‹ Histoire des sciences de l'organisation et de leurs progrès, comme base de la philosphie;Chapitre 5 sur 45 · TA · texte numérisé non relu

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coAstAiices dans lesquelles il se trouvé. Cherchez , en effet , dans Thistoire ancienne^ moderne et récente, la (ireuve de cette dëfitiitiou, et tous trouverez t]ue Tëclectisme n'est véritablement qu'une règle de plohib, a&sez mince même pour fléchir k propos et ifacilement, de manière à pouvoir sappliquer aux circonstances les plus diverses et aux opinions les plus contradictoires.

Bien plus, et ce qui est encore mieux fait poiir nous frapper d'étonnement, c'est que la religion qui résume si admirablement tout ce qiii constitué la connaissance^ puisqu'elle seule saisit, embrasse l'homme tout entier , dâhs tous lés lieux et dans tous les temps, au présetit comme an passé, comme au futur , non-seulement n'a que fort rarement étS comprise dans la philosophie , si ce n'est peut-être par Pythagore dans les temps anciens, et par saint Thomas dans la scolastique des premiers de nos temps modernes, ainsi que plus tard par le célèbre institut dé Jésus; mais, bied mieut, qu'elle à été considérée coi^me soti antagoniste naturel, son opposé nécessaire. £n sorte que, de nos jours 9 et surtout dans le siècle dernier, par un renversement total de termes et d'idées, la philosophie a pris, pour ainsi dire, comme sa définition, d'être opposée à la religion. Un philosophe est encore, dans l'opinion vulgaire et presque générale de notre temps, uii homme antit*eligieux , od au tnoins indifférent, indépendant de la religion; quoique, ainsi qu'il est si facile de le démontrer, la philosophie et la religion ne fassent véritablement qu'une seule et même chose, lorsque Tune est bien comprise, et que l'autre est parvenue à la sublime élévation de la religion chrétienne, la seule qui, sans même considérer sa divine origine, satisfait à tous les besoins de l'homme social et de la société; qui la comprend et la soutient tout entière^ grande ou petite, sous quelque forme qu'elle sôitj en

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mettant le deifoiren première ligne, et s'élevant jusqu^à la conception à^l^. vertu ^ substituant à la force physique brutale Ja force lAorale, et cela par un mode admirable d'éducation et d'instruction '.

C'est de ce point de vue à la fois philosophique et religieux^ que mon cours sur l'histoire des progrès de la zoologie, la principale des sciences naturelles, depuis Aristote jusqu'à nous, a été entrepris, et c'est pour cela qu'en le publiant nous prenons pour titre : Histoire des sciences de F organisation et de leurs progrès^ comme base de la phi' losophie, et non pas celui sous lequel il a été fait à la Sorbonne : Des principes de la zoologie^ démontrés par son histoire depuis Aristote jusqiià nous; preuve que nous avons accepté depuis assez longtemps l'opinion que l'histoire de la science est la science elle-même. Mais pour cela il faut que, faisant abstraction des efforts infructueux, restés sans succès, parce qu'ils ont été fai\s dans une fausse route, ou mal à propos,, ou même à rebours, on ne tienne compte que des pas qui ont eu lieu dans la ligne droite, entre le point de départ et le terme ou le but. C'est la raison pour laquelle, dans ce long espace de temps, depuis Aristote jusqu'à M. Oken, ce qui forme plus de deux mille ans, passant sous silence les travaux des personnes qui ont pris, pour ainsi dire, à gauche, volontairement ou involontairement, ce qui a souvent eu lieu par suite de circonstances individuelles , j'ai choisi pour jalons de cette histoire un certain nombre de ces hommes éminents qui, forts de leurs

' Je me rappelle à ce sujet que le célèbre saint Simon de nos jours, celui dont on a si singulièrement travesti les doctrines, et que j'ai beaucoup connu , entrant un jour chez moi et posant un petit livre sur ma table, me dit : Voilà le chef-d'œuvre de l'esprit humain. Or ce livre n'était autre que le petit Catéchisme du diocèse de Paris.

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