HOFFMANN. — FIÈVRES
autre qui suit en sens contraire et produit les effets opposés; iLest franc et légitime, il peut juger lui-même la fièvre (L). Les fièvres sont étudiées dans l'ordre suivant : tierce, quarte, uotidienne, fièvres intermittentes, anomales, épidémiques ; Méemi-tierce ; catarrhale bénigne, varioliques, rubéoliques, Ourprées , miliaires; fièvres catarrhales graves ou pétéles, pétéchiales vraies, pestilentielles, érysipélateuses, noque, fièvre bilicuse, fièvre stomachale. Puis viennent les res avec localisation : angines, phrénitis, pneumonie, pleurése néphritis ; inflammations de la vessie, de l'utérus, du foie, dsvintestins (2); fièvres hectiques, symptomatiques qui succè-
La nature guérit en poussant à la peau et en excitant des mouvements qui ifient les fibres, mettent les liquides en circulation et empêchent la pourriture, idée auparavant par des sudorifiques, ou des liqueurs spiritueuses et d’autres BDs (De natura optima febrium pestilentium medicatrice, 1713). Dans l'état de die, y est-il dit, où contre nature, le mouvement vital qui pousse lesliqueurs du Sau dehors est extrêmement dérangé lorsqu'il arrive une contraction spasmoue des vaisseaux capillaires et des petites fibres dont ils sont composés ; alors, par mouvement inverse, il est réfléchi de la circonférence au centre (c’est anssi fpréssion du froid qui en crispant les capillaires de la peau fait rétrocéder les ithèmes; voy. Méd. rat.; Thér. ,L,1v, 15) ; puis, si la systole et la diastole viennent Mémenter, il est derechef violemment dirigé du centre à là circonférence. Ge émient, s'il attaqué tout le corps, s'appelle fièvre, L'augmentation du mouvenidesystole, où le spasme, se trouve quelquefois dans certaines parties seulement, oùil dérange le cours des humeurs ; pour cette raison on l'appelle spasmo- (sousce chefsont rangées diverses affections de la tête, des intestins, de la vessie, diaphragme, des vaisseaux sécrétoires, etc. Voy. Méd. rat. ; Thérap., 1, iv, 20 et lorsqu'il sé fait un mouvemetrit alternatif de contraction et de relâchement dans parties musculeuses du dedans et du dehors, sans que la volonté y ait part; il ppelle convu/sif; ou s’il est énorme, épileptique. On voit enfin dans beancoup de lüdies un grand relàchement ou affaiblissement du mouvement systaltique des lides, d'où il s'ensuit un retardement du mouvement progressif. Cette affection, est peu considérable, se nomme «fonte ; elle prend le nom de paralysie quand Ébestdivantage, et c’est une cause féconde de maladies (voy. Méd. rat; Thérap., I, D) AuS 33 on lit : « Une classe de mouvements contre nature qui sont causes Ochaines de maladies et un dérangement du mouvement toniqué qui ne consiste Simplement dans une augmentation de la systole ou de la contraction des Mtiés motrices, mais dans l'alternative de ce mouvement et d’une expansion ou Alion considérable de ces mêmes parties. — Ce sont les mouvements convul- SOUCI, rat; Thérap., L, 1v. 33.)
- (2) Dan éd, pal.: Traité des fièvres, 1, 1, 2, il est dit (et cette idée a été reprise
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dent soit à des blessures, soit à d’autres maladies, lesquelles où agi violemment sur le système nervoso-membraneux. Les malas dies inflammatoires proviennent, comme les autres, du spas des parties nervoso-membraneuses ; mais elles sont particulière ment caractérisées par une stase du sang faite en quelque lieucl qui distend les membranes d’une façon continue. La stase où congeslion générale produit la synoque et la fièvre ardente. ÿ
La seconde partie de la Pathologie spéciale comprend en deux sections les flax de sang par le nez, les poumons, l'estomac, les hémorrhagies de’ l'utérus et voies urinaires, l'apoplexie: dés douleurs et les spasmes de diverses espèces, tant intérieures qu’extérieures, et les douleurs arthritiques rhumatismales, cé phalée, cardialgie, calculs bilieux, douleur iliaque, spasme dou loureux de la vessie, odontalgie, otalgie, podagre, — Hoffman donne très-souvent l'historique des diverses maladies.
Les premières affections tiennent à l’atonie des fibres et des vaisseaux ; les autres, à l'irritation ou à l'excitation EXC". sives.
