III. Des éléments çu matériaux des owrages dArisfote
Le* élén^ents dont At^istote s'est servi pour composer ses ouvrages sont de deux sortes. Il a pu puiser datis la tradition orale ou écrite, ce qui comprend les leçons de ses maîtres, les ouvrages de ses prédécesseurs et de ses contemporaitis, soit de ses compatriotes, soit des étrangers j et en second lieu dans ses propres observations, ee qui suppose des olijets ep nature , par conséquent des hommes pour les recueillir et de l'argent pour les payer r dans son testament il parle de stdtueâ d'animaux en pierres , hautes de quatre coudées et dédiées à Jupiter et à Minerve.
1° Auêeurs grecs antérieurs à ^ristote. Il est itldubitable qq'Aristote a puisé chez les philosophes qui l'ont précédé; il possédait une riche bibliothèque, dans laquelle •se Upuvâidiit^ à en juget* d'après ses citations^ les ou«
4AISTOTBi iQi
Y|9ges de %ùw les poètes et de tous les philosophes ^e§ prédécesseurs. Il a exposé les opinions de Pytbâgore eî de ^OQépo}^; deLeucippe^ deDémocrife^de Parmënide^ d'^tppédocle, etc.; il cite Eschy{q, descetidant des Asclépiade» : il est à olx>ire qu'il a pu recevoir les lrftdî«tîpps ipédicinales bippocratiquès. Dans l'histoire natu-s rell^^U a f^ité Alcméon de Crotoue. Diogène Appllonifelté est aité dsioi le livre de Spiratmna, poiir avoir expose^ ainsi qu'^Qa^figQre^ comment les paisspUB et même les huîtres respirent.
Hérpd0ru$ Hérapléote de Pont^ père du rhéteur Aryson, lui % fourni^ (lans l'Histoire des animaux % une QbseryatiQq sur les migratipns despiseaux; on igdoréoé qu'était cet auteur^ il n'en est resté que ce passage.
Syepnensis Cyprins « médecin de Chypre /est cité'
pour une description très-singulière des grosses veines^
Polybe Test textuellement ^ sur le même sujets
U h\% it^ention d'Anaxagore de Clazpmèrie dans l0
li^rei/*^ Spiratipne^ pour la manière dont il conçoit que
se fait la respiration dans les poissons.
Homère y Musa^us, Simonides, Stésichore, Hérodote d'Ifalicarnasse sopt également çitési Le dernier a pu Iqi fqurnir certains faits sur l'Egypte } mais il eq fait rare^ ment usage*
Ctésias de Cnide, médecin de Darius II Nothus^ avait écrit l'histoire dé Perse en vingt*trois livres, et une histoire de l'Inde. U aurait pu fournir un certain nombre de faits sur ces deux pays et leurs productions. Mais il était si crédule et a ramassé sans critique tant d'histolf^es incroyables, qu'Aristote ne le cité que très-raremeht et