BROWN ET BROUSSAIS
Best juste le contraire pour Broussais. Tous les malades de Brown nt destinés à devenir des athlètes ; tous les patients de Brous- “IS Seront réduits à l’état de corps diaphanes; des mains de Brown on sort vermeil, de celles de Broussais on s'échappe Ilanc comme un linceul; pour le premier la stimulation est le eméde, pour le second l’érritation est le mal; ici, on ménage le Sing (1), là, on le verse à flots; le médecin écossais attise et rallime le feu, le médecin du Val-de-Grâce voit partout l'incendie thpartout il cherche à l’éteindre.— Le système de l’un est aussi lux que le Système de l’autre; mais de Brown il n’est rien resté, lindis que Broussais nous à légué, pour en faire un merveilleux lag, l'anatomie pathologique dont il avait tiré de si funestes conséquences. Brown et Broussais , denx hommes de même Itempe à peu près (avec cette différence ue dans Broussais il y “beaucoup plus de bon que dans Brown) poussent l'esprit de Système à ses dernières limites : mais heureusement, avec Brous- . Mis, cette manie de dogmatiser semble avoir disparu aujourd’hui,
lbrétention, la diminution ou la suppression des règles ; ensuite la soif, le vomisse- Mt, l'indigestion, la diarrhée, la colique sans douleur; puis les maladies des enfants : telles que les vers, la consomption générale, la dysen{erie el le choléra lgers, l'esquinancie, le scorbut, l'hystérie légère, la rhumatalgie, la toux asthéque. (le catarrhe est le produit non du froid, mais des stimulant lMiroid, — Préface), la cystirrhée, la goutte des personnes tique, S 601-602), l'asthme, le Spasme, l’anasarque, la dy. prove, la goutte des personnes faibles, l'hypochondrie,
Iépilepsie,la paralysie, le trismus, l’apoplexie, le télan quarte, la tierce et la quotidienne, intermittentes ou ré choléra graves, le synoque, le typhus simple, l’esquinancie gangréneuse, la variole cniluente, le typhus pestilentiel et la peste (qu'il faut traiter par le laudanum à haute dose, $ 688). La mort est le dernier terme de toutes ces maladies (S 505).
(1) Dans sa Préface Brown déclare que la plupart des maladies Pour lesquelles oi toujours la lancette à la main, comme si elles étaient inflammatoires, dépendent plutôt de la pénurie du sang et d’autres causes de faiblesse. — Ne Pas saigner ionsseulement dans les asthénies, mais aussi dans les sthénies, à moins qu'elles nessoient extrêmement violentes, Même dans le rhumatisme, qui est une des dinièses sthéniques les plus considérables, la saignée n’est pas toujours utile :
; parfois ième, elle est nuisible; en tout cas une saignée de 10 à 49 onces suivie d’un
purgatif, suffit le plus ordinairement ($ 284 et Suiv. ; 455-457; 450, 461; 472,
1815484). Brown insiste au contraire sur la nécessité de provoquer la sueur dans le
lumatisme ef dans beaucoup d’autres maladies ($ 474 et suiv.), DAREMBERG .
S; il se dissipe par fortes (ou goutte dyspcp- Spepsanodynie, l'hystérie, lPhydropisie, la coqueluche os, les fièvres, telles que la miltentes, la dysenterie ct le
1122 : BROWN ET GULLEN.
en France, en Angleterre et même en Allemagrie ; les mét ont rem placé les systèmes.
La doctrine de Cullen et celle de Brown ont entre ellé grandes analogies, au moins pour le point de départs mais mérite de Cullen, c’est de n’avoir placé la faiblesse qu'aux déhul des maladies, et d’en avoir promptement fait justice dans thérapeutique, tandis que le système de Brown, plus ferme;ple logiquement constitué, en apparence, domine toutes les pa ï de la science médicale et ne fait presque aucune place à lai dition. Cullen est un ancien par sa manière Le subordonenl
de à la . du corps, loin de ue à épée dans les pare de l'organisme, en se laissant guider par leflam beau de l'anatomie pathologique; Brown a la prétentions contraire, d’être tout à fait nouveau (1), d’être un mod mais il n’est pas moins arriéré que son rival, puisqu'il n6m pas plus compte que lui des résultats acquis par la dissec des cadavres. Quoiqu'il renvoie ($ 4) à « l'illustre Morgagni ajoute bien vite : « N'ayez pas l'espoir de jamais découvr le cadavre l’origine d’une maladie générale, e{ soyez circonsp dans vos jugements. » Le caractère des deux hommes se rein dans leur système. Cullen est un esprit conciliant, Brown esta esprit absolu, taillé d’une seule pièce et ne faisant de conces à personne, pas même à ses amis, à ses protecteurs, À
maîtres. #4
Suivons donc Brown dans le développement de son 1déeex sive, et tâchons de la faire comprendre en la dégageant di de
Éléments de médecine (1780). 41
John Brown (1735 ou 1736-1788), né de parents Les eut, dès ses premières années, à lutter contre la misère mauvaise fortune (2) ; il y a peu de vies qui aient été aussi is
(4) Voy. $ 212 où il dit que jusqu’à lui tout était conjectural dans la mé t'est lui qui a inventé et justifié le traitement des asthénies.
