‹ Histoire des sciences et des savantsChapitre 34 sur 82 · CO · texte numérisé non relu

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Le calcul qui précède moutre la part proportionnelle de chaque pays dans les 35, 39, 69, etc., étrangers nommés, à chaque époque, par les trois corps scientifiques. Ainsi, en 1750, l'Allemagne avait à Paris 5 titulaires sur 35, soit 0,143 de la liste.

On doit comparer les proportions de chaque pays, à diverses époques, pour la même Société ou Académie, niais ce serait une erreur de combiner les diverses listes. Elles reposent sur des éléments qui ne sont pas semblables, puisque la liste française a été formée sans tenir compte des savants français, la liste anglaise sans tenir compte des anglais et celle de Berhn sans tenir compte des allemands. La circonstance d'éliminer une de ces nations réagit sur les listes et cela d'une manière différente, suivant l'importance à une certaine époque de la nation éliminée.

Il sera utile aussi de comparer les proportions avec les [lopulations, non que toute une population contribue aux progrès scientifiques, mais pour savoir quelle partie aliquole du public d'un pays doit compter comme influant sur les sciences. Nous examinerons bientôt cette question d'une manière spéciale.

On peut juger par le tableau VIII et l'on jugera encore mieux par le tableau IX, de V importance relative scientifique de chaque pays.

Elle est exprimée par la proportion des savants de chaque nationalité sur l'ensemble de chaque liste. Elle dépeild, à la fois, de la population totale du pays et du nombre de savants qui se distinguent, dans chaque fraclion de la population.

La valeur scientifique de l'élément moyen de chaque population est le nombre de savants distingués sur un chiffre déterminé d'habitants, par exemple sur un million.

Les tableaux IX et X indiqueront ces deux sortes de rapports. Ils ont beaucoup d'intérêt, du moins pour les personnes qui admettent notre double point de départ : 4° que les principaux corps scientifiques choisissent leurs membres étrangers parmi les savants dont les ouvrages ont le plus contribué à l'avancement des sciences pendant les années antérieures; 2° que les erreurs ou omissions, regrettables dans tel ou tel cas individuel, n'influent pas sur les moyennes par époques ou par pays.

Voici l'ordre des différentes nationalités, d'abord sous le point de vue de l'importance scientifique.

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