CRESCENZO, :— CURE PAR L'EAU
Mouvements des sucs nerveux à ceux de la dure-mére, lesquelssont aidés par la pulsation des artères ; toutefois, il pense qué ces sucs viennent directement de la partie la plus subtile du chyle. L’entrelacement infini des plus petits ramuscules des vaisseaux permet ausang de s'arrêter facilement, et l’on corrige la crudité qui en résulte, pourvu qu'on tienne compte du degré de la crudité et déslieux où le sang cesse de se mouvoir. De même que l’eau donne au sang la pénétrabilité, de même le fiel, qui n’est certes pas un excrément sans importance, le rend plus onctueux, plus çoulant, plus visqueux, comme l'huile agit sur les couleurs. Le Sing proprement dit et le suc nerveux servent tous deux à la nu-
“irition. La seule question douteuse, pour notre auteur, c’est de savoir si les deux fluides nourrissent séparément, l’un les parlies musculeuses, l'autre les parties spermatiques , ou toutes les deux ensemble, par leur mélange. Crescenzo penche vers la première opinion, eu égard à la diversité de nature de ces deux éléments essentiels du corps.
Aprés avoir établi que l'eau maintient le corps en étai de Minté, Crescenzo, dans le quatrième.et dernier Aaggionamento, Montre comment avec cette même eau on chasse presque toutes les maladies. Cest là qu'il donne aussi les règles pour l’administration de cette panacée universelle : par exemple, il conseille dans les fiévres continues de n’en commencer l'usage qu'au moment où il se manifeste des signes de coction. Quant aux fièvres intermittentes, il n’a eu l’occasion que d’en traiter deux et avec Succès, même une que le quinquina avait changée en fièvre coninue et aiguë, après que le malade avait, une première fois, inférrompu la cure par l’eau. La quantité d’eau à boire dans les vingt-quatre heures, durant six ou huit jours et plus, variait entre douze où quinze bouteilles et même plus (une bouteille par heure ou par heure et demie); pendant la cure, on ne devait pas prendre de véritable aliment ; puis, on allait en diminuant; c’est ce qu'on appelait la cure parfaite (voy. p. 385 et 853). — Il n’est pas besoin d’une plus longue analyse d’un volume qui n’a pas moins de 371 pages, pour donner une idée et de la doctrine et de son auteur, ainsi que de l'étrange association des théores de Borelli avec la moitié de celles du docteur Sangrado.
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L'ouvrage de P. Michelotti (1) sur les sécrétions (2) est à la fois dogmatique et historique ; la controverse y est même assez vive sousles formes les plus courtoises ; et, malgré l'obscurité de l'exposition, on lit ce livre avec intérêt, parce qu’il tient parfaite: ment au courant de l’état des questions relatives au mouvement du sang et aux sécrétions, durant la seconde moitié du XVII sis cle et au commencement du xvin. La profession de foi de Miches lotti est fort simple : la partie des mathématiques qu'on appelle mécanique rationnelle révèle aux médecins les causes cachées des fonctions des parties; sans elle on ne connaît rien, ni à la vie, ni à la santé (p. 2 et à).
L'auteur disserie longuement sur le rapport qui exisie entres la consistance des liquides, leur degré d’élasticité, le mélange ou plutôt l'union des fluides ayant diverses qualités physiques, la: forme, la résistance, l’élasticité, les courbures des canaux, relati= vement au mouvement de ces mêmes fluides dans les tuyaux qui les contiennent, et il applique toutes ces données aux artères (voy. partieul., p. 69 et suiv.). Du milieu d’une foule de discussions, qui toutes ont trait à l’hydrodynamique, se dégagent les deux lois suivantes en ce qui concerne les sécrétions, lesquelles sont réduites à un acte mécanique et non à une fonction vitale.
