, autre qu'une mesure, c'est-à-dire, qu'un être réel, se rattachait nécessairement à l'idéalisme transcendantal de Kant, de Ficlite et de Schelling.

C'est ce que nous avons fait en analysant brièvement les principes proposés par Gœthe et l'application qu'il en a faite aux plantes et aux animaux. Nous avons aisément reconnu que si la conception était facile pour une grande partie des végétaux, à cause de la similitude des parties, cela était beaucoup plus difficile pour les animaux, chez lesquels les organes ne naissent pas les uns des autres; que cependant l'essai infructueux qu'en avait fait Gœthe devait avoir un résultat important pour l'étude de l'animalité en elle-même , et pour celle des différents degrés de son développement dans

Tes deux sexes et dans les monstruosités naturelles. C'est ce que nous avons montré en exposant son plan d'ostéologie où se trouvent d'importantes considérations j bien que Goethe soit loin d'avoir eu une conception générale de l'organisation animale et de la science. Maintenant, pour apprécier Oken, il ne faut pas perdre de vue qu'il est parti de la définition de la science donnée par Fichte : « La science est un système ti de connaissances déterminées par un principe supé- « rieur, lequel exprime la valeur et la forme de notre <c savoir. » Ce sera donc avec ce principe supérieur à la science et en dehors d'elle qu'il va la concevoir, et ce principe il l'empruntera à Schelling, complétant la définition de Fichte, en ces termes : « La science est une (c image de l'univers, en tant qu'elle déduit les idées des c( choses de la pensée fondamentale de l'absolu , d'après (c les principes de l'identité dans la triplicité , et en tant a que dans cette construction elle reproduit la marche (( de la nature , c'est-à-dire, la succession des formes « ((u'elle revêt tour à tour.» Voilà tout Oken ; car, partaut de l'idée du tout existant par lui-même et représenté dans ses parties , il voit dans la succession des êli*es la manifestation ou la répétition des parties de ce tout. Par cette loi est fourni le principe d'une disposition, , d'une classification et d'une nomenclature rationnelle de ces êtres; ce qu'il nomme la philosophie de la nature ou de l'objectif.

Oken étant le seul naturaliste vivant dont nous avons eu besoin de parler pour démontrer les progrès de la science par son histoire, nous ne devons pas nous a^ rêter à exposer sa biographie , ni les éléments de ses travaux, ni leur énumération méthodique; nous passons immédiatement à l'exposition de sa philosophie de la nature.

Système danatomie et d histoire naturelle. « La nature^ dans son ensemble , doit être considérée comme un corps organique, dont les parties seraient le développement, ou plutôt la répétition d'un seul principe; 1» voilà l'idée de Schelling. « Les éléments sont, pour les minéraux, les végétaux, les animaux, le principe dont ces corps émanent, dont ils sont le développement ou mieux la répétition. »

Les éléments sont au nombre de quatre : i<> le feu ; a** l'air; 3° l'eau; 4^ la terre.

« Excepté les éléments, il n'y a rien dans l'univers qui puisse exercer une action quelconque. Or, comme nul être ne peut éprouver de modifîcalions que par l'influence d'un autre, les éléments n'ont pu en recevoir que par leur influence réciproque ; existant seuls primitivement, le nombre des changements ne peut donc pas dépasser le nombre de tiois. » Voilà Dieu nié, et la triplicité de Schelling admise dans l'unité matérielle.

a La nature est donc composée de quatre grandes masses » ou règnes, qui sont :

I® Les éléments Règne uni-élémentaire ;

'x^ Les minéraux. . . . Règne bi-élémen taire ;

3^ Les plantes Règne tri-élémentaire;

4° Les animaux Règne quadri-élémentaire.

L Éléments. L'histoire naturelle des éléments est l'objet de la physique et de la chimie.

Le feu est composé de trois agents: i® la chaleur; a** la lumière; 3*» l'élher ou pesanteur.

Vair est le feu condensé.

Veau est l'air condensé avec un excès d'oxygène.

Lci terre est l'eau condensée avec un excès de carbone.

Les matières simples , telles que l'hydrogène , l'azotate, l'oxygène et le carbone, sont pour les éléments ce T« III. 3a

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que sont pour les corps orçanisés les parties ou systèmes anatomiques.

Les différentes combinaisons de ces matières simples produisent les différences dans l'élément terrestre , le seul qui puisse éprouver des changements.

Ces combinaisons sont au nombre de quatre :

i^ Si le carbone est pur, ce sont les minerais ;

a® S'il est combiné avec l'hydrogène, — les combustibles;

3° Si avec l'hydrogène et l'oxygène , — les sels ;

4® Si avec l'oxygène seul , — les terres.

II. MmÉRAUx. « Les minéraux ne sont autre chose que l'individualisation de leurs parties ou organes. » Ils sont bi-éiémentaires.

Ils se divisent d'abord , d'après les éléments, en quatre classes :

!*• c. Minéraux purement terreux , — terres, — m. terriques.

1I« c. M. influencés par Feau , — sels, — m. aquatiques.

m* c. M. influencés par rair^ — carbures, — m. aériques.

IV® c. M. influencés par /e feuj «— minerais, — m.

iguiques.

et La nature a produit les minéraux d'après des lois constantes, immuables, de manière que leur nombre^ leur place sont fixés; d'où les familles et les genres ne sont nullement arbitraires. »

Son système minéralogique donne la preuve de cette assertion ; chaque classe, chaque ordre, chaque famille, chaque genre étant divisé en quatre d'après les classes.

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Onires, Ftunilles.

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