(2) Voy. sa biographie par Beddoes, 1797, et par son fils William, De nom dissertations, même de gros volumes ont été publiés sur, pour, ou contre Bro en trouvera la liste dans la. Bibliotheca medico-historica de Ghoulant, et
sées que la sienne. A force de volonté, et doué d’heureuses disposilions littéraires, Brown lisait le latin et se tirait honorablement du grec, mais, réduit au dénüment, il fut contraint de se faire moisonneur. Jusqu'à vingt ans il eut des mœurs trés-sévères et se nontra fort religieux. Bientôt son caractère devient impétueux, isubordonné ; Brown se révolte contre tout le monde et contre li-même ; il devient licencieux et affiche l’incrédulité. Cependant, comme il veut satisfaire à la fois son ardeur fiévreuse pour léiravail et ses goûts pour le plaisir, il altère gravement sa santé. bout de ressources, il monte une maison d'étudiants ; Son petit Hécule est rapidement dévoré, il fait banqueroute. Sur ces entreutes, Cullen, peu familiarisé avec le latin, prit Brown pour son Saélaire et comme précepteur de ses fils, et lui marqua une bienveillance toute particulière : mais, soit du côté de Cullen, Manquement à certaines promesses pour une chaire ; soit défaut kreconnaissance, probablement aussiemportements de caractère, lu côté de Brown, ces relations amicales se changèrent en une laine violente. Ce fut alors que Brown publia ses É/éments de Médecine, où Cullen vit une audacieuse usurpation de ses doclines, et qu’il ouvrit un cours qu’il transforma bientôt en un tlub (4), et à ce qu’on prétend même, en une école de mauvaises
“iiitumenta de Rosenbaum, — V oy. aussi un article de M. Littré, sur Brown, dans lWournal hebdomadaire de méd. et de chir., t. NV, 1829, — L'ouvrage de Weikard (Bnhwurf einer einfacheren Arzneikunst, u. s. w., 4795) n’est qu’une paraphrase lantôt abrégée, tantôt amplifiée des Éléments de médecine. 3. Frank a donné de la Waleur au livre en l’enrichissant de notes dans une traduction italienne qui, elle à sou tour, à été traduite en français, par Bertin, 4798, sous le titre : Doctrine méthcnle s'mplifiée ou éclaircissement et confirmation du nouveau système de médecine de Brown. Bertin a eu la bonne idée d'ajouter aux notes que Frank avait faites pour wbouvrage celles dont il avait également accompagné la traduction italienne d Jones (peut-être de Browa lui-même) : An énquiry in to the. state of medicine on lleprincples ofinductive philosophy, 1782.— La meilleure étude publiée en Alle Migne sur Brown, et sur la propagation de son système en Amérique et en Europe, telle de Hirschel : Geschichte des Brown’schen Systems, 4846, — L'auteur y a joint une Histoire de l'origine de l'irritation ou mieux de l'incitation qu’il rattache dRôschlaub {voy, plus loin, p. 1444, note 1). IL donne de plus une ample et exacte bibliographie de toutes les publications qui regardent les théories de Brown et celles dél'incitation.
(L) On rapporte que pour s’exciter à la parole, pour s’échauffer, il avalait pens
re
mœurs. On l’accuse encore d’avoir employé les moyens lespl honteux pour accaparer les malades, pour attirer les étudia dontil avait fait des sicaires, et pour discréd iter ses confrérestdh dimbourg, ceux-là mêmes qui, d’abord enthousiastes, lui avaiet voté une statue : de là, entre les browniens et les cullénistes lamentables conflits de plame et des duels sans nombre. Deve plus dissolu et plus intraitable que jamais, Brown se vit ab donné de tout le monde; il fit un nouveau cours qui ne fut pass et publia sur les Systèmes anciens de la médecine un livre (17 qui ne fut pas lu et qui ne mérite guère d’être plus connu À cinquante-deux ans, il mourut frappé d’apoplexie, laissant, veuve et des enfants dans le plus profond dénûment. Wall Cullen Brown (le filleul de Cullen), par sa bonne conduite et sérieuses études se fit accueillir à Édimbourg ; mais il chercha,a plus de piété que de succès, à réhabiliter la mémoire de son père à faire oublier ses violences et ses désordres. Une jeunessemi heureuse, une carrière péniblement parcourue, expliquent‘ tains défauts de caractère, mais ne justifient pas les vices
dant ses leçons, ou micuxses déclamations, plusieurs verres d’eau-de-vie de Fra assaisonnée d’une cinquantaine de gouttes de laudannm. « Quelqu'un (Brown même) ayant en{repris un travail litiéraire pour lequel il avait besoin de conser\t toute la plénitude de ses facultés intellectuelles durant quarante heures sanssinté ruption, parvint de la manière suivante à se tenir éveillé et dispos pendant tout temps. Après un bon repas il se mit au travail et but toutes Les heures un vern vin. Au bout de dix heures il prit quelque chose de nourrissant, mais erMpeli quantité et entretint encore l’état de veille pendant quelques heures parle moy d'un punch médiocrement fort. Lorsqu'enfin il ressentit quelque propension sommeil, il prit, au lieu de tout autre stimulant, une préparation d’opiumetsac ainsi son ouvrage en quarante heures. Il lui fallait encore quelques heures corriger. Afin de rester suffisamment éveillé, il alla chez son imprimeur et but lui encore un verre de punch. Hi fit ainsi succéder les stimulus les uns auxaut l'exercice de l'esprit au stimulus des aliments, celui du vin à l'exercice doespr de nouveaux aliments au vin, ensuite du punch, de l’opium, puis eucore du pi et enfin le stimulus de la conversation. » Note du 8 31.
