FREIND. — THÉORIE DES MENSTRUES
Min du xvrre où du commencement du XVI siècle, médecins Po peut, au moins par certains côtés, rattacher à l'école iatro- Mécanicienne; nous mentionnerons d’abord Freind (1 675-1722) (cad (1673-1754). Freind, aussi érudit (4) que médecin, Clique dans son premier ouvrage, l'Emmenologia ou traité des Miigles des femmes (1703), ce flux périodique par une théorie iécanique, comme Pitcairne l'avait déjà fait, et en se conformant dinprincipes de Bellini, « homme d'un esprit admirable » (2). tant Freind, les menstrues ont pour cause finale, ainsi que le fénsait Galien, d'entretenir la santé de la femme dans Pétat de Wicuité en remédiant à la pléthore, et de procurer par leur rétennlinourriture du fœtus pendant la grossesse. La seconde projosition est à peu près vraie chez la femme, si l’on ajoute toulefoisque cette fonction est intimement liée à l'ovulation ou à la Maturité et à la rupture d’une vésicule de Graff. Il reste et peutééilrestera longtemps encore un point mystérieux », je veux diféune question trés-difficile à résoudre pour la cause finale de hmenstruation, puisque les femelles d'animaux, à l'exception peut-être de quelques femelles de singes, en sont privées. Freind, précédé par Charleton, attaque avec beaucoup de ivacité la théorie des ferments qu’on avait mise en avant depuis Silvius comme cause efficiente des règles ; quant à lui, il adopte
“res offlures (diarrhée, lienterie ct dysenterie), Londres, 1724, in-8, 3° édit., où Vontrouve des remarques judicieuses sur les méthodes éméto-cathartique et astringente, sur la marche et les symptômes des divers flux, d’utiles observations et des léieignements historiques. L'auteur avait pratiqué sur mer et dans les armées, Haller mnpas vu ce livre, mais il cite d’autres ouvrages qu'à mon tour je n'ai pu trouver, enhéautres, un Traité sur les maladies des marins et sur la saignée dans les fièvres, dont je ne connais que la partie publiée en 1696 (elle contient 49 observations) . IMparait que dans la seconde partie (1 697), l'autour prescrit de se servir du therometre et de compter le pouls. Du reste, il n'y a rien de plus rare dans nos biblio- Thèques, rien de plus difficile à se procurer, dans le commerce, que les ouvrages Médicaux écrits en anglais à la fin du xvn® siècle, ou au commencement dü XVIH°, Sconnrest les ouvrages écrits en italien ou en espagnol à la même époque.
(M) On lui doit des Commentaires sur les livres I et HE des Épidémies d'Hippocrate, et une histoire estimée de la médecine, depuis Galien jusqu'au xvi° siècle.
(@)'Ailleurs (chap. vu), il l'appelle : « Theoriae medicinalis inventor primus. »
Ilaccepte sa théorie sur les fièvres intermittentes.
876 IATROMÉCANISME. — ÉCOLE ANGLAISE.
rapport des . à des réparations de oono animale,
Chez la femme, il y a moins de matière perspirable que ché l’homme, parce que la rapidité du sang est moins grande ab tendu l’étroitesse de tous les vaisseaux sanguins ou excréteus — Leur tempérament étant plus humide, leurs chars, p molles, ne poussent pas facilement les humeurs au dehors enfin leur vie est oisive et sédentaire : de là une tendance mais quée aux congeslions vers la matrice. — Get organe est dansuné position perpendiculaire, tandis que chez les animaux 1 est horizontal ; les vaisseaux qui s’y rendentont, eux aussi, une divettion A lance chez la femme et horizontale chez les an maux ; — le tronc de l'aorte est plus volumineux chez la femmes que . l'homme ; — enfin les veines utérines sont dépourvues. de valvules. Voilà en vertu de quels « principes simples el indubitables » Freind explique comment les femmes ont leurs régles et que les animaux n’en ont point. Reste la question dé périodicité.
Rien de, moins embarrassant : puisque les femmes n’ont pass une perspiration abondante, il faut bien qu’il s’'accumule de jour en jour-dans les vaisseaux plus de sang qu’il ne convient. Eh bienh comme cette accumulation se produit en raison de la quanlité d'aliments ingérés, et de l'absence de la perspiration qui devrait se faire en proportion directe de cette quantité, il arrive que tous les trente jours environ, la pression sur les vaisseaux étant trop. forte, le sang s'échappe (1). Aussi la suppression où la diminu=
(1) Comparant, dans ce même chap. vu, sa théorie du flux menstruel avec celle de Bellini pour la fièvre intermittente, Freind ajoute: « Si la quantité de la matière perspirable, retenue pendaht plusieurs jours, reste la même, il se produira certaines ment aussi la même pléthore ; laquelle provoquera aussitôt, pour un temps définie flux utérin. S'il se produit quelque chose qui empêche la pléthore de parvenir quantité habituelle, alors aussi la période variera dans ses mouvements accoutuméss)