‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 2)Chapitre 37 sur 74 · SAINT THOMAS D AQUIN · texte numérisé non relu

SAINT THOMAS D AQUIN

[Né à Aquino '(Terre de Labour), en I225, mort à l'abbaye de Fosse-Neuve, près de Terracine, en 1274.]

Il appartenait à l'une des plus anciennes et des plus nobles familles du royaume de Naples. Il fut élevé au monastère du mont Cassin, dont un de ses parents était alors supérieur, suivit encore très jeune, les cours de l'Université de Naples et entra dans Tordre des dominicains, à 17 ans, sans consulter son père, ni sa mère qui le fit enlever aussitôt et le garda prisonnier dans son château ,

De Diophante à Covernic.

durant un an ou deux, pensant obtenir de lui une renonciation à ses vœux. Ne pouvant vaincre sa douce obstination, elle le rendit à des frères de son ordre, d'une fenêtre de la tour où il était enfermé; on le descendit dans une corbeille d'osier que ses sœurs retenaient par des cordons.

Les dominicains chargèrent de son éducation Albert le Grand qui l'emmena à Paris où il fut bientôt appelé à une chaire au collège Saint- Jacques, qui appartenait à son ordre. Saint Louis Taimait beaucoup et le retenait souvent près de lui.

Il retourna en 1772 à Naples, où ses supérieurs l'envoyèrent enseigner la théologie. Grégoire X Tinvita deux ans après à se rendre au concile de Lyon, où devaient se traiter les conditions de la réunion des Églises grecque et romaine, mais il n'y parvint pas. On a dit qu'il avait été empoisonné par les ordres de Charles II de Valois.

Ses œuvres imprimées forment dix-sept volumes in-folio.

Saint Thomas d'Aquin était un peu alchimiste, comme Albert le Grand, mais d'une façon tout aussi désintéressée. On trouve dans un de ses traités le passage suivant sur la fabrication des pierres précieuses et des vitraux coloriés: « Il y a des pierres qui, bien qu'obtenues artificiellement, ressemblent entièrement aux pierres précieuses naturelles. On imite parfaitement l'hyacinthe et le saphir; l'émeraude se fait avec de la poudre verte d'airain ( vert-de-gris), la couleur du rubis s'obtient avec le safran de fer. Les vitraux sont coloriés avec des substances métalliques, fondues dans la substance du verre. »

Il dénonce la fausse manœuvre des alchimistes de son temps, qui prétendaient changer le cuivre en argent en y projetant de l'arsenic blanc sublimé.

M. Marie. — Histoire des Sciences, II 11

Qiiatvième Période.

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