LAVOISIER
l'air respirable (oxygène) et par l'expiration de l'acide carboue. L'air alors diminue de volume et augmente en pesanteur blue. Donc, indépendamment de la portion d’air vital qui a Mconvertie en acide carbonique, une portion de celui qui est ré dans le poumon n’en est pas ressortie dans le même état. jen une portion de l'air vital s’unit avec le sang, ou bien, ce quiparaît plus probable à Lavoisier, elle se combine avec une portion d'hydrogène pour former de l’eau. Les expériences onbété faites sur l’air de la respiration après qu’il avait été refroidi et qu'il avait perdu l’humidité surabondante dont il est chargé en sortant du poumon. Les animaux qui meurent dans düibirrespirable paraissent succomber à une fièvre ardente et Yiolémment inflammatoire. Le cœur est gorgé de sang et livide, Je ponoc très-rouge et flasque; les chairs sont fort rouges. Doisier n'a pas manqué d'appliquer ces résultats à l'hygiène en Mmontrant ce qu'il fallait de mêtres cubes d’air dans les chames ou salles habitées par un plus ou moins grand nombre dindividus (1).
mn trouvera aussi des applications à l’hygiène et à la pathologie dans le Mémoire sur la respiration des animaux, publié en 1789, mir Secuin el Lavoisier (OEuvres, 1. IT, p. 688 et suiv.). On voit onlement dans ce Mémoire que suivant Lavoisier et Laplace la éspiration ne se borne pas à une combustion de carbone, mais
qu'elle occasionne encore la combustion d’une partie de l’hydromène contenu dans le sang, d'où résulte une formation d’acide Wrbonique et d’eau par la respiration. La chaleur animale est entretenue par la portion de calorique qui se dégage au moment dela conversion de l’air vital de l'atmosphère en gaz acide carbonique, comme il arrive dans toute combustion de carbone. (est lai qui fournit l'oxygène et le calorique ; c’est le sang qui four- Hible combustible ; par conséquent l'huile manquerait bientôt à lalampe si les animaux neréparaient pas par là nourriture cequ’ils perdent par la respiration. Seguin s’est soumis lui-même aux “xpériences qui devaient servir à déterminer la proportion de perle
M)MVoy. aussi, dans le tome LIL des Œuvres de Lavoisier, Rapports, observalionsehnotes Sur les prisons ; Projet de translation de lHôtel-Dieu et d'une noudelletconstruclion d'hpitaux pour les malades.
et de gain par la respiration et l’alimentation, et à reconnaitrelé phénomènes variables de la circulation suivant la nature “dés expériences. ‘ 1
La machine animale est donc principalement gouvernéepä trois régulateurs : la respiration qui consomme de lhydrogèn et du carbone et fournit du calorique; la transpiration (4}4q augmente ou diminue suivant qu'il est nécessaire d’empork plus ou moins de calorique ; enfin la digestion qui rend au si ce qu’il perd par la respiration et la transpiration. Les aut
les aliments, etc. Seguin et Lavoisier en concluent que lebon régime dans les maladies est une des armes les plus puissant® que la médecine ait à sa disposition, et aussi (ce qui n'est pas également exact) que l’art médical consiste souvent à laiss nature aux prises avec elle-même. Ce mémoire se terminep une belle et « consolante » pensée que je veux mettre sous yeux du lecteur :.
« Il n’est pas indispensable pour bien mériter de l'humanité pour payer son tribut à la patrie d’être appelé à ces fonct publiques et éclatantes qui concourent à l’organisation el régénération des empires. Le physicien peut aussi, dans le silence de son laboratoire et de son cabinet, exercer des fonctionsp® triotiques ;il peut espérer, par ses travaux, de diminuer la mas des maux qui affligent l'espèce humaine ; d'augmenter ses jouis sances et son bonheur, et n’eût-il contribué, par les roulesnow velles qu’il s’est ouvertes, qu’à prolonger de quelques années dé quelques jours même la vie moyenne des hommes, il pourrai aspirer aussi au titre glorieux de bienfaiteur de l'humanité.”
Ce titre, si bien mérité par Lavoisier, la Révolution, qui disait amie du peuple, ne l’a pas respecté; l’incomparable chë miste est mort sur l’échafaud !
Si Fourcroy (1755-1809), à qui lon doit le plan de la réorga nisation de l’Université, n’est pas venu le premier, du moins ila
(4) Voy. Mémoire sur la transpiration des animaux, par Seguin et Lavoisier, 1790 ; dans Œuvres, t. IL., p. 704 et suiv. À