‹ Histoire des sciences de l'organisation et de leurs progrès, comme base de la philosphie;Chapitre 27 sur 45 · T. I, II · texte numérisé non relu

T. I, II

existence et s^^ écrite, pu flPJPH?^ Pf^Ht'Pt^^ W^ f^^ 9BÎ" pions tpMchant^p très-petit noin|)re de çujjets. Pp ^pji

voir qu'j|§ çp I^P^'R^nl F^pl^^P^pPÎ ^ F^Ï9R f^ 4n?ÎBl6- Et p^ipç il çst tftviJ 3 ^i|: (iigpe ^e rf|flarf|He qqq j^ derpier q'a p^r^é qv|'4ne o.\^ fjepx fqjis (Vi^ippocrî|te, ett jamais poqr les pjiqsps (\^ ^on art^ qnpiqu'jl ep 8|it ç^ si souvent l'occasion et qu'il ^jt pité Pp^jybp, q^ç l'qp pyp^t gendre d'Hippocrate.

Nops devons; remarai^ej' çncorç q^e ^î Hérp^pte , i^i Thucydide, pi Xçnophqn^ n'en ont dit ufl mot dans Ipqrs puvrages, qui trsjhept çepç nçjant (le l'hisfpire delà Grèce pendant Ifî cours dg |a vie. f^'f^jppocrafe. ^.e memp silence a été gaf^^ p^f Aristppbapei dans seç; coaiédies et par les orajeurs ^ap? Içurs haranguas. M^is cp, q^'il y a de plus sjpgulief , c'çst que dsips |a ^,^lle. ç^escriplipn que Tjiucydjde, ^ 4^^|[^née de JJa peste qui séyjt s^i cruellement sur Athènes penfis^^t la guprre ^u péJoponèse j il n'est nullement question d'JIipppçra^p que l'on prétend j'ayoïr Éirr^tée. Çt cpnitpe (Jàn^ \çs quyrage^ méme^ qui sont attribués à ce médecin, il u'est fait éealQment aucune men^ipn de ce fléavi , il faut hjen croi|-e que s\ pippoçrate existait à cette époque ^ ce qu'il est difficjle de nier^ p'^^^i^ \9^\ simplepient uq des hommes de racole des Asclépiac^es qui, y jvan^ ^^ Cos ^ av^prè^ du temple d'Esculape , commençaU à sortir l'art ifle la medeçipe des ipains des mipistres du tei^pje, et qui, n^ se contentant plusde^ dpnner cçi^m^ eu^^, aux malade^ qui veinaient les consulter, les re|[^ièdes épjouv es parle téippignage des ipsçriptipn s ^ allai| visiter les malades a leur domicile.

Ce n'est ^onc pas dans l'ancienne Grèce que i^pus avons pu espérer trouver les éléments propreç à éclaircir la question, et nous avons été obligés d'interroger Rome et Alexandrie. Scrutant ces deux sources de tout

4YA'T ^HISTOTB. }63

c^ q\x\ a été cent sur flippçicrfite pt sur $e^ puvrages, i)f)V|s ayop^ été coRçluits à p'accQr4er à tant d'opinions éfD^ses sur $«|¥i^9 ses voyages et ses écrits, qu'une très* fa)ttle conftfinc^y t^Ile quç la mérite un faisceau de gtffiiise^ appcf^yphesi , açcunmlées successivement par un gf-and npmbre de faussaires de l'Asie Mineure et surtout ^'Alexatfdrie , embrassant toutefois un petit nonahrfl (i'qbsen^iÛQQS utiles, recueillies par les collège^ des prélre^ ou dçs inédecips.

S'il es|: si difficile d^ déipéler quelque fait de sa vie ^U roilipu flp tapt dp fables, combien dpit-il Vêtr€i da- ^fii^tage dp juger c}^ l'aq^hepticité de ses ouvrages. Le §tyle gfl esH' vérîtai^^ement un? Est-il reconnaissaWe ? flst^ce partout le même dialecte ? A-t-op n^ém^ pp puvr^ge certain d'K(ippocrate , qui puisse servir de type ppv^r juger )es autres? Ce sont autant de questions qu'i| serait bi^p difficile, pour ne pas dire impossible, de rpsppdv^ ^ffpmativeïpent , et qui pourtant devraient Vétrfî avant de pronopcer.

QpsiPt Sin% matières , smx opinions, aux théories que confiçpnent ces ouvrages, il est bien prouvé qu'elles n'ont psjs d'unité, qv\'ellps sont souvent opposées et contradictoires ; |piiep ptpSy pp peut affirmer qu'elles ne signifient f(as grand'cbpse, m^tlg'^é leijr immense renommée.