Première loi (p. 288). Le fluide à sécréter, de quelque genre qu'il soit, qui préexiste dans les artères et dont les parties adhérent, par un simple contact, aux parties du sang, s’il est conduit vers quelque glande, coule à travers dans les orifices des canas licules séparateurs (excréteurs : in canaliculorum. separantium orificia), orifices ouverts dans la cavité de la glande et n’offrant aucune résistance, pourvu que le fluide lui-même soit divisé, actu, en parties dont le plus grand diamètre ne soit pas plus considérable que le plus petit diamètre des orifices (dummodo..…
(4) P. A. Michelotti, De separatione fluidorum incorpore animali dissertatio physico-mecanico-medica ; Nenet., 1721, in-4°, avec cette épigraphe : «Quecelui qui ignore les mathématiques s’éloigne de l’école de la médecine rationnelle. »
(2) Celles, bien entendu, qui ont les glandes pour siége, car onne connaît encore que très-imparfaitement le rôle des séreuses : il est même dit (p. 233-234): « Comme la structure des glandes est vasculeuse, partout où il y a sécrétion ily a des glandes, »
MICHELOTTI. — PHYSIOLOGIE. 831
ad minimam orificiorum diametrum haud habeat rationem majors inaequalitatis).… Lorsque les parties du fluide àsécréter coulent avec le sang dans la cavité de la glande, nécessairement quelques-unes de ses parties, à savoir celles qui se présentent ML orifices des vaisseaux sécréteurs en faisant effort sur les parois de la glande, seront dérivées vers les vaisseaux sécréteurs. Suit la démonstration mathématique, et dans la scholie (p. 210 ep suiv.) Michelotti s'appuie sur cetle démonstration déjà employée, mais'non expliquée par Pitcairne (4), pour déclarer avec cet auleur que la sécrétion n’est pas comparable à l'opération dun crible, qui exige que tous les trous soient de même figure ; œr, suivant Pitcairne el Michelotti, c'est non la figure, mais la capacité diverse de Ja lumière des orifices qui fait la différence des sécrétions (2). En tout cas, il n’en reste pas moins acquis pour les iatromécaniciens que Pun des actes les plus essentiellement vitaux n’est plus qu’une question de mécanique et de rapports de grandeur, entre des molécules et des pores.
Deuxième loi (p. 250) : « Les parties d’un liquide quelconque qui doivent être cécrétées du sang, et qui préèxistent dans les artères, peuvent se séparer du sang lui-même et se rendre dans les conduits sécréteurs propres des glandes, quelle que soit la rapidité du sang circulant dans ces glandes, pourvu que les parties à sécréter ne soient pas agelutinées avec les autres parties du sang, mais qu’elles leur soient seulement contiguës, afin qu’il ny ait pas obstacle à la séparation (3).
Pas plus la seconde que la premiére loi ne fait connaître en vertu de quelle puissance une glande sécrète plutôt un liquide qu'un autre; elles nous apprennent seulement, mais sans dire pi pourquoi ni comment, que le liquide sécrété est en rapport de volume avec telle glande plutôt qu'avec telle autre. C'est ce que auteur tâche, mais vainement, de déterminer dans le chapitre second (p. 259 et suiv.), où il passe en revue tous les liquides sécrétés et aussi les esprits animaux, et il avoue que les causes mé-
(4) Voy. De circul. sang. per pasa minima, $& 2, p. 23 de l'éd. de Rotterdam. (2) Voy. plus loin, p- 850. - (3) Michelotti nie que le sang marche plus rapidement dans les petits que dans les gros vaisseaux.
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caniques (c’est-à-dire celles dont nous connaissons ou la séructure ou lamanière d'agir) ne peuvent pas seules expliquer entièrement cette séparation, attendu que ni la contexture intime des glandes ni la dureté ou la ténuité de chaque liquide ne sont assez connues et ne peuvent même l'être. Il essaye seulement d'établir des distinctions ou des analogies entre les diverses humeurs, eu égard à leur consistance, par exemple l'urine et la sueur qui se substis tuent l’une à l’autre (chap. ur, $ 3, p. 819), la salive et les autres humeurs sécrétées par la muqueuse gastro-intestinale, la scmence et la lyinphe. Tout cela, c’est reculer et non résoudre la difficulté, Il est impossible d’accumuler plus d’hypothèses invraisemblables dans une science qu’on voulait rendre aussi positive que sont les mathématiques. Sans doute, pour toutes les fonctions où la mécanique peut revendiquer quelque droit, par exemple, pour le mouvement des rauscles, pour la circulation (encore une petite partie), les iatromécaniciens sont en avance sur les anciens ; sur presque tôut le reste, ils sont aussi aventureux, aussi ridicules, aussi éloignés de la vraie méthode expérimentale qui cependant fleurissait à côté d’eux |
Aussi Leibnitz, se détachant un instant de son grand traité d'histoire, écrivait-il de Hanovre, le 17 septembre 1715, à Michelotti qui l'avait consulté (voy. p. 347 et suiv.) : — « La cause de la sécrétion n’est pas encore assez instruite pour qu'elle puisse être jugée en ce moment, sinon avec précipitation. Vos méditations à ce sujet sont à nulle autre pareilles. Vous avez heureusement tenté de joindre les mathématiques à la physique; mais nécessairement vous restez dans les hypothèses encore peu solides faute de données. » Leibnitz ne voit pas qu’on ait réfuté victorieusement les arguments en faveur de la fermentation ; il voudrait aussi invoquer des causes physiques , celles dont le mécanisme est caché. Enfin, il souhaite qu’on ne fasse pas comme les Cartésiens qui s’écartent trop des choses soumises aux sens, mais qu’on tâche de tirer des expériences tout ce qu'elles comportent avant de se livrer aux hypothèses (1).
