MARCUS-GR^CUS
(x« siècle.)
On ne sait où il vivait. Il a laissé un ouvrage manuscrit intitulé : Liber igniiim ad comburendos hostes où l'on trouve la composition du feu grégeois et de la poudre, ainsi que les moyens d'obtenir par distillation l'eau-de-vie et l'huile de térébenthine.
Voici la recette qu'il donne pour le feu grégeois : « prenez du soufre pur, du tartre, de la sarcocoUe, de la poix, du salpêtre fondu, de Thuile de pétrole et de l'huile de gomme; faites bien bouillir tout cela ensemble; trempez-y ensuite de l'étoupe et mettez-y le feu; il se communiquera à toutes choses et ne pourra être éteint qu'avec de l'urine, du vinaigre ou du sable. » C'est à peu près la composition indiquée par Jules l'Africain.
Voici ce que dit Marcus-Graecus de la fabrication de la poudre : « prenez une partie de souh'e pur, deux de charbon de vigne ou de saule et six de salpêtre; broyez de manière à obtenir une poudre très fine. »
Il obtenait l'eau-de-vie en distillant du vin dans lequel il versait du soufre en poudre, du tartre et du sel.
Quatrième Période.