‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 2)Chapitre 9 sur 74 · JULES L AFRICAIN ( SEXTUS JULIUS AFRICANUS · texte numérisé non relu

JULES L AFRICAIN ( SEXTUS JULIUS AFRICANUS

(iv« siècle).

Il avait laissé une chronologie dont on trouve quelques fragments dans Eusèbe et les Pères de l'Eglise, et un ouvrage sur l'art militaire intitulé Gestes, qui a été publié dans les Mathematici veteres et dont Guischardt a donné une traduction française dans ses Mémoires Critiques et Historiques.

Voici, d'après Jules l'Africain, la composition du feu grégeois : « prenez parties égales de soufre natif, de salpêtre, de pyrite kerdonnienne (composé de soufre et d'antimoine), broyez le tout dans un mortier. Ajoutez-y du suc de sycomore noir et de l'asphalte liquide, mélangez de manière à obtenir une masse pâteuse; enfin ajoutez un peu de chaux vive, mettez ce mélange

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dans des boîtes d'airain fermées et conservez-le à l'abri des rayons du soleil. »

HYPATHIA..

( Née à Alexandrie vers 370, morte en 415. )

Elle était fille de Théon d'Alexandrie, sous les yeux de qui elle étudia la Géométrie et l'Astronomie. Elle visita Athènes et y demeura quelque temps pour suivre les leçons des maîtres qui y enseignaient encore la philosophie de Platon.

De retour à Alexandrie, elle prit part à l'enseignement des Sciences au Muséum; elle enseignait les Mathématiques et leurs applications.

Elle était restée païenne ainsi que son père et son mari Isidore. Il paraît qu'elle soutenait de ses conseils le gouverneur de la ville, Oreste, dans sa lutte contre les tendances envahissantes de Tévéque Cyrille.

La mort violente et inexpliquée d'un nommé Hiérax, qui dirigeait une école chrétienne dans la ville, amena un soulèvement populaire que les ennemis d'Hypathia dirigèrent contre elle.

Arrêtée par la populace, au moment où elle rentrait chez elle, venant du Muséum, elle fut traînée devant une église et lapidée; son corps fut ignominieusement lacéré et les morceaux en furent traînés par la ville.

Hypathia avait écrit des commentaires sur les Arithmétiques de Diophante, sur les Coniques d'Apollonius et sur la Syntaxe de Ptolémée. Ces ouvrages ne nous sont pas parvenus.

64 Quatrième Période.

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