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JACQUES DES PARTS

gel, ni Hazon suivi par la Biographie médicale, ni Eloy copié par le Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne, ni les écrivains les plus récents qui s’en sont occupés. Non, le Commentaire sur Avicenne en cinq immenses volumes in-folio (y compris ceux de Gentilis et d’autres) n’est pas seulementcun tissu de lambeaux pris de Galien, de Rhazès et de Haly », c’estun livre très-érudit, où sont cités une foule d'auteurs ; c’est un livre trés-instructif par tous les renseignements qu’il fournit sur la pratique médicale du temps, sur les épidémies contemporaines ou antérieures (par exemple, /a peste noire), sur les opinions en faveur, que J. des Paris critique assez librement, même sur les superstitions dont il se moque parfois. Je crois vous avoir prouvé, dans les trois leçons que je leur ai consacrées, que ces Commentaires ne sont ni aussi fastidieux, malgré leur prolixité, ni aussi dénués d'intérêt qu’on affecte de le répéter pour se dispenser même de les parcourir.

Voulez-vous une preuve entre cent de mes allégations ? La voici évidente, palpable : ;

À la page 19 des Pisanae Praelectiones de Mereuriali, on lit : « Nec mihi placet eorum sententia qui adeo recenter ortas fa- « ciunt peticulas.. Jacobus de Partibus, medicus non incele- € bris. ipsarum clarissime meminit in Comm. ad Avicen. Cprima quarti tract. k, cap. secundo, ubi appositissime eas « describit atque similes morsibus non culicum, sed proprie « pulicum..….. facit. »

En 1654, Riolan, à la page 248 de ses Curieuses recherches sur les escholes en médecine, écrivait : « Je ne puis souffrir que Fracastor, médecin italien trés-docte, parlant de la fièvre pourpre (éyphus pétéchial), dise qu’elle n’était pas connue en France Van 1529... À la fin du xv° siècle, un médecin de Paris, nommé Jacques des Parts, en a le premier écrit assez clairement et doctement, employant les saignées pour la guérison. »

En 1718, Hazon, dans sa Novice des hommes les plus célèbres en la Faculté de médecine, répète à peu près les mêmes choses, mais, comme Riolan, sans indiquer le passage. Borsieri, à son tour (en ses fnstitutiones medicinae practicae, 1. I, p. 294, éd. Hecker), s’en rapporte à Mercuriali et ne remonte pas à la source.

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