‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 2)Chapitre 10 sur 74 · PROCLUS · texte numérisé non relu

PROCLUS

(Ne à Constantinople en 412, mort en 485.)

Il commença son éducation littéraire au Lycée et alla l'achever à Alexandrie, où, après avoir entendu les leçons de divers professeurs, il s'attacha définitivement à la philosophie pythagoricienne, renouvelée dans l'école de Platon.

Il vint à Athènes avec un de ses professeurs, Syrianus, qui allait y prendre la direction de l'école de Platon et lui succéda peu de temps après dans cette fonction, qu'il exerça pendant trente-cinq ans.

Il a laissé un grand nombre d'ouvrages de philosophie et des commentaires sur les principaux géomètres grecs, commentaires qui n'ont servi qu*à fixer quelques faits et quelques dates. Ses commentaires sur le i^^'* livre des Éléments d'Euclide ont été édités par Friedlein en 1873.

Persécuté par les chrétiens, il disait : Que m^'importe le corps ! c'est l'esprit que j'emporterai avec moi en mourant.

VICTORIN OU VICTORIUS d'aQUITAINE.

(Astronome du v» siècle. )

Vers 465, le pape Hilaire recourut à lui pour rétablir l'ordre dans le Calendrier et fixer l'époque du jour de Pâques. Victorin combina le cycle lunaire de Méthon, de 19 ans, et le cycle solaire de 28 ans et forma une période de 532 ans (19 x 28), au bout de laquelle, suivant ses idées, la lune pascale devait revenir au

De Diophante à Copernic. 63

même mois et au même jour de la semaine. Un abbé romain, Denys, fit adopter quelques changements à la proposition de Victorin et donna son nom à la nouvelle période, qui fut appelée dionysienne.

Victorius a écrit un petit traité d'Arithmétique intitulé : Calciilus, dont M. Kinkehn a donné un compte rendu dans les Actes de la Société des naturalistes de Bâle.

CAPELLA (mARTIANUS).

( Né probablement à Carthage au v« siècle. )

Son Satyricon, divisé en huit livres, dont les derniers se rapportent à la Géométrie, à l'Arithmétique, à l'Astronomie et à la Musique, a fourni en partie le fond de l'enseignement dans les écoles du moyen âge, jusqu'à la Renaissance.

Un chapitre du livre relatif à l'Astronomie est intitulé : Qiiod Tellus non sit centriim omnibus planetis; l'auteur y affirme que Vénus et Mercure tournent autour du Soleil et non autour de la Terre.

Copernic n'a pas dédaigné d'invoquer l'autorité de Gapella pour faire accepter son système; mais l'idée de Capella est simplement de faire passer par le Soleil les déférents de Vénus et de Mercure; il n'a pas étendu son hypothèse aux autres planètes, ce qu'il eût pu faire sans contredire pour cela Ptolémée.

Le Satyricon a eu trois éditions depuis l'invention de l'imprimerie : la dernière a été donnée à Francfort en i836.

M. Marie. — Histoire des Sciences, II. 5

66 Quatrième Période.

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