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MATIÈRE MÉDICALE, TOXICOLOGIE, PRATIQUES AU XV® SIÈCLE

livre tout entier consacré à l'astrologie, par Ganivetus, les traités d'hygiène de Benedictus de Nursia, de Marcile Ficin, d’Aldobrandini, de Gazius, lequel rend pour l'hygiène les mêmes services qu'Ardoynus pour la pharmacologie, et de beaucoup d'autres qu’il serait trop long d’énumérer ?

Les Pratiques de Gatenaria et du très-érudit, très-didactique et parfois mdépendant Matthaeus Ferrarius de Gradibus; celle d’Arculanus, l'Expositio de Sillanus, la Clarification de J. de Tornamire, ne sont guère que des commentaires, les uns courts, les autres plus longs, du IX: livre du traité dédié par Rhazès au cafe Almansor. Arculanus dit même que ce traité est le plus utile du monde, qu’il faut tout lui sacrifier, puisqu'il procure tous les biens, pourvu qu’on ne marchande ni le temps ni la peine qu’on prend à le commenter (1). La Pratique de Michel Savonarole est une œuvre méritoire, car ellerésumeles opinions, les doctrines, les théories qui avaient cours au milieu du xv° siècle; à ce titre, elle répond très-exactement aux VŒUX de l’auteur, qui se proposait d’épargner la peine et le temps aux médecins en leur présentant, dans un seul volume, le résumé de ses lectures ou de sa propre expérience (c’est la plus mince partie de l'ouvrage), et en prenant Avicenne pour modèle et pour guide ; il espére que son livre rendra plus de services à ses confrères que toutes les

gnements sur les pratiques médicales ou populaires relatives aux poisons ; on y voit, par les précautions recommandées, combien les empoisonnements étaient fréquents et combien aussi il était facile de se soustraire à la justice ; à côté de cela, on trouve dans ce traité de bonnes descriptions des symptômes qui caractérisent les empoisounements par les substances tirées du règne végétal. — Le Commentaire de Christ. de Honestis est une véritable histoire de la matière médicale et de la pharmacologie.— Le Compendium aromatariorum renferme beaucoup de préceptes moraux, une bibliographie assez étendue, une intéressante description de la récolte des plantes, et le catalogue des objets qui doivent faire partie d’une boutique d’apofhicaire. — On consultera encore avec fruit, pour l’histoire de la pharmacologie, Jacobus de Manliis de Bosco, surtout dans l'édition (elle est rare) de Mutonus, ainsi que les ouvrages analogues de Quiricus de Augustis et de Paulus Suardus ; ce dernier renferme toutefois moins de détails intéressants. Eh bien, les auteurs d'une Histoire de la pharmacie qui a été publiée en seconde édition à Madrid, en 1867, en un volume in-4°, par Chiarlone et Mallaina, ne paraissent pas même avoir ouvert ces divers ouvrages 1 Voilà comment on écrit l’histoire. (4) Arculanus à une description assez exacte du delirium tremens potatorum.

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