(1) Observations on the principles of the ol system of physic a a com pend of the new doctrine. Cest d’ abord une glorification du système deBro les Éléments de médecine y sont reproduits en partie ; puis c’est une attaque. a sionnée contre la doctrine du spasme et par conséquent contre Cullen Sydenl n’y est pas non plus très-bien traité; quant à l’histoire des systèmes anciens, | est à peu près nulle.
histoire reproche à Brown. A voir le portrait de Brown on en
jugerait tout autrement ; c’est, comme on dit, une bonne figure.
n'y a rien de plus simple, et par conséquent rien de plus fiux, que le système physiologique et médical de Brown, qui ne manque pas, cependant, de célébrer cette merveilleuse simpliüité (1), et de s’en faire d'avance un mérite devant la postérité.
« Le lecteur voit clairement à quelle simplicité j'ai porté la médecine, qui n’était jusqu’à moi qu'un amas d’hypothèses, d’incohérences et d'erreurs, une science mystérieuse et énigmatique. J'ai démontré qu'il n’est que deux formes de maladies, et que Yaberration de l'état de santé, ou l’état morbifique ne consiste ni dans la surabondance, ni dans la pénurie, ni dans la dégénéralion des humeurs devenues acides ou alcalines, ni dans l’introduc- “lion de matières étrangères dansle corps, ni dans un changernent de forme des molécules organiques, ni dans une disproportion de la distribution du sang, ni dans une augmentation ou une diminution de la force du cœur et des artères qui opère la circulation, ni dans l'influence d’un principe raisonnable qui régisse les fonctions, ni dans un rétrécissement ou un élargissement des pores, ni dans une consiriction des vaisseaux capillaires par le froid, ni dans un spasme qui occasionne une réaction de la part du cœur ou des vaisseaux profonds, ni dans rien de ce qu'on a jamais imaginé sur la nature et les causes des maladies. J'ai fait Noir, au contraire, que la santé et la maladie ne sont qu’un même lat et dépendent de la même cause, savoir de lincitation qui ne varie dans les différents cas que par les degrés. J'ai démontré que les puissances qui produisent la santé et la maladie, et qui agissent quelquèfois avec un degré d'énergie convenable , d’autres fois trop fortement ou trop faiblement, sont également les mêmes. Le médecin ne doit avoir égard qu’à l’aberration qu’éprouve l'incitation, pour la ramener par des moyens convenables au point où réside la santé (2). »
(4) Tout repose en effet sur ces trois termes : stimulants, stimulabilité, stimulation. :
(2) Note du $ 450. Traduction de Fouquier ; Paris, 4805, C’est à cette traduction que j'emprunte les citations. Bertin, dns la même année, a donné également une autre traduction des Éléments de médecine.
En effet, le système du réformateur, je devrais dire dee tateur anglais, procède d’un principe unique, ou mieux, hypothèse puisée dans une mauvaise physiologie, el a duquel il voulait tout expliquer : la vie normale et la vie pa logique. :
La vie est sous la dépendance des stimulants; elle cos tout entière, en santé et en maladie, dans le stimulus (L vie n’est ni un mouvement ni une sensibilité; c’est unes tation, une capacité, une faculté d'excitabilité, une récepti de stimulisme. Le corps humain est un tout: les fonctions s’exercent pas par une force inhérente à chaque organe.
Otez les influences naturelles (2) : chaleur (voy. $ 112,54 ($ 47, 122); aliments (124) ; sang, humeurs, air ; contraction: culaire et action du cerveau (3); la pensée ; les passions (S139sun la vie cesse inévitablement: elles sont presque seules nécessa à la vie. « La propriété par laquelle agissent ces deux genres! fluences s’appellera éncitabilité, et elles-mêmes seront nomm
(1) L’incitation est le résultat du stimulus des puissances incilantes che l'incitabilité ($ 25).
(2) Gette excitation par les puissances naturelles est singulièrement exposée la transmission des vices organiques de père en fils ($ 603) : « L’hérédité di maladie n’est qu’une fable, ou bien les fondements de cette doctrine se.réd - Sent à rien. Les enfants des riches héritent de la goutte avec la fortune ; maïs.q soient deshérités, ils n'auront point la goutte, à moins qu'ils ne la gagnent. dis plus, S'il est seulemént deux maladies qui soient héréditaires, toutes le sont cessairement ou aucune ne l’est. Il faut supposer que dans le premier cases fluences nuