IATROMÉCANISME. —— ÉCOLE ALLEMANDE
angines squirrheuses. Rien n’est plus confus que le chapitre intis tulé : Esquinancies inflammatoires. Boerhaave paraît avoir quel que idée de la laryngite suffocante; il croit, avec Hippocrate (Épid. W, 24), à une angine convulsive ou paralytique par suite d’une luxation, soit de l’apophyse odontoïde, soit d’une vertébre du cou en dedans, tout en disant que cette espèce d’angine arrivé fréquemment dans l’épilepsie, l’hystérie, l'hypochondrie (K 818, 819); enfin il confond sous le nom d’esquinancie toutes sortes de suffocations dont quelques-unes appartiennent à l’agonie.
Boerhaave distingue deux vraies péripneumonies, l’une causée par l’inflammation des artères pulmonaires, l’autre par l’inflams mation des artères bronchiales. Il confond en beaucoup de cas Gil ne pouvait guère en être autrement avant Auenbrugger et Laennec) la péripneumonie avec la pleurésie (quoiqu'il décrive à part cette dernière maladie), car il regarde l’'empyème comme un résultat de la pneumonie (1). La fausse péripneumonie est causée par la pituite. Avec Boerhaave, comme avec Sydenham, du reste, il est difficile de se faire une idée exacte de cette maladie. La paraphrénésie où inflammation de la plèvre diaphrag= matique, ou même du centre nerveux du diaphragme, est une maladie fréquente, incurable, selon Boerhaave, mais qui reste une énigme pour nous, à moins qu'il ne s'agisse tout simple= ment de la pleurésie dite diaphragmatique.
Les maladies chroniques naissent spontanément ou consistent en des reliquats de maladies aiguës ; beaucoup sont expliquées par les désordres chimiques des humeurs (scorbut, rachitis, rhumatisme) ; d’autres, par exemple les affections nerveuses (épilepsie, manie), le sont par les lois de la mécanique et tiennent au mouvement des liquides dans l’intérieur du crâne.
La petite vérole vient d’un miasme contagieux qui augmente la vélocité du sang; il agit comme un irritant inflammatoire (Aph. 1352-1387). Ici, comme daus toutes les maladies de ce genre, la thérapeutique consiste à expulser le venin par la saignée, le relâchement de la peau et un régime léger (Aph. 1394).
(1) En d’autres termes, la vraie péripneumonie est pour lui une inflammation du poumon qui donne quelquefois lieu à une suppuration; car il dit, apb. 1183, que l’empyème est un amas de pus formé entre le poumon et la plèvre.