FREIND. — THÉORIE DES MENSTRUES
hou, a l'âge critique, la cessation des règles sont-elles accomice de toutes sortes d'accidents. Heureux siècle que celui où fallait qu’un bien petit effort d'imagination pour résoudre
S problèmes les plus difficiles ! L
rsque Freind sort des explications et aborde l'exposition phénomènes de la menstruation normale ou troublée ; lors- Ménumère les accidents qui suivent les désordres menstruels, és causes de ces désordres, il mérite d’être encore consulté.
r la thérapeutique, tout en cherchant à tirer les indications “états supposés de tonicité ou de faiblesse des vaisseaux, où de lité des humeurs, Freind trouve ses Moyens de traite- Mt dans la tradition depuis Hippocrate (1). En définitive, fhéories mécaniciennes avaient la prétention de changer la Sologie et la pathologie générale, mais elles n'avaient rien elles qui pût, comme l'avait tenté la chimiatrie, réformer la lipeutique où enrichir les officines.
Le chapitre xiv est intitulé : De remediorum vüribus et operae. Dans ce chapitre, une vue générale importante domine les propositions particulières, souvent fort hasardées. Freind, qui parait pas admettre de spécifiques, dans le sens rigoureux du “ot, attribue aux médicaments deux espèces d'action : une primaire, et qui correspond assez bien à ce que neus appelons action physiologique, et une secondaire ou thérapeutique qi est une Conséquence de la premiére. Ainsi l'opium, pris à dose modérée, “pour action primaire d’atténuer le sang, et pour action seconde “iiihérapeutique, de guérir les fièvres causées par l'épaississeent de celiquide. Les emménagogues, particuliérement les mers, exercent justement une action analogue à celle de opium ; et Freind a fait sur le sang des animaux, Soil à l’aide d'injections, soit en faisant avaler tel ou tel médicament, soit en mélangeant le sang extrait par une saignée avec diverses sub-
D Acc Sanctorius (voy. plus haut, p. 737), il admet une crise inensuelle pour
l'homme.
-(1) Dans sa préface aux Épidémies, il tonne contre les novateurs et pensent acquérir pour eux-mêmes plus de -
qui s'écartent
avec dédain des traces des anciens, - gloire en méprisant leurs devanciers.
878 TATROMÉCANISME. — ÉCOLE ANGLAISE.
stances, un grand nombre d'expériences (1) dans le dessein d'étt blir son assertion. Freind soumet les astringents, c’est-à-direlés médicaments qui répriment les règles trop abondantesal mêmes raisonnements et aux mêmes expériences. Je voud citer presque tout ce chapitre; mais, à cause de son étendit, je me borne à y renvoyer le lecteur. d
Ce curieux et important chapitre n'empêche pas toutefois notre auteur d'affirmer, dans son épilogue, qu’il n’y à pas bon praticien sans théorie, et surtout sans la théorie mécanique, qui sert aussi bien à.la sûreté de l'art qu'à l’'ornement del science. Les médecins sans théorie, qui ne connaissent mi la strucs ture du corps, ni le jeu des organes, ni la statique, ni la mas nière dont agissent les remèdes, font, il est vrai, la fortune des pharmaciens, mais ils envoient leurs malades dans laure monde. ;
Il y a ici une confusion, faite un peu à plaisir, entre les purs empiriques qui prescrivaient à tort et à travers les remedess fournis par la matière médicale, et les médecins, qui, sans (r0p se soucier de tout expliquer et de raisonner sans cesse sur la nas ture ou la cause interne des maladies, s’en tenaient à l’exemple dé Sydenham dans ses meilleurs jours, à une observation méthos dique et à une tradition contrôlée par l'expérience de longue date! Ce qui manquait, à cette époque, aussi bien aux savants théos riciens qu'aux humbles praticiens, c’est la possibilité d'établir un bon diagnostic : or, sans diagnostic, les plus belles théories et la plus patiente observation ne mènent guère qu'à une thérapeutique de hasard.
Le second Commentaire sur les Épidémies d'Hippocrate cons tient une dissertation fort savante sur l’histoire de la saignée des la jugulaire et sur les bons effets de celte opération, quand il s’agit de désemplir le cerveau. Quoique Freind blâme volontiers Sydenham, cependant dans son troisième et son huitième Com= mentaires, il s'accorde avec lui sur ce point, qu’il ne faut pouss ser ni aux sueurs ni aux urines dans les fièvres inflammatoires;
(4) Voy. plus haut, p. 856, note 4, des expériences analogues, lentées pour uns autre but par Pitcairne,