(1) « Caeterum danda opera est, ne, Cartesianorum exemplo, nimis ab iis, quac sunt sensui subdita, recedamus, sed ex iis quae experimentis constant, ducere tens temus quidquid potest, antequam in hypotheses liberiores expatiemur. »
MAZINO. — PHYSIOLOGIE. 839
é pareille lettre n’a pas besoin de commentaire : elle a satis- AibMichelotti ; je crois qu’elle nous satisfera encore davantage.
fuzino, de Brescia, professeur de médecine pratique à Padoue, Ublié une foule de dissertations qui ont été réunies en trois nes in-A° (1). Le premier volume contient ce qu’on pourrait peler une physiologie générale de la matière, ou un traité des stances actives (2), c’est-à-dire élastiques (air, lumière, soufre), u\des principes inertes qui la composent (eau, sels, mercure, fire) ; puis la physiologie des animaux (tempéraments, digestion, chylification, sanguification, respiration, nutrition, sens, intelligence, mouvements, génération, production du lait). — second volume est tout entier consacré à la théorie mécaque des maladies ; enfin, le troisième renferme un traité sur la respiration du fœtus, et deux autres sur la mécanique du pouls et des urines.
“xaminons rapidement ces divers ouvrages, CR laissant de côté “Ce qui se rapporte à la composition primordiale de la matière inerte. — Voici d'abord comment il faut concevoir les tempéraments ($ 83 etsuiv.). Du tempérament (émperies) spécifique des Muides et des solides de la machine animale dépendent les actions spécifiques et les réactions naturelles ou contre nature en Vue de sa conservation ou de sa décomposition ; donc les fluides qui peuvent rentrer dans le domaine du tempérament normal où de l'intempérie doivent être considérés primitivement dans le sang (a sanguine desumenda sunt). Quoique dans la formation première du fœtus le fluide nerveux paraisce être celui dont Les fluides sanguins, lymphatiques et même les premiers solides sont jirés (3), néanmoins, après la formation de ces liquides et de ces
(4) 3. B. Mazini.… Opera omnia nunc prümum tribus tomis distributa. Brixiae, 4743, in-40, — Les Italiens écrivent Mazzini où Mazzino, ct même Masino.
(2) Ces substances où ces particules primordiales et séminales ne sont pas les Atomes d'Épieure, solides, indivisibles, mobiles par eux-mêmes, éternels, mais des particules divisibles, périssables (caducae), mobiles, créées par Dieu pour la composition ou la dissolution de l’agrégat naturel (8 2):, Les physiologistes modernes soni plus près d'Épicure que de Mäzino.
