MARQUIS DE MALVASIA
(Né Cil lOoli, mon en 106 |.l
11 était sénateur de Bologne, où il fonda un observatoire, dans le but d'apprendre à connaître l'avenir. Cassini, qu'il avait. M. Marie. — Histoire des Sciences, I\', g
Neuvième Période.
appelé près delui, le convertit à des idées plus saines, et le marquis l'en récompensa en lui faisant obtenir la succession de Cavalieri à la chaire de Mathématiques.
Malvasia a du reste un titre personnel à l'estime de la postérité : il perfectionna le micromètre imaginé par Huyghens, en divisant le champ de la lunette par des fils croisés de manière à former de petits carrés égaux entre eux.
COURCIER (pierre).
(Né à Troyes en 1604, mort à Auxcrre en 1692. )
Jésuite. Il professa la Théologie et les Mathématiques dans difrentes maisons de son ordre, puis devint provincial pour la Champagne.
Le seul ouvrage qui préservera son nom de l'oubli, et qui, selon M. Chasles, mériterait d'être plus connu est son Opusculum de sectione superjiciei sphœricœ per superjiciem sphœricam cylindricam atqiie conicam (i663)^ où il étudie les courbes à double courbure, formées des intersections mutuellesdela sphère, du cylindre et du cône de révolution. Il s'} occupe aussi de la quadrature des polygones sphériques, limités par des arcs de grands ou de petits cercles.
BOULLIAU (iSMAEl).
(Né à Loudun en i6o5, mort à Paris en 1Ô94.
Astronome distingué. Il s'attacha surtout à rechercher les preuves du mouvement de la Terre et à détendre le système de
De Cavalieri à Huyghens.
Copernic, qui avait encore de nombreux adversaires, même parmi les astronomes. Le désir bien naturel de trouver des partisans au nouveau système du monde, lui en fit chercher jusque dans l'antiquité. Il rechercha et publia tous les morceaux épars des œuvres des pythagoriciens sur la matière.
Il est le premier qui ait cherché une explication des changements d'éclat de quelques étoiles.
Ses principaux ouvrages sont : De natura lucis (i 638) ; Philolaus seu De vero systemate mundi (lôSg) ; Astronomica Philolaica (1645) ; De lineis spiralibus demonstrationes (1657) 3 Ad astronomos monita duo (lôSy). On lui doit aussi une traduction habilement faite de l'Arithmétique 'de Théon de Smyrne, dont le texte grec était rempli de fautes qu'il a fallu corriger.