‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 2)Chapitre 38 sur 74 · ALPHONSE, ROI DE CASTILLE · texte numérisé non relu

ALPHONSE, ROI DE CASTILLE

(Né en 1226, mort en 1284.)

Les Tables d'Albategnius ni, à plus forte raison, celles de Ptolémée ne s'accordaient plus avec les observations. Alphonse qui disait qu'il aurait donné à Dieu de bons avis, s'il l'avait consulté au moment de la création , ne pouvant toutefois réformer le système du monde, voulut au moins que ce système bizarre fût mieux connu et plus exactement décrit.

Son père occupait encore le trône lorsque Alphonse réunit à Tolède les astronomes les plus célèbres de son temps, chrétiens, juifs ou maures, et les invita à construire de nouvelles tables : elles parurent manuscrites en i252, sous le nom de Tables Alphonsines, le jour même où Alphonse succédait à son père.

Elles furent imprimées pour la première fois à Venise, en 1483, sous le titre :

Alphonsî régis Castellœ ^ cœlestium motuiim Tabiilœ, Jiec non Stellarum Jixarum longitudînes ac îatitudines Alphonsi tempore ad motus veritatem reductœ, prœmîssîs Joannis Saxoniensis in has tabulas canonibus.

Elles ont eu depuis cinq autres éditions, dont la dernière, de i553j a été donnée à Paris par Hamel, professeur au Collège Royal.

Les astronomes d'Alphonse avaient ajouté aux enchevêtrements de Ptoléméela complication introduite par Thébith ben Corrah. sous le nom de trépidation.

« La théorie alphonsine de la Lune, dit Delambre, ne diffère de celle de Ptolémée que par quelques corrections légères, faites aux

De Diophante à Copernic. i63

moyens mouvements, aux époques et aux constantes. 11 en est de même pour les Planètes. ^>

La durée attribuée à l'année par les Alphonsins est de

elle est, comme on voit, très approchée.

Les tables alphonsines ont remplacé avec avantage celles de Ptolémée ; elles ont joui pendant assez longtemps d'une grande réputation.

GÉRARD DE SABBIONETTA.

(Né à Sabbionetta, près de Crémone, au xiil*^' siècle.)

A été souvent confondu avec Gérard de Crémone, dont il était peut-être le lils. 11 a laissé un ouvrage resté manuscrit, intitulé : Judicia magisiri Gerardi Sabbionetta Cremonensis^ super miiltis qiiœstionibus naturalibus ac atmoriim mundi revolutionibus ; une Théorie des Plaîiètes^ souYQnt rééditée depuis; une Géomancie astronomique pour savoir les choses passées, présentes et futures, imprimée d'abord à Lyon, en latin, et réimprimée à Paris, puis traduite en français en i6i5.

Il a laissé en outre plusieurs traductions, entre autres celle du Canon d'Avicenne.

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