‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 2)Chapitre 34 sur 74 · ALBERT LE GRAND · texte numérisé non relu

ALBERT LE GRAND

^Né en Souabc, e:i 11 93 suivant les uns, en i2o5 suivant M. Dumas, mort à Cologne en 1280).

Il appartenait à la famille des comtes de Bollstœdt.

Il étudia les Sciences à Padoue, entra dans l'ordre des Dominicains en 1222, enseigna la Théologie et la Philosophie à Ratisbonne, à Strasbourg, à Cologne et à Paris, où il séjourna trois ans (1245 -1248) et dont une place a conservé son nom, la place Maubert (ou de Maître Albert). Il fut élu provincial de son ordre en 1254 etnomméévêquede Ratisbonne en 1259. Saint Thomas d'Aquin fut un de ses disciples.

La Chimie lui doit d'importantes découvertes relativement au

cinabre qu'il savait être un composé de mercure et de soufre, au soufre, à la potasse et à l'acide nitrique.

Ses contemporains disaient de lui : Magnus in Magia, major in Philosophia^ maximus in Theologia.

Il a laissé un grand nombre d'ouvrages : De natura locorum^ qui a trait à la physique du globe; De cœlo et mundo; De generatione et corriiptione; De meteoribiis; De mineralibus et rébus metallicis ; De animalibus ^ etc.

u Son traité De mineralibus et rébus metallicis offre, dit M. Dumas, plus de réserve et de sagesse qu'on n'en devrait attendre de l'époque : l'auteur y expose et y discute les opinions de Geber et des alchimistes de l'époque arabe; il admet leur façon de voir sur la nature des métaux; il partage leurs idées sur la génération de ces corps; mais il y ajoute des observations qui lui sont propres, et surtout de celles que l'habitude de voir des mines et des exploitations métallurgiques lui a permis de faire. »

Ses ouvrages n'ont été imprimés qu'en i65 i à Lyon et forment 21 volumes in-folio.

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