(8) Voy. plus haut, p. 766 ct 824, ce que je rapporte des opinions de Bellini fouchant cette question. :
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solides, le suc nerveux se mêle au sang et à la lymphe, et sein sépare par ses organes propres, en quäntité et avec des forces” déterminées, et toujours ainsi dans le cours de la vie. Puisque” d’un autre cêté, après la formation de l'animal, le sang est liquide qui, par l'ampleur de ses vaisseaux, par sa quantité, fà couleur, sa rapidité, est le plus appréciable aux sens; puisqu'il reçoit aussi et sécrète tous les fluides, et qu’enfin par les phé» uomênes naturels ou contre nature il est celui des nombreux COTpS Composants qui produit dans la machine animale les effets les plus sensibles, c’est justice de considérer comme source et racine du tempérament et de l'intempérie la masse du sang mêlée avec le suc nerveux, la lymphe etbeaucoup d’autres élés ments, dont les uns sont doués d'activité et élastiques (actuosa et elastica), et les autres inertes et non élastiques (ènertia et non elastica). Le reste de la dissertation est destiné à démontrer cette thèse physiologique, appuyée en partie sur l'autorité de Boyle et de Willis, que les fempéraments ou les intempéries résultent, sous l'influence variable des six choses non naturelles (air, aliments, exercices, etc.), de la bonne proportion ou du défaut d'équilibre des corps constituants. — La théorie mécanique des maladies en est un développement pathologique.
Il faut ajouter {$ 87 et suiv.) qu’il ya deux espèces de tempérament, comme disaient les anciens, et notamment Avicenne : un tempérament quoad pondus, et un autre quoad justitiam ; le premier, presque factice, résulte de l'équilibre momentané et rigoureusement géométrique de toutes les parties composantes ; le second, qui constitue l’état habituel, est celui où l'équilibre ne pêche pas notablement, où il y a entre toutes les parties consti: tuantes du sang, qu’elles soient liquides ou solides (par exemple la fibrine), une unité suffisante qui permet des oscillations ou variétés sans que l’économie soit troublée dans ses fluides ou dans ses solides. |
Après avoir rappelé les diverses opinions qui avaient cours touchant la dissolution des aliments dans l'estomac, Mazino (94 et suiv.) altribue cette dissolution à une force semblable à celle qu'exercent les coins ; mais où trouver ces coins dans l'estomac ? Ce sont les sels isolés par les glandes de la membrane nerveuse
MAZINO. — PHYSIOLOGIE. Su?
Viscère, fournis par les boissons, el cristallisés en triangles, en font office ; il le démontre par des figures géométriques! solution s'opère en vertu d'une proportion de force entre sels et les aliments.
Du mouvement du chyle je ne dirai rien, sinon que Mazinc 18) appelle au secours des lois de la mécanique et de l’hyaulique la pression de l'air contenu dans les intestins, air qui jent, soit des aliments, soit aussi par l’æsophage pendant la resation (voy. plus haut, p. 819), air dont l'agitation continuelle gl continue dans le canal intestinal fait pénétrer les parties les plus üres du liquide dans les chylifères et lui communique une grande apidité de mouvement. On doit conclure aussi de divers passages, quel'air agit, non pas seulement indirectement, mais immédiatement, en s’insinuant dans les vaisseaux à la suite du chyle. Le phénomène de l'hématose où de la sanguification, c’est-àdire de la conversion du chyle en la substance du sang, se proquit depuis l'union de la lymphe avec le chyle, et surtout depuis l'entrée de ce mélange dans les sous-clavières ; il se continue
ans les artères, sans que le poumon ÿ ait plus de part que les autres parties, si ce n’est par la multiplicité el l'intensité de ses mouvements (1), car cette opération demande beaucoup de temps “et de force. Les circonstances qui concourent à la sanguification Suit l'exact mélange des particules du chyle avec celles du sang, Vélasticité de l'air qui accompagne le chyle, le contact du suc nerveux avec la bile, la présence de sels sulfureux et nitreux, enfin la pression que soutiennent les particules du chyle par lasystole du cœur et celle des artères. Ge sont les rayons de umiére et les particules aériennes, en pénétrant dans l'estomac, dans les vésicules du poumon ei dans le système artériel, c’est Vextrême rapidité du mouvement qui donnent la couleur rouge asang, surtout dans le poumon, phénomène qui ne tient pas, comme le voulait Mayow (2), à un gaz nitro-aérien ($ 123 et Suiv. ; 1AG et suiv.).
Ce ne sont ni le sang, ni le suc nerveux, ni la lymphe, pris iso-
(L) Mazino, attentif seulement à la mécanique, éloigne toute idée chimique pour “l'explication de Yhématose.
(2) Voy. plus haut, p. 704, note {.
