JACQUES DES PARTS
Parmi les vingt-six signes dé la pestilence (ce mot comprend beaucoup de maladies épidémiques fort diverses, et la plupart des prétendus signes communs à toute peste correspondent à des espèces particulières), on lit au dix-septième : « Decimum septimum est « quod in febre pestis aliquando accidit bothor subalbida et ru- « bea, id est parve pustule in superficie corporis. quandoque € albe saniose, quandoque rubee, similes variolis ex ebullitione « putrefacti sanguinis. Et circa istas pustulas notat (Avicenna) « quod interdum velociter apparent, et etiam interdum cito oc- « cultantur et delitescunt, secundum quod putridus sanguis ebul- € liens nunc foras erumpit, nunc intra retrahitur. Et sub hoc € signo quedam cutis macule intelliquntur nigre aut virides «aut violacee vel subrubee similes illis que cuti contingunt ex € morsibus pulicum que vulgariter solent dici plane (1) ; et sunt « de signis malis et mortalibus, precipue nigre vel violacee vel « coloris viridis, quoniam attestantur super magna humorum « corruptione non emendabili. »
Lorsqu'on voit un personnage aussi considérable qu'était Jacques des Parts, si légèrement apprécié, quelle place pouvaient avoir des auteurs du second ordre comme Sermonela (Questions. trés-subtiles sur les Aphorismes), Bagellardus (Sur les maladies des enfants (2), Villalobos (Sommaire de médecine, en espagnol, tiré d’'Avicenne en conservant même l’ordre des chapitres), Ardoynus (De venenis), Christophorus de Honestis (Sur Mésué), Saladinus (Compendiun aromatariorum), Manlius de Bosco (Luminare majus apothecariorum (3), VAmicus medicorum,
(4) «Vulgus lenticulas aut puncticula appellai, quod maculas proferant lenticulis Caut puncturis pulicum similes. » (Fracastor, Morbi contag. 1, 46; cf. III, 6.) — On les appelait aussi peficulae, pestichiae (d'où pétéchies), peut-être diminutif de Pestis. — Voyez aussi Coyttarus, De febre Purp. epidem., p. 5, 45-46, 161, 169, 470. — Rapprochez d’Avicenne et de J. des Parts le chapitre (Pustulue infebribus) emprunté à Hérodote par Aétius, V, 129.
(2) 11 faut noter un chapitre sur la hernie ombilicale, et l'emploi de la poudre d’amidon pour les échauffements chez les enfants.
(3) IL y à peu d'ouvrages aussi instructifs que celui d’Ardoynus pour l’histoire de la toxicologic: une foule d'auteurs y sont cités ; il contient toutes sortes de rensei-