‹ Histoire des sciences mathématiques en ItalieChapitre 5 sur 29 · ARRET TES EU ER PRE EN · texte numérisé non relu

ARRET TES EU ER PRE EN

(x) Un savant botaniste moderne, Du Petit Thouars, a in-. séré dans la Biographie universelle, une notice sur Césalpin, d’où nous avons tiré les principaux titres scientifiques. de ce grand naturaliste |

(a) Cœsalpini de plantis. Florentiæ, 1583, in-4, p.3: — Voyez sur ce point l’article déjà cité de Du Petit Fhouars, ét les Notes qui se trouvent à la fin de la Relu zione di G. Rondinelli sopra lo stalo antico, e moderno deile città d'Arezz0" (Arezzo, 1755, in-8, p. 105-107). Dans sa Lezione della Moneta, le célèbre traducteur de Tacite, Davanzati, qui était contemporain de Gésalpin, fait 6e à la circulation. {Davanzati, lo scisma d Inghillerra cd altre operetle, Pas

dova, 1754, in-8, p. 129).

C40E ) des graines. Les’considérations physiologiques du plus haut intérêt abondent dans ce traité, dont on ne pouvait guère comprendre alors l'importance; mais dans lesiècle dernier, Linné # reproduit plusieurs des idées fondamentales du médecin toscan, dont les recherches sur la philosophie des sciences naturelles ont été analysées avec soin par un des plus célèbres botanistes de notre siècle. Césalpin avait imaginé aussi une nouvelle méthode de classification pour les minéraux; mais ayant su qu'un de ses élèves, Mercati, s’occupait d'un travail analogue, il voulut lui en laisser l'honneur , et il arrêta la publication de son ouvrage. Ce ne fut qu'après la mort de Mercati qu'il donna son traité des Métaux, et l'on sait que la Métallothèque de son

éleve ne parut à Rome que dans le siecle der-

nier (1). Césalpin était né en 1519, à Arezzo,

petite ville de la Toscane qui avait été autrefois

une des principales parmi les villes étrusques, et

tr) Mercati, melallotheca. Romæ, 17:19, in-fol. — Sur les travaux de Mercati on peut consulter les Zlogj degli uomins illustré Toseant. Lucca, 1572, & vol. in-8, tom. HF, p. iv

et suiv.

( 102) qui dans les temps modernes a produit Césalpin et Redi, deux des plus orands naturalistes qui aient jamais existé. Il professa la médecine et la botanique à Pise; et sur linvitation de Clément VIIT, dont il devint ie premier médecin, 4 se rendit à Rome, et y mourut (1) en 1603. Sa vie est peu connue : des documens qui éxistent encore prouvent que, malgré la haute position qu'il avait à Rome , il lui fallait une: permission par écrit de l'inquisiteur pour pouvoir lire un ouvrage de botanique CORRE eh un protestant. (o)

Un autre naturaliste qu'on ne saurait non plus

mm

(1) Pour la vie de Césalpin, voyez les Ælogj deg uomini cilustri Toscani, tom. IT, p. cezvii-cezxur. j

(2) Je possède un exemplaire du Brunfelsius, Rerbarum! veræ icones (Argentorati, 1530-1536, 3 vol. in-fol.) ayant ap partenu à Césalpin, qui a écrit son nom sur le titre du second | volume. Ce même volume, où l’on a effacé et gratté le nom de l’auteur prot t (ce qui se voit fréquemment en Italie), porte Ja note À |

« Conceditur licentia D. Andreæ Cesalpini Medicinæ Doctori tenendi et legendi duos tomos hujus herbarii deletis delendis. Romæ die 15 februarii 1595. » {

Fr. Jo. Poragesa Megr., socius Rev. P. Magr. Sacri Palatiÿs.