842 TATROMÉCANISME. — ÉCOLE ITALIENNE.
lément, mais les trois fluides réunis-qui chacun opèrent la nutk tion des parties auxquelles leurs particules s'adaptent; la nutrition est donc un mouvement des particules portées vers les parties où sont, eu égard à la masse, au poids et à la figure, soit réparéts, soit restituées les particules proportionnelles et homogènes, égales en longueur, largeur et profondeur, en un mot semblables à cellés qu’ont dissipées le mouvement et la perspiration perpétuels (os plus haut, p.821). Plusieurs circonstances favorisent la nutiis tion : la lenteur, la douceur, le calme du mouvement des lus meurs, la parité des fluides, et en même temps l'assimilation, la conformité (congruentia) el ressemblance avec les éléments organiques (e/ementa componentia) ($ 154-155). L On comprend aisément que, pour les organes des sens, dis moins pour certains d’entre eux, les explications mécaniquesek physiques soient plus acceptables que partout ailleurs ; aussi je n’y insiste pas (2). Quant à l’imagination et à l'intelligence, c'es une question de rapports entre l'âme immortelle, laquelle réside dans le corps calleux, et l’arrangement des fibres du cerveum (voy. $ 208-221), le tout étant complétement et humblemenlt“ soumis au jugement de l’Église catholique (2). — Mazzino n'est guêre moins embarrassé que Glisson (3) pour accorder la plis siologie'avee la psychologie spiritualiste et théologique (4). Après avoir prouvé, contre toutes les objections, existence d’un suc nerveux spécial et différent de la lymphe (232 et suiv. h en s'appuyant sur la sagesse de la nature géomètre et mécanis cienne, sur de nombreuses autorités, en particulier celle de Malpighi qu’il appelle le secrétaire de la nature (a secretis n42 turae), après avoir détruit aussiles objections qu’on osait élevef contre ce suc merveilleux, Mazino ($250 et suiv.) explique le mous vement volontaire ou animal des muscles à l’aide d’une hypothèse
(4) Marino est à peu près au courant des recherehes faites par les anatomistes du xvu siècle sur la structure des organes des sens. .
(2) « Je déclare soumettre humblement et en tout point au jugement de L'Église catholique ce que j'ai avancé hypothétiquement ct suivant les analogies géomés triques. »
(3) Voy. plus haut, p. 664, note 8, :
(4) La mémoire n’est aussi qu’une émpression répétée sur là fibre cérébrale (8 222 et suiv.).
MAZINO, -— PHYSIOLOGIE. 843
tient le milieu entre celle de Borelli et celle de Sténon (1). jeu d'admettre, avec Borelli, que les nerfs résultent de l’agens & d’une série de tubes longitudinaux, creux et remplis substance spongieuse comme celle du sureau, il croit, avec er, qu'ils sont composés de cellules, lesquelles figurent des obules ; en conséquence il suppose que l'impression de l'âme ommunique de proche en proche à la série de ces globules briques qui contiennent le fluide nerveux et se touchent intiément, que le mouvement se propage par les nerfs aux Machi- Qules rhomboïdales qui, suivant Borelli, forment la structure jbres musculaires, lesquelles ressemblent à des chaines. lors le mouvement se produit par contraction | “Quant aux mouvements involontaires ou naturels, il les explique longuement par l'intervention du cervelet ; l'âme agit en {u de sa puissance naturelle, comme elle agit sur le cerveau sa puissance animale ; d'ailleurs du cervelet partent les nerfs ii se rendent au Cœur, aux poumons, au diaphragme, au tube ilestinal ($ 258 et suiv.). La structure du cervelet est composée de segments circulaires tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, tant à a partie corlicale qu’à la partie médullaire. C’est une disposition qui, selon les lois géométriques, a pour résultat de donner, en maison des espaces contenus (circonserits 9) dansles segments cir- Maires, au suc nerveux plus de place, de mouvement ou de res- “sort, et de permettre, par V'oscillation des segments, des oscilla- “lions et actions continues, égales, constantes, nécessaires pour des mouvements naturels. Mazino réfute les objections élevées par -Diemerbroeck et Fracassati contre celte suprématie du cervelet Sur les actions naturelles, car c’est à faux qu’ils ont prétendu que certains oiseaux n'avaient pas de cervelet; Willis en a toujours trouvé.
“Le sang, la lymphe, le suc nerveux et sans doute la graisse,