4ipsi dpPP, pî^r la lecture attentive des œuvres^ SiXtrir bvi^es à Hippocra^e, on acquiert bientôt la preuye de leur o[^^^f ilatiop, à des époques différentes, et de la pluralité de }fi^r^aute^rs, daps Içs çoptradiotiops de doctrines qu'ils py^^fllç^m. Lf psipyrps é^it fort rare; Hippocrate éçri? ^9ii\ sfxj; des ^hle^es enduites de cire, ou sur des peaux (^'aq^mau^^i si^r lesqpelle^ il était facile de raturer ce qui j^f^^^siait peu clair, pour le remplacer par d'autres iîipfiS % ^'^l ^V^^h QM'^ti y^pport de Gali^p plusieurs de

l64 ÉPOQUE GRECQUE

cfes recueils furent interpolés par ses fils et son gendre, dans le but d'expliquer des passages obscurs. Cette mutilation fut portée à son comble, lorsque les Ptolémées, voulant former une bibliothèque plus considérable que celle des Attales à Pergame, prirent, sans examen, tous les livres que leur offrirent une foule de gens avides. C'est de la sorte qu'un certain Mnémon de Pamphilie vendit plusieurs volumes d'Hippocrate à Alexandrie, avec les corrections et les additions qu'il y avait faites. Comme on doutait déjà de l'authenticité de ces livres , les savants d'Alexandrie s'appliquèrent à les vérifier avec beaucoup de soin, et placèrent ceux qui parurent les plus authentiques sur une tablette particulière, et on les appela les écrits de la petite tablette. 11 paraît qu'Érotien en tira un grand parti pour la vérification des écrits d'Hippocrate. Un certain Artémidore Capito, et son parent Dioscoride, qui vivaient sous le règne d'Adrien, furent ceux qui mutilèrent le plus les ouvrages du philosophe de Cos. Ils remplacèrent les vieilles expressions par de plus modernes , firent des interpolations dans le texte, et supprimèrent tout ce qui ne leur <convint pas. Heureusement que Galien, qui nous donne ces renseignements, pouvait encore de son temps distinguer les vrais écrits d'Hippocrate, quelquefois même les fautes des copistes; il avait plusieurs versions, et toujours, dans ses commentaires sur Hippocrate, il préférait la plus ancienne. Tout repose donc, en dernière analyse, sur Galien, qui a, pour ainsi dire, recréé Hippocrate et habilement refondu ses œuvres en jetant les bases de la science médicale et de l'art de guérir. Dès lors ce serait fausser la vérité que de juger d'Hippocrate par l'état actuel de ses œuvres. IL Vie et doctrine d! Hippocrate. Fondés sur l'analyse critique que nous venons de faire, il est donc impossible

AVÀIfT ARISTOTS. l65.

d'admettre les généalogies fabriquées, d'après lesquelles la famille d'Hippocrate était de la race des Asclépiades , et se continua, pendant trois cents ans, dans sept médecins de ce nom, qui paraissent avoir pris plus ou moins de part à la rédaction des écrits hippocratiques. Hippocrate F'' était contemporain deThémistocle et de Miltiade, 5oo ans av. J. C. Hippocratell, le Grand, considéré comme le fondateur de l'art de guérir, naquit dans l'île de Cos, 4i6 ans av. J. C. Suivant les apothéoses, Héraclide , son père, descendait d'Esculape, et sa mère, Praxité, d'Hercule. S'il fallait en croire les ouvrages qui lui sont attribués, il aurait voyagé en Macédoine, chez les Scythes, don t il a dédrit les mœurs, et dans la plupart des villes de la Grèce, où il serait devenu célèbre par ses cures médicales. On ne sait au juste ni en quelle année, ni où il est mort. En dehors de tant de fables, ce qu'il y a de probable se réduit à voir dans Hippocrate un prêtre du dieu de la médecine, qui vivait à Cos vers 4i6 av. J. C, et qui commença la pratique de l'art de guérir au domicile des malades.

Aristote range Hippocrate parmi les premiers physiciens de la Grèce. Suivant Galien , il changea la face de la médecine, en éclairant l'expérience par le raisonnement, et en rectifiant la théorie par la pratique. Dans la théorie , il n'admettait que les principes relatifs aux divers phénomènes que présente le corps humain considéré dans les rapports de maladie et de santé. Reconnaissant la haute importance des secours mutuels que se prêtent la philosophie et la médecine, il regardait le médecin philosophe comme un homme divin.

