‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 217 sur 260 · FOURCROY · texte numérisé non relu

FOURCROY

lement marché sur les traces de Lavoisier, et il l’égale dans un Ordre de recherches. C'est lui qui, du premier coup, a porté din qu'on le pouvait alors l'analyse des principes immé- Ses corps organisés : la fibrine, la gélatine, l’albumine, le 6, le lait, la bile ; c’est lui aussi qui a décomposé les diverses $ de calculs biliaires, salivaires, urinaires, et qui a montré Hihéorie, soutenue de nombreuses expériences, que quelns de ces calculs, surtout les urinaires, peuvent être dispar l'emploi de certains médicaments administrés à l'in- F.

serait pas trop nous éloigner du sujet (anatomie et phyge) dont nous nous occupons ici que de mettre maintenant êné Morgagni : et, même, si je ne craignais de contrevenir ouvertement, et sans nécessité absolue, aux règles de la fonologie, j'aimerais à rapprocher Haller de Morgagni, et à Ser ainsi la phalange des vrais savants, des expérimentades observateurs, des hommes positifs, à ce groupe, resil est vrai, mais malheureusement trop puissant, des méqui s’en rapportent plus à leur imagination qu’à leurs Je cède donc, avec regret, à la chronologie, car je ne veux ourter Morgani, et je vais vous entretenir de Stahl.

SOMMAIRE, — Stahl ei l’animisme. — Exposition et critique de ce système :ph logie, pathologie générales et spéciales. !

MESSIEURS

On a écrit beaucoup de phrases pompeuses sur Stahl (16 1734), besogne facile quand on ne prend pas la peine de lire ouvrages dont on parle; on a porté beaucoup de jugements vers sur le système du promoteur de l’animisme, mais peu de jugements sont solidement motivés; en général ce sont lespl losophes qui ont eu la parole et qui ont défendu Stahl; or,il

{a pas de plus mauvais physiologistes que les meilleurs phil ‘sophes. La philosophie a une tendance naturelle, par la mé physique, à créer ou accepter soit des êtres (comme l'ont Van Helmont et Barthez), soit des dédoublements d’êtres (Stahl}; pour expliquer les mouvements de l'organisme ; rarementellé cherche dans la science la solution du problème; c’est par exc tion qu’elle invoque les lumières de l’expérimentation, de l'an: tomie et surtout de la physiologie comparées; elle admet di cilement que la matière organisée ait des propriétés spéciales, inhérentes, qui entrent en activité en raison de certaines condis tions des milieux; il lui faut toujours un moteur dislinct incessamment touche le grand ressort.

Parmi les auteurs français (1) qui ont publié les travaux plus sérieux sur Stahl, je dois citer en première ligne M. Lasèg dont la thèse intitulée : Stahl et sa doctrine médicale (Paris 1846) à commencé sa réputation d'écrivain et de savant (2); p

(1) Les Disserlations de Matthes, de G. Meineke et de K.-W. Ideler sur Stan et . son système, n’offrent qu’un médiocre intérèt. $ (2) Voy. aussi sa Conférence sur Stahl, dans Confér. historiques de laRac de médecine, 1866. Je trouve seulement que M. Lasègue pousse un peu Loinsoi admiration pour Stahl, lorsqu'il dit : « Stahl s’est élevé à une telle hauteur doctri

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