‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 2)Chapitre 56 sur 74 · LÉONARD DE VINCI · texte numérisé non relu

LÉONARD DE VINCI

(Né à Vinci, près Florence, en 1452, mort près d'Amboise en l5ic. )

Il s'appliqua d'abord à la Peinture où il débuta par des chefsd'œuvre, mais il né tarda pas à se distinguer également dans les

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autres Arts, la Musique, la Sculpture et l'Architecture et dans les Sciences, la Mécanique, l'Astronomie, l'Algèbre, la Physique et l'Histoire naturelle.

Il était lié avec Lucas de Burgo, qui le cite souvent dans ses ouvrages.

Il vécut tour à tour à la cour de Laurent de Médicis, près du duc de Milan, de César Borgia, de Léon X et enfin de François V\

Il ne paraît avoir été heureux nulle part : ses talents le faisaient appeler, l'indépendance de son esprit et la nouveauté de ses idées le faisaient délaisser.

Il a beaucoup écrit, mais presque sans suite; il n'a laissé que des brouillons sur tous les sujets imaginables, et la plupart de ses notes ont été perdues. Il paraît avoir le premier déterminé le centre de gravité de la pyramide.

M. Libri lui attribue beaucoup de vues profondes en Physique, beaucoup d'inventions mécaniques et jusqu'à des recherches intéressantes en Physiologie; mais nous ne pouvons nous rendre garants d'assertions appuyées de preuves très vagues et probablement amplifiées.

Par exemple, M. Libri (T. III, p. 41) voit X indication du principe des vitesses virtuelles dans l'assertion énoncée sans preuves par Léonard de Vinci, que la descente d'un corps pesant se fait plus promptement par l'arc que par la corde. Et le fait est faux!

En effet, comme l'énoncé manque absolument de précision, supposons qu'il s'agisse de la corde AB {Jîg. 1 2 ) que nous ferons égale à 2/ et de l'arc AB du cercle ayant son point le plus bas en B : le temps mis par un mobile pour parcourir l'arc AB sera.

Quatrième Période.

en supposant Tangle AOB très petit,

/ÔB / / "VT^^'V^cosOBA'

et le temps employé par le mobile à parcourir la corde AB sera

V è^cosOBA

M. Libri supposait-il donc 7:- moindre que 4?

Fig. 12.

Il ne sera peut-être pas déplacé de remarquer ici que c'est M. Libri qui a conduit la croisade contre Delambre. Il va jusqu'à lui reprocher aigrement d'avoir placé l'analyse des travaux de Lahire dans son Astronomie du moyen âge, sans remarquer que Lahire ne s'est occupé, en fait d'Astronomie, que de Gnomonique, et qu'il a ainsi choisi sa place.

Delambre a été un très honnête homme, un savant très distmgué, un chercheur infatigable, un historien consciencieux et impartial, et s'il y a quelques additions à faire à son ouvrage, cela tient seulement à ce qu'il n'a pas connu tous les documents que nous devons aux hommes de mérite qui ont, depuis, retrouvé les

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textes de quelques ouvrages hindous, chaldéens et égyptiens, et qui se sont voués ù en chercher l'interprétation. Mais ceux-là respectent Delambre.

FABER OU LE FÈVRE d'ÉTAPLES ( JACQUES ).

(Né à Etaples en 1455, mort à Nérac en i536.)

li enseigna d'abord les belles -lettres à Paris, voyagea ensuite en Europe, en Asie et en Afrique, et devint précepteur du troisième tils de François V\

Outre la traduction de plusieurs ouvrages anciens de Géométrie, on a de lui un abrégé de Boëce, une Arithmétique en dix livres et un traité de la Musique en quatre livres.

Il joua un rôle important dans les disputes religieuses de son temps.

wp:rner (jean).

(Né à Nuremberg en 1468, mort en i528.)

• Sa vie est peu connue; on sait seulement qu'à l'âge de vingtcinq ans il se rendit en Italie où il passa plusieurs années occupé à des observations astronomiques, notamment sur la comète qui fit son apparition au mois d'avril i5oo.

D'après les observations qu'il avait faites sur les positions de Régulus, de a de la Vierge et de a de la Balance, comparées à celles que Ptolémée et Alphonse avaient assignées aux mêmes étoiles, il trouva une nouvelle valeur pour la précession des équinoxes. Il faisait l'obliquité de Pécliptique égale à 23*^28'.

Quatrième Périoie.

Il publia en i5i4 des Annotations sur le premier livre de la Géographie de Ptolémée^ où il expliquait un passage obscur, relatif à la projection de la sphère céleste sur une surface plane. C'est dans ce même ouvrage que l'on trouve mentionnée pour la première fois la méthode pour déterminer les longitudes géographiques à l'aide des distances angulaires de la Lune à différentes étoiles.

En i522 parurent à Nuremberg ses Opéra mathematica qui renferment entre autres un traité sur les coniques.

On lui doit un traité de Trigonométrie en cinq livres; un ouvrage sur le mouvement de la huitième sphère et divers écrits sur la construction et l'usage des instruments.

Il avait exécuté une machine où les mouvements du Soleil, de la Lune et des planètes étaient représentés conformément au système de Ptolémée.

Montucla lui attribue expressément l'invention de l'mgénieuse méthode de la prostaphérèse , qui fut universellement adoptée par tous les calculateurs astronomes jusqu'à l'invention des logarithmes.

Cette méthode exactement contraire à celle que nous suivons, maintenant que nous nous servons des logarithmes pour le calcul des produits, consistait à transformer dans toutes les formules de Trigonométrie les produits de sinus ou de cosinus en sommes ou en différences.

Jusqu'à Viète, on résolvait presque toujours les triangles obliquangles en les décomposant d'abord en triangles rectangles par une perpendiculaire ou par un arc perpendiculaire mené de l'un des sommets sur le côté opposé. Par suite, les formules des inconnues se réduisaient presque toujours à des produits de deux fac-

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teurs; ce sont ces produits qu'on transformait en sommes ou en différences, par prostaphérèse.

Cette méthode avait été attribuée tantôt à Raymond Ursus, tantôt à Tycho ou à Wittichius; Cliristmann, dans sa Theoria Liinœ, en fait remonter le mérite à Werner. « Ce géomètre, dit-il, l'avait proposée et en avait fait usage dans un traité De triangulis^ qui n'a jamais été imprimé, ce qui a permis à quelques autres de s'en faire honneur. »

Werner n'avait pas étendu la méthode à tous les cas usuels; Tycho, Wittichius, Juste Byrge, Ursus et Melchior Jostelius la perfectionnèrent et apprirent à s'en servir même lorsque les facteurs du produit étaient des tangentes.

Malheureusement Ebn Jounis avait justement fait les mêmes choses cinq cents ans auparavant.

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STŒFFLER OU STOFFLER (JKAN).

(Né en 1472, mort en i53o.)

Professeur de Mathématiques à Tubingue. Il est auteur d'éphémérides calculées pour cinquante années à partir de i5oo, d'un traité sur l'astrolabe intitulé Elucidatio fabricœ iisusque Astrolahi a Joanne Stœfflerino, viro germano et totius sphœricœ doctrinœ doctissimo, nuper ingeniose concinnata atque in liicem édita (i5i3), et d'un commentaire sm La sphère de Proclus.

Très occupé d'Astrologie, il rencontra juste, au moins pour lui-même. L'examen de son thème de nativité lui avait donné

Quatrième Période.

la conviction qu'il mourrait un certain jour désigné, du choc d'un corps lourd qui devait lui tomber sur la tête. Il ne sortit pas ce jour-là, reçut quelques amis et pensait voir la journée s'achever sans encombre, lorsque, voulant atteindre un livre placé sur un rayon mal assuré, il reçut la planche et tous les livres sur la tête. Il mourut des suites du coup.

CINQ.UIÈME PÉRIODE

De COPERNIC, né en 1473 à VIETE, né en 1540.

Noms des suivants de cette Période.

Copernic

Gauricus

.Grammateus

^RUDOLFF

ESTIENNE DE LA RoCHE.

ScALiGER (Jules-César).

Stifel

Munster

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