Cet exemplaire curieux a fait aussi partie de la bibliothè=" que des Lincer,

(.103 } passer sous silence, c'est Ulysse Aldrovandi, dé Bologne, hofume universel, qui avait entrepris l'ouvrage le plus vaste que jamais savant ait imaginé. Bien que tres volumineuse, son Histoire naturelle nè contient pas la dixième partie de l'encyclopédie qu'il voulait publier et dont il a laissé le manuscrit. Aldrovandinese bornait pas à la description de l’animal ou de la plante dont il traitait; il recueillait tout Ce qui avait été écrit à cet égard dans toutes les fangués : tra- -vail vraiment prodigieux! Né(i) en 1593 d’une famille illustre , il passa sa vid entière, il cotisacra toute sa fortune à préparer les matériaux de son immense ouvrage. Sa maison devint à-lafois un musée et un atelier où les artistes les plus distingués s’occupaient à dessiner et à graver les objets précieux qu’on lui envoyait de toutes les partiés du monde (2). Malgré la constance de ses efforts, il ne put voir réaliser ce projet

colossal, et lorsqu'il mourut, à l’âge de quatre-

(x) Fantuzzi a écrit uné vie d’Aldrovandi très détaillée, et qui füérité d’être consultée (Fantuz2i, memorie della vite di Utissé Aldrovandi. Bologua, 1994, in-8, p: 1}

(à) Fantuzzi, memoric, p. 90-53 et 56.

a ( 104 ) vingt-trois ans (1), douze volumes (2) seulement de son ouvrage avaient paru. On a dit que succombant sous le poids d’une entreprise si gigan: tesque, Aldrovandi était mort à Fhôpital, maisul parait démontré que ce grand naturaliste ne tomba jamais dans un tel dénuement. En effet, on a son testament fait moins de deux ans avant sa mort, et l'on y voit qu'il dispose de ses collections, de ses manuscrits, de sa bibliothèque, en faveur de la ville de Bologne (3). Ces divers objets, dont il donne une indication sommaire , avaient une grañfde valeur, et il n’est guère probable qu’un OPA réduit à aller à hôpital eut fait un tel legs. La Hste des manuscrits inédits d’Aldrovandi qui existaient encore à Bologne longtemps après sa mort, se compose de plus de trente (4} pages : on peut juger par là de leur nombre. Dans cette liste on voit figurer

quelques ouvrages de mathématiques (5). Ac-

(1) Fantuzzi, memorie, p. 6:.

(a) Fantuzzi, memortie, p. 106-108.

(3) Fantuzzi, memorie, p.75 etsuiv.

(4) Fantuzzi, memorie, p. 114-146, — Ce catalogue ne renferme que les principaux manuscrits d'Aldrorandi.

(5) Fantuzzi, memorie, P: 143-144:

tuellement ce qu'on verrait paraître avec le plus d'intérèt ce sont ses lettres et celles des savans avec lesquels il était en correspondance. Fantuzzi en a publié un petit nombre (1) qui font vivement regretter les autres. Buffon {2), qui a signalé les défauts de lAistoire naturelle d'Aldrovandi, dit cependant que FPauteur a été le plus laborieux et le plus savant des naturalistes; et ilajoute que ses livres doivent étre regardés comme ce qu'il y a de mieux sur la totalité de l’histoire naturelle : un tel éloge justifiera la mention que nous faisans ici de ce savant, qui du reste a consigné dans ses écrits uue foule de faits relatifs à la physique et aux sciences mathématiques.

Renfermés dans un cercle d'idées abstraites, possédant une langue et des notations particu- Jières, les mathématiciens pouvaient, même dans les siècles les plus ténébreux, s’isoler de la société au sein de laquelle ils vivaient et marcher

‘avec succes sur les traces des anciens. La seule

(1) Fantuzz1, memorte, p. 149 el suiv.

(2) Buffon, histoire naturelle, Paris, 1749-89, 36 vol. in.4, tom. I, p. 26.

