‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 2)Chapitre 59 sur 74 · STR · texte numérisé non relu

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mais Ptolémée a donné les valeurs, relatives aux différentes planètes, du rapport — ; ces valeurs font donc connaître celles

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du rapport ^•

Il est étonnant que Copernic n'ait pas essayé au moins de vérifier que les valeurs trouvées par cette méthode s'accordaient bien avec celles qu'aurait fournies sa théorie des stations. Je ne sache pas du reste que personne ait tenté, lorsqu'elle était utile, cette vérification qui aurait immédiatement fourni une preuve presque décisive de la justesse des nouvelles idées.

C'est également au moyen des méthodes mêmes de Ptolémée que Copernic a cherché les valeurs de tous les autres éléments des différentes planètes, notamment leurs excentricités, car il avait reconnu lui-même que les orbites n'ont pas exactement le Soleil pour centre.

Nous ne donnons pas les nombres auxquels il est arrivé, parce que les moyens d'observation étaient alors trop imparfaits pour

M. Marie. — Histoire des Sciences, II. i3

'2 2 0 Cinquième Période.

conduire à des résultats exacts, et que, d'ailleurs, le mérite de Copernic consiste surtout à avoir propose les méthodes pour les

obtenir.

Nous rapporterons seulement les valeurs qu'il assigne aux

rayons des orbites des trois planètes supérieures, celui de l'orbite

terrestre étant pris pour unité. Il trouvait :

Pour Saturne 9 , 1 743 1

» Jupiter 5,21918

» Mars 1,51976

Les observations modernes donnent :

Pour Saturne 9,53885

î) Jupiter 5,20280

« Mars 1,52369

On voit que ces nombres sont très remarquablement approchés , et si l'on songe qu'avant Copernic on n'avait absolument aucune donnée sur des éléments si importants de notre système planétaire; on ne saura comment louer une si belle œuvre.

Au reste, il ne faudrait pas croire que Copernic fût simplement un philosophe très clairvoyant; il était aussi bon mathématicien que les meilleurs de son temps et très au courant des travaux de Ptolémée, des astronomes arabes, de Purbach et de Régiomon^ tanus.

Non seulement il connaissait à fond toutes les méthodes trigonométriques, mais c'est même lui qui a donné la première démonstration simple de la formule fondamentale de Trigonométrie sphérique :

cos^ = cosb cosc -h sin^sinccosA^

Di Copernic à Viète. 227

GAURICUS (lUC).

l Ne à Gifoni (ancien royaume de Naples), en 1476, mort à Rome, en i358. J

Son véritable nom est Gauric. Il se livra d'abord à l'enseignement des Mathématiques, puis s'adonna à l'Astrologie. Le métier d'astrologue lui rapporta des richesses et des honneurs, mais aussi des désagréments. C'est ainsi qu'ayant prédit à Bentivoglio, de Bologne, qu'il serait chassé de cette ville avant une année, Bentivoglio lui fit administrer cinq tours d'estrapade.

Toutefois les papes Jules II, Léon X, Clément VII et Paul III accordèrent des marques d'estime au prétendu devin, qui fut nommé, en i5^5, évêque de Civita ducale,

Gauricus fut un des premiers promoteurs de la réforme du Calendrier. Il déplore dans son Calendarium ecclesiasticum^ ex sacrislitteris^probatisquesanctorumpatrumsynodis excerptum (Venise, 1 552) le malheur qui fait que la Pàque est souvent célébrée en dehors de la règle prescrite par les conciles, et supplie le pape de ne pas laisser plus longtemps les chrétiens dans les liens de l'excommunication, de l'anathème, etc.

Il a publié un livre : Des inventeurs de V Astronomie; donné des notes pour l'édition de Baie de la Syntaxe de Ptolémée; rassemblé les commentaires de divers auteurs sur Sacro-Bosco et Purbach, et corrigé les Tables alphonsines.

Mais il a aussi publié un Tractatus astrologicus, in quo agitur de prœteritis multoruni hominum accidentibus, per proprias eorum genituras, ad unguem examinatis.

Ses ouvrages ont été publiés à Bâle, sous le titre Opéra omnia en 075.

228 Cinquième Période.

HENRICUS GRAMMATEUS.

(Né à Erfurt vers 1476.)

Son vrai nom est Heinrich Schreibers. Il a publié en allemand à Vienne, en i5i8, un ouvrage dont le titre traduit est : un nonyeau^ artistement facile et certain petit livre de compte^ sur tous commerces, d'après les communes règles de trois; avec la pratique française, les règles du faux ^ quelques règles de la chose et la tenue des livres.

Il y fait un usage constant de signes + et — ; il désigne les puissances successives de Tinconnue par pri, se. ter^ quar, etc.

RUDOLFF (Christophe)

(Géomètre allemand, mort vers l55o. )

On a de lui une Algèbre en allemand intitulée : Die Coss, imprimée pour la première fois en 1 522 et rééditée en i553, après sa mort, par les soins de Michel Stifel, son compatriote, et, comme lui, géomètre habile pour le temps. Rudolff acquit assez de réputation pour être appelé le précepteur de toute l'Allemagne en Mathématiques. Il se dit élève de Grammateus.

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