‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques chez les BelgesChapitre 8 sur 37 · IG · texte numérisé non relu

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astronomiques parmi eellcs de lloroeeius, développa l'idée de Mercator. ou plutôt envisagea la question sous un nouveau point de vue. » Ce fut en 1569 que parut la première carte hydrographique dressée suivant la projection à laquelle on a conservé son nom.

fi. IS4S. Judocus Ilondius, qui fut en quelque sorte le conlinualeur de Mercator, était né en 1546, à Waeken, dans les Flandres; il se distingua de bonne heure par des dispositions extraordinaires pour les arts du dessin. Les troubles de sa patrie le portèrent à se réfugier en Angleterre : plus tard, il alla s’établir à Amsterdam et s’y fil connaître par ses talents pour la construction des cartes géographiques. Il publia, sous le litre A' Atlas minor, in-4“oblong, un abrégé qui a été réimprimé souvent; on lui doit encore plusieurs autres ouvrages sur la géographie ('). Il mil au jour, en 1597, en langue hollandaise, un traité de la Construction des globes où il fit preuve de mérite, et il s’occupa avec un égal succès de l’hydrographie de l’univers. C’est en 1602 qu’il fit paraître à Amsterdam une édition in-folio, plus étendue de l’allas de Gérard Mercator qui cul plusieurs éditions successives. Il y ajouta dilTérenles caries qui y manquaient encore, et y introduisit des changements assez notables. L’ouvrage parut sous le litre : Gerardi Mercatoris Atlas , sive Cosmographicae ineditationes de fabried mundi et fabricati figura. Foppens le loue peutêtre avec excès en le désignant comme celeberrimis alla- (*)

(*) Il mourut à Amsterdam le IG février 461 1, et laissa (rois fîls : l'un, dit le vieux, naquit à Gand, en 1575, et fut un graveur distingué^ i'autre, Henri Hondius, dit le jeune, fut supérieur en talent à son frèrcj on lui doit un grand nombre de gravures et un ouvrage flamand qui fut traduit en français sous le litre â'/nstUulwn en la perspective , 16125. Le troisième fils, Guillaume Ilondius, se distingua également eoinme graveur.

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ruin aelaliun, lutn in liaUivid luin apiid Enropavos uinnes, cosmoyraphkis aequiparandus. Monluela dit de noire géograplie, dans le tome II , page 333 de son Histoire des Mathématiques : « Peiresc, voulant faire servir les satellites de Jupiter à la détermination des longitudes, en écrivit à Ilondius, géographe hollandais de réputation. »

Pierre Monlaiius de Gand, qui passa en Hollande, aida Ilondius à publier son .Itlas de Mercator : il lit paraître en 1612 une excellente description de la Belgique, formai in-folio. Foppens, page 993, la rapporte à cette année, et Valère André à 1617; mais c’étaient probablement des éditions in-folio dilTéreulcs.

Dans la préface de leur édition de Mercator, Ilondius dit, en parlant de Montanus ; lis vero gravi ratione ducti descriptiones alias ^ alid melhodo satis ut nohis quidem videtur artificiosd, adjunximiis. Eae autem affini meo Petro Montano viro {absit verbo invidia) cum docto et pio, tiiin in labore indefesso, debentur : par affinis meus entend-il un parent ou simplement un collaborateur?

On trouve, à la page suivante de rinlroduelion, des vers grecs et latins qui, selon l'usage du temps, sont adressés par leur compatriote, le fameux Daniel llcinsius de Gand, à Pierre Montanus : In Gerardi Mercatoris Flandri atlantem , labore Pétri Montani , diligentià et sumptu Judoci Honda recenter vditum. Celte inserijilion semblerait faire entendre que la partie scientifique est plutôt duc à Montanus et que Ilondius remplissait les fonctions d'éditeur (').

Quoi qu'il en soit, l'inlroduclion que Ilondius a placée en

(') Voiri U’> que l'oii li'ouvc tu préface tic rcdilitm qui

lèk* de l’édition de 1602 et qui porte une date postérieure, est écrite d’une manière très-convenable: il a lâché, avec son collaborateur Montanus, de remplir les lacunes qui se présentaient dans le t;mnd ouvrage de Mercator, et spécialement pour l’Espagne et quelques parties de l'Asie, de l'Afrique et de l’Amérique; il le met au-dessus de tous les autres ouvrages connus; il n’en excepte pas même le grand ouvrage d'Ortelius. Mercator ne manque jamais, dit-il, de donner avec la précision désirable les longitudes et les latitudes des lieux qu’il désigne sur ses caries, notions qui se trouvent généralement négligées sur toutes les cartes de celte époque (').

Dans une autre préface, placée en tôle de la partie qui concerne l’Afrique clI’Asie, page 33, llondius s’exprime eneore avee les mêmes éloges à l'égard des travaux qu’il présente au publie: Netamen illi injtinam fecisse videamur, dit-il, ipsius inlaclm reliquimus , noslrasque vel suhjunximus, vel suis parlicularibus labulis a nobis delinealis praeposuimtis ;ut ila etilliushonori et lecloris

parut en 1627 : Quocirca plurimum laudandi i7/i funt , qui in hdc ar(c desu~ daruni; inter quoi dhrahamus Ortetius, Ihiiiiel CellariuB, A uthoniui âlaginui, Pautus Mrruta , Petrus iiertius, aliique : srd imprimii omnium doctiaimui mathrmaticus GaftAnDCS Mbrc^tor; quamvis morte praepeditus geographimm opui tuum (cmi Atlantii nomen indidit)ad finrm perducerc non potuit. At Judocus Hor^iuthunc defeetnm supplrvit ^ adjectit nomolum Un taUuHs quaead operis foitigium denderari videhuuturj sedetiam accuratis eorum detcriptionihus f opéra et studio Prtiii Munt«m ctaborati»,

(*) En lamlem promissus Atlas prodit integer: opus fclicissimc quidem a doctissimo V. G. Mercatorc inchoatum , a nobis aulcm nunc, Deo juvanlc, ad fincm pcrductuni. Nos cnirn oninem adliibuimus diligentiam , ut rcliqiia omiiia quac ad fastigiuna buic operi impuiicndum desidcrabaiitur, quam accuratissime adjungerciitur. Flagitabat cniin oporis bujiis dignitas, ul non solum Europam integram (rui deerat nispania)darcinus : sed ctiani rcliquas orbis partes, Africam scilicct, Asiatn et Arnrricnm ad Europam adjungemnu.s.

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