( 16b ) erreur qu'ils eussent à redouter était lastrotogie, vers laquelle les entrainérent souvent les. préjugés du vulgaire et les largesses des princes. L'astrologie était un métier lucratif : plusieurs l’exercèrent sans y croire, et pour les autres ce n'était qu'une erreur dans lPapplication , une superstition grossière qui les empêcha rarement de bien connaître les propriétés de la droité et du cercle, et qui les porta souvent à étudier là géométrie, que sanscela ils auraient délaissée. Dans tout ce qui tient aux croyances, l'ascendant de la société sur l'homme est irrésistible, même lorsqu'il s’agit d’esprits supérieurs; et s'il fal- | lait n'être imbu d'aucune erreur pour Contribuer aux progrès des sciences, le progrès serait: impossible , car tout hoïnine à des préjugés et ne connait qu'un petit nombre de vérités. Si telle nétait pas la nature humaine, il faudrait chasser du domaine de la géométrie Euclide:

et Archimède, qui probablement etürent foi aux idoles qu'on adorait de leur temps, comme 8ocrate croyait à son génie familier. Les mathéma- | tiques ont cela de particulier, qu'étant séparées des objets réels, l'homme qui s’y livre, peut à la-fois obéir aux faiblesses de la société

qui lPentoure et en briser les entraves pour

cultiver les vérités éternelles de Fa géométrie. Il en est à-peu-près de même pour l'histoire * naturélie. Les préjugés et les erreurs populaires sont reproduits, il est vrai, dans les ouvrages dés anciens naturalistes, mais ces erreurs portent surtout sur les mœurs des animaux, sur les propriétés des plantes et des minéraux, en un mot, sur la partie physiologique et philosophique de l'histoire naturelle. Cependant, à côté de ces propriétés surnaturelles, de ces “prodiges recueillis avidement dans les temps d’ignorance , il y a des descriptions et des observations précieuses pour la postérité. Cest ainsi que des naturalistes du preinier ordre, tels qu’Aristote et Albert-le-Grand, peuvent surgir du sein de peuples peu faits pour les com-

prendre et imbus de préjugés.

Mais il n'en est pas ainsi de la physique; car dès que celui qui la cultive croit à tous les rêves, à tous les prodiges qu'accueille si avidemment la foule, il s'éloigne de la nature et devient incapable de distinguer à quel caractère il doit reconnaitre la vérité. Frappé de ces prodiges imaginaires, il ne tient plus aucun compte des faits réels qui s’accomplissent tous

és Jours sous sés yeux, et dont l'étude cependant

( r08 ) doit constituer la véritable physique. La science n’est plus pour lui qu'une série de miracles, elle prend alors le nom de magie, et se propose pour but de chercher l'explication de phénomènes qui n'existent pas; les erreurs théoriques s'ajoutent ainsi aux erreurs de fait, et l’on élève une fausse science qu'il est très difficile ensuite d’abattre. Voilà le chemin que toutes les nations ont suivi dans létude de la philosophie naturelle; voilà pourquoi la véritable physique est la science la plus récente de toutes. À notre avis, c'est la physique surtout qui assure la supériorité scientifique des modernes, et c’est sans contredit Galilée qui l’a créée. Mais avant d'exposer les travaux et les découvertes de cet homme ex-

traordinaire, avant de montrer quelle révolution

il produisit dans l’étude de la nature, nous de-

vons consacrer quelques pages à un savant célébre , à Porta, qui, placé près de Galilée, fera mieux comprendre le philosophe tosean, et donnera une idée plus juste des immenses services que celui-ci a rendus aux sciences.

Jean-Baptiste de la Porta naquit (1)à Naples, en

(1) La date de la naissance de Porta a donnélieu à des re-

( 109 ) 1538, d’une aucienne famille : il fut élevé avec son frère Vincent par Spatafore, leur oncle paternel, homme fort versé dans l'antiquité, et qui en inspira le goût au frère du pliysicien (x). Porta s’occupa d'abord de littérature et lon a de lui