L'incertitude qui existait sur Içs écrits d'Hippocrate dès l'antiquité, n'a pas empêché de lui attribuer unanimement les traités : i** Du pronostic; 2^ Des humeurs; 3^.Jte$ prédictions ; 4!* De h nature de l'homme, quoi-

c}Uë ^lus tldUteùx ) 5^ De^ airs , dëà liëtit et Ûlèi tSflÙi | 6"" Dés aliitiénts; 7*^ Du réginie dàtis les mâlàilied àigUës^ 8"* be^ \im% dails) rhdiîime. Là plupart déâ âuti-e^ sôiit attribués à sotl filis The^salùs^ ou à àbh ^tidl-ê Pdlyiie, et à quelques diitres iiieil)bi*es de bette fàttiillë;

Le livre De la tiature dé Thotiitiie ëdfatiëtit le plus de ses dogmes ; c'est là qu'oti ti-btitë là doctrine d'HIppbcràté sbr les éléments;

Il ne disséqua poiht de Cadavre Kiiindin ; totlt ku plus s'il disséqua quelques animauM, à riristar de Séâ prédécesseurs; ëussi sotl anatôinie est-ellë fôH grossière j fbrt iticômplète et très-sou vetit fetroiiée, si fceii'ést eti tjueli|Uës ji^dlrîts pour Fôstéoldgié^ dans lé kâitédèi Fràbtures qu'dti lui attribué; là inydidgië ^ é^t à peu près iiulle : il cdnipréhd tous leS muscles àbils le hdtfi de sdHcoi (cbalr). L'atigidiogie H'èst pas plus iitëncëe; il ne èdntiàit àUeuilë dilTérëtlce entre les àrtèrëâ et léS veinés, il n*a tjul^ peU de physioldgie, encore ëst-ëllë b3rpdtttétique,ët rië porte t|ue sur la respiration, là digestion et la génération, comme celle de Démofcrttè ël des àiltrëS du même temps. On tie troUtë datlS Hippocrâtë t|ué i[jUel€[Uëià notions plus du mbids Ijizlirreà sur lëS sciëdceâ médibàleâ et sur la cdimaissance de rhdtkméi

Il est plus itttéreSsàtit daris sdn célèbre traité de Ji^Hb'ùi) aquù et Ibcù; il y cbmfflencë asse^ héureusémédt rhistdirë naturelle du là physique médibale : après ^ avoir parlé dé l'importàtice^ de l'examen, de là positldti des liéUx et des effets des diverses expositions, il traite des ëàux^ de leurs avantages et dé leurs incdhvétiients.

La véritable gldire d'Hippocrate j C'est d'avoir outert la marche scientifique , en créant l'hiâtoire naturelle des maladies cheas l'espèce humaine. Celte partie fut poussée assez loin pour qù'Hippdcrate ait pu être cëHsidérë ëdmixid ie eréat^ui* dé là séméloUque e| d^

prognostic; et c'est là la base de l'art de guérir : con- ^ naître la maladie par ses caractères, ses symptômes, en .suivre et en deviner la marche, afin de pouvoir, dans tous les cas prévus, appliquer les remèdes convenables. Mais ce grand pas le conduisit nécessairement a créer la diététique, ou le traitement naturel des maladies^ et, par siiUe, ik metHodè d'êx|>ecl^ilbH, qiii c8n^islè S laisker agir la Hàtiirë, el à seconder ses ëttbrts;

iîiJipcJcrité a donc jéle les ^éritâbleè bâkel ttë là

âciènbé ^édicdlë, 6ii la taisdnt eïi[\^ht Q&hk ïàMt deà

âcîëliëëâ halbrellës; t)dr la nietliodë d'obséhalîbti, l'his-

tBii^ë liâtilletle dés maladie^, il à créé la âéHiëidtiiqiie et le

jJtbgtidktic, là dîététîtjtië et la iri^dètirie ëkjpèckhtfe qui

ëiî découlent; triais 11 n'était ni àHatortiiétfe, tii physidlo-

|îkte, ni thérapèutistë; Ih ne disséljUil jàiliaisde càdàvreii

fidnikîtis: cela éiàit impctséiblë, â bausë de U pi-bthpti-

tUBé ateb laquelle bn entëlrkit les nibWs et dti tëàpëcï

^kë la Grèbe attachait â leurs restes. îl àe bdiiteîità, S

rykëmplë de fiétiiocHte, ÏÏé disséquëi- dés âfainiatlx|

ëttcb^e rie le fâîsait-il pas avec sdiri , baf; à l'fexcèpltibri

d'ùrtë ostéolbgië pliis ou Hrldiné exacte, il ign brait fcohl-

plëtèiheiit tdUles les autres parties dé l'ariâtdhilë. L8

pbysiolb^ié à sa base dans l'aliatotiiiè; il lui était ddiife

îHij[)bssiblë de la cdhtldîtrë. 11 acbëfitk liettettiëtit le^

BaUéëâ fiiidies et l'action de là Phdvidëhcë sul- lès crêar

tares. Pout lui , c'est Dieu qui châtie par lëà toalàdièà

et ijiii fait réussir les ^eiîiêdës, (\\n cdîidtiit hvit pdrtél

aii tbihbëaU et qtii en raîriêHë; cette choyâncë fdt ttiêliaé

litië des ^randesl cauîJës qui le condtiisihëfat à feecdbër

le joug de la superstition et de la jonglerie, à les bannir

de la médecine, et, enfin , à préconiser la seule morale

qui pouvait conduire au progrès.

l68 liPOQUB GRECQUE

SECTION II. -~ AEISTOTE.

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