‹ Histoire des sciences de l'organisation et de leurs progrès, comme base de la philosophieChapitre 9 sur 61 · SECTION II. — VICQ-D*AZIR · texte numérisé non relu

SECTION II. — VICQ-D*AZIR

Nous venons de constater un progrès exécuté par toute une famille. Dans letude biographique du savant, qui doit produire cet autre grand effort d'étendre à tous les corps organisés la direction donnée par Haller à l'élude de l'homme, en créant l'anatomie comparée, nous allons trouver un exemple entièrement opposé, du moins sous le premier rapport. Ce sera un homme dont la vie scientifique, si pleine, est interrompue brusquement par la mort, au milieu de la carrière la plus active et la plus féconde, dans laquelle il n'avait plus qu'à profiter, pour ainsi dire, de l'impulsion qu'il s'était donnée; un homme dont l'effort scientifique est luimême suspendu par une crise épouvantable dans l'état social, au point ([u'après sa terminaison apparente, on croit voir une seconde renaissance des sciences et des lettres, et que la génération suivante peut à peine remonter jusqu'à l'auteur réel de ce grand efforl,

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étourdie qu^elle est par les prétentions incessantes de ses successeurs.

En effet, Vicq-d'Azir, comme organologiste , n'a pas été encore convenablement jugé. Moreau de la Sarthe, quoique médecin instruit , ne paraît pas avoir été en état de l'apprécier, et encore moins Lemoutey, qui, du reste, Ta parfaitement jugé comme écrivain et comme philosophe.

Nous avons à considérer en lui le créateur de l'organologie, pour l'appliquer à tous les êtres naturels. Prenant l'anatomie de l'homme au point de Haller, il va la perfectionner dans la direction d'anatomie comparée, et reprendre ainsi Aristote et Galien oubliés. Comme conséquence, il va conduire à la signification des parties dans la série. Telle est l'œuvre commencée et achevée par Vicq-d'Azir, et qu'un médecin seul pouvait produire.

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