Suivant Hoffmann, que Brown a encore imité en ce point, toutes les maladies sont produites par l’augmentation, où la. diminution et la faiblesse des mouvements, de sorte que celles-ci produisent les affections chroniques et rebelles, et la première. les aiguës plus promptes en leurs évolutions. De là naît nalus. rellement une question qui mérite d’être décidée: lequel este plus dangereux, le plus ennemi de l’économie animale, du spasme ou de latonie ? Pour moi; s’écrie Hoffmann, je ne balance pas décider hardiment que l'atonie a plus de force que le spasmé pour opérer la destruction de la santé et de la vie. — Il est beats coup plus aisé, en effet, de réduire ou de calmer les mou-w vements excessifs et lrop impérieux que de ranimer ou dé
réveiller ceux qui manquent totalement (Méd. rat.; Thérap. LÉ IV, A3). ;
sous une autre forme par Brown} que c’est le mouvement fébrile qui occasionne le. plus souvent les inflammations, soit par l’âcreté, soit par la surabondance de humeurs en circulation, en formant des stases ou en provoquant des irritations Les inflammations sont ou générales, comme dans la fièvre synoque ou ardente,oum pius ou moins localisées, comme est la méningite, la pneumonie, etc,
HOFFMANN. — MËVRES, nd ans Hoffmann la théorie des fièvres présente trop d’aspects iliculiers pour que nous négligions d'entrer à cet égard dans lques développements,
« «ll n'y a point de an où le sang ne soit repoussé de l’exté-
hs vaisseaux qui y sont attachés, di il ne soit poussé versles ies supérieures, et où il ne s’y amasse, de manière à proedes douleurs dans le dos et la tête, des inquiétudes dans parties voismes du cœur, des mouvements involontaires, la liculté de respirer, l’oppression de la poitrine, la dureté et la
ra
ss du pouls, et, lorsque le sang est Le violemment
rive des délires, des convulsions, des épilepsies, quelquefois is le commencement de la maladie, quelquefois même, ce qui bplus dangereux, dans le temps de sa force (acmé). Il ne se guébenfin ou ne se résout aucune fièvre ou mouvement fébrile, si resserrement spasmodique de la surface de la peau et des pelils vaisseaux ne diminue, ou même ne cesse entièrement, el n conséquence légalité et la liberté de la circulation et l'a: ddes liqueurs aux vaisseaux excrétoires, et à l'habitude extére du corps, ne se rétablisse; ce qui est suivi d’un pouls mollet et plus fort, d’une augmentation de sueurs, de moiou de transpiration, d’une plus grande liberté du ventre ëla sortie d'une urine plus épaisse, tous signes d’une bonne ë;.et c'est ce mouvement double qui constitue l'essence et la urede toutes les fièvres ou de tous les mouvements fébriles. Hédrat., Thérap. X, 1v, 10). »
es D ones initiaux de la fièvre (frisson, sentiment de jsure, elc.) sont rattachés à un état spasmodique des enveppes de la moelle, élaf déterminé par l’impression des causes tasionnelles. Cette théorie est développée en plusieurs endroits écrits de Hoffmann.
Lavcause formelle de la fièvre, ou, pour ainsi dire, sa cause pri incipale, consiste dans une contraction spasmodique de tous $ nerfs et de toutesles fibres en général, laquelle commence par moelle épimire, et se porte successivement des parties exté- Heures vers lesintérieures,
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C'est ce que prouvent évidemment tous les phénomène toutes les altérations qui surviennent dans la fièvre (1), co la douleur qu’on ressent dans le dos, surtout aux environs lombes, le frissonnement, le frisson, le froid ei un tremble nel dans les extrémités du corps, la couleur livide des onglésM dégonflement des vaisseaux dans les mains et dans les pieds resserrement et la sécheresse de la peau, le bâillement, extensions des membres, la couleur pâle et livide du visage, palpitation et le tremblement du cœur, les inquiétudes de ties voisines du cœur, la difficulté de respirer, l’agitatiomi corps, le bouillonnement du sang dans les parties voisine cœur, le resserrement, la petitesse et la faiblesse du pouls, le goût et l'envie de vomir, la suppression de la transpiratio des excréments, la limpidité et la qualité aqueuse de l’urines Par conséquent tout ce qui peut contribuer au raccourcissement spasniodique des nerfs et des vaisseaux est très-propre à 004 sionner la fièvre. On peut mettre au premier rang les yements violents de l’âme, et surtout la peur et la colère, matières vénéneuses, subtiles el caustiques qui s’engendié dans le corps ou y sont introduites par la contagion, le défait d transpiration, les sueurs critiques qu’on a arrêtées, les ci thèmes rentrés, le pus ulcéreux qui séjourne dans les parties des aliments trop âcres, les crudités corrompues et bilieusesq séjournent dans les premières voies, les trop grandes veilles,lé douleurs violentes aussi bien que la trop grande tension nerfs dans les inflammations, les tumeurs et les abcès, la lé des parties nerveuses faite par quelque instrument tranchi les remèdes âcres et corrosifs, les bains trop froids et qui sont trop chauds, où astringents (Méd. rat.: Des fie Prolég. 4 et 5). 4
La diversité des fièvres et de leur degré de curabilité dépet
(1) Voy. Méd, rat. ; Thérap., 1, 1W, 32. — De generat. febrium (W745M où il est dit que de toutes les fièvres c’est l’intermittente où se manifeste le p clairement cette génération des phénomènes spasmodiques -qui ont leur point di départ à la moelle, — Voy. De vera motuum febrilium sede et indole (1723), A Là Hoffmann met les membranes du cerveau au même rang que celles de la moelle épinière. — Voy. aussi Méd. rat, : Thérap,, 1, 1. {0