ESTIENNE DE LA ROCHE
(Né à Lyon vers i^8o )
On a de lui un Traité d'Arithmétique, d'Algèbre et de Géométrie usuelle, en français, publié en 1 5 20 et réimprimé en 1 5 38, où
De Copernic à Viète. iic)
lespuissances sont indiquées par des signes conventionnels, comme chez les cossistes, et les racines, par des indices, sous la forme typographique Çf-, Ij^^ . . . On y trouve la résolution des équations du second degré.
Dans le cas où l'équation (le canon) affecte la torme
l'auteur dit, à peu près comme Mohammed ben Musa, que la question comporte le plus souvent double réponse. « Car^ quant
la racine de la reste \\/ q) est adjoiistée à la moytîé du
moyen ( à - ), elle produyt ung nombre. Et quant elle est soub-
straicte elle en présente ung autre, qui tous deux ont les propriétés qu'il convient avoir. Et pour tant peult-on prendre lequel que Von veult. »
Il dit dans sa préface qu'il s'est instruit à la lecture des ouvrages de Maître Nicolas Chuquet, parisien, de Philippe Friscobaldi, florentin, et de frère Luques de Burgo, sancti sepulcri. Il a en effet en partie répété Nicolas Chuquet, mais sans adopter les nouveaux signes employés par son modèle.