un grand nombre de pièces de théatre (2); ses

cherches nombruses et à de vives discussions; mais on peut la détérminer exactement d’après les indications puisées dans ses écrits. Porta se dit quinquagenarius, dans la preface de la 17° édition de 1589, dela magie naturelle, et il faut remarquer que le permis d'imprimer, inséré dans ce volume, porte la date de15$8,ce qui place la naissance de l’auteur à l'année 1538. Cette date est confirmée par le portrait de Porta qui setrouve sur le verso du titre de sa PAytognomonica (édition de 1588), où on lit Anno œtatis L° (Porta, Magianaturalis. Neapol., 1589, in-fol.— Porta, Phytognomonica. Neapol., 1588, in-fol.). Il faut avoir toujours soin de . recourir à l’édition originale quand on veut déterminer l’âge d’un auteur par les portraits ; car souvent la mème planche sert pour plusieurs éditions, et pour des ouvrages différens. Ainsi pour Porta, non-seulement le portrait inséré dans la Phytognomonica (édition de 1588), est reproduit comme nous venons de le voir, dans la Magie naturelle (de 1589), avec la même légende, dge de 50 ans, mais un autre portrait où il est dit dge de 64 ans, accompagne les éditions de Rome et de Strasbourg (1608 et 1609, in-4), du 7raite de distillation. Ges derniers portraits y sont évidemment reproduits d’après un livre plus ancien que je ne connais pas.

(x) Notice historique sur la vie et les ouvrages de J. B. Porta, Paris, an 1x ,in-8°, p. 6.

» (a) Dans l'édition des comédies de Porta, donnée à Naples,

( 10 ) comédies doivent être placées parmi les meilieures pièces italiennes du dix-septième siècle. La lecture des écrits des anciens, naturalistes

éveilla en lui uné insatiable curiosité (r), et

en 4 volumes in-12, par Gennaro Muzio, en 1726, on à reproduit quatorze pièces dont voici les titres : La Furiosas — L’Astrologo. — H. Moro. — La Chiapinaria. — La Cintia.. — I due fratelli rivali. — T'due fratelli simili, — La Trippolaria. — La Sorella. — La Forca. — L'Olimpia. — La Fantesca. — La Tabernaria. — La Carbonaria. — Dans la Drammaturgia del® Allarci (Vewezia, 1955, in-4°), toutes cés pièces sont mentionnées , plus deux tragédies : 4 Georgio et l'Ulisse, et une {ragi-commedia intitulée La Penelope. Mais le catalogue ie plus complet des productions dramatiques de Porta, se trouve dans une feuille volante in-4°, imprimée à Rome, par Zannetti, Kalendis septembris MDCXI. Cette feuitle contient une liste fort détaillée des ouvrages de Porta, et d’après une note manuscrite du temps placée à la fin de mon exemplaire de la Magia naturatis (Neapoli, 1589, “in-fol.), je serais porté à croire qu’elle a été publiée par les Lincei ; mais je reviendrai plus loin sur ce point. Pour le moment, je me bornerai à dire qu’outre Îes pièces indiquées ci-dessus (excepté la Tabernaria et V'Ulisse, qui sans doute ont été composées après 1611), on trouve dans cette liste deux tragédies (Santa Doroteæ et Santa Eugenia), : et cinq comédies (La Notte, 11 Fallrto, La Strega, L’Alchimista, La Bufalaria); de plus, une pièce qui se diviseen cinq, et une autre qui se partage en deux. Enfin , on y cite parmi les ouvrages inédits, l’Art de composer les comédies, et une traduction italienne de Plaute.

Voyez la note VII, à la fin du volume.

(1) Notice historique sur la vie et les ccrèts de Porta, p.5.

(wir )

depuis lorsil s'appliqua sans relàäche à rassembler toutceque ces écrits renfermaient de mystérieux et d’extraordinaire (r). Le désir de s’instruire le porta à voyager (2); il visita tous les savans de l'Europe, et il entretint avec eux une correspondance qui malheureusement n’est pas arrivée jusqu à nous (3); de retour dans son pays, il vécut avec.son frère, s'occupant d'expériences, et accueillant les étrangers dans une terre qu'il possédait près de Naples, et dont il avait fait un séjour enchanteur. C'est là qu'il recut Peiresc, avec lequel il eut toujours des rela-

tions fort suivies (4). Il fonda à Naples une

(1) « Requirenti mihi veteram in omni rerum genere quæ- .« dam manusçcriptamonumenta ut arçani quid et abditi inde Lg depromerem (ita me semper in hoc propensum matura x tulit), etc. » (Porta , de furtivis lilerarum notès. Neapoli, 1602 , in-fol.).

(2) Porta, Magia naturalis, præf. ad lect, (édit. de 1589).

(3) Porta, Magia naturalis, præf. ad lect. (édit. de 1589). L (4) Personne v’ignore la profonde érudition de ce magistrat célèbre , ni le patronage éclairé qu’il exerçait sur les lettres. Ses collections en tout genre, ses manuscrits, Sa CoLrespondance, fontun des plus beaux monuisens qu'on ait jamais élevés aux études sévères. Malheureusement de tout ceia on n’a publié que quelques pages, et sans la vie que Gassendi à écrite de son ami, la postérité saurait à peine le nom de Peiresc. I faut avoir passé plusieurs mois, céemme nous l'avons fait,

académie des secrels qui a été l'ane des plus. anciennes parmi les sociétés savantes de l'Italie,

et dans laquelle on n’admettait que les personnes,

qui avaient déjà fait quelque découverte (1)

ou qui s'étaient distinguées par des expérien-,

ces nouvelles. Mais, excepté les travaux de.

Porta, nous n'avons aucun renseignement sur

ce qui s’est fait dans cétte académie, et l’on ne. cite aucun homme distingué qui en ait fait partie. Porta s'était lié intimement avec Sarpi, dont il fait un magnifique éloge dans sa Muaie natu-

relle (2); et c'est peut-être à cette amitié autant:

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à étudier les restes de sa correspondance et de ses manuscrits” (qui forment encore plusieurs centaines de volumes), pour. se faire une idée de la prodigieuse activité de son esprit, de son immense érudition, de l’influence qu’il a exercée au com. mencement du dix-septième siècle, et surtout de l’élévations

de son caractère et de la bonté de son cœur.

(1) « In patria siquidem sua Neapoli. Academiam extruxe- « ral secretarium nunecupatam , in quam nemini fas erat in: « sinuare se, qui admirandum aliquod supra vulgi captum, « non proferret arcanum , ex quo certissimi, ad salutem cor « porum, vel ad mechanicarum usum, vel ad rerum com- « mutationem effectus sequerentur. » (/mperialismu sœur

historicum et physicum. Venet., 1640, in-4°, p. 123).

(2) « Venetiis eidem studio invigilantem cognovimus

R. M. Paulum Venetum ordinis servorum , tum provintia-

lem , nunc dignissimum procuratorem , a quo aliqua didis

GAS) qu'aux prodiges dont il parlait, et à sa croyance dans l'astrologie qu'il dut d'être appelé à Rome pour justifier ses écrits et sa conduite (1), et pour expliquer le but de son académie. Plus tard il fut agrégé à l'académie des Linceë (2), dont nous parlerons dans Îa suite, et lon connait plusieurs ouvrages dédiés par fui (3) au

marquis Cesi, qui fut le créateur de cette il-

cisse non solum fateris non erubescimus, sed gloriamus, quum eo doctiorem, subtilioremque, quotquot adhuc videre contingerit neminem cognoverimus, natum ad encyclopediam. Non tantum Venetæ urbis, aut Italiæ, sed orbis splendor et ornamentum. » (Porta ; Magia naturalis, p. 127- 128, édit. de 1539). +

" (1) Zmpertalis musœum hist. et phys., p. 123. — Cette persécution est d'autant plus singulière, que toutes les éditions originales des ouvrages de Porta que j'ai pu consulter portent l’approbation de linquisition ou du maître du sacre palais.

(2) Vandelli, consideraziont sopra la notizia de gli acca-

. demici Lincei, Modena, 1745, in-4°, p. 58.

(3) En 1604, Porta avait dédié son Traité de distillation

: au marquis Cesi. Cette dédicace se trouve reproduite dans

les réimpressions de cet ouvrage (Voyez Porta, de distillatione, Romæ, 1608, in-4°, sive Argentorati, 1609, in-4°, epast. nuncup.), dont je n'ai pu voir la première édition. Six ans plus tard, Porta dédia également à Cesi la seconde édition de ses Elemens des courbes (Portæ elementorum curvilineoum libri II, Romæ, 1610 ,in-4°, eprst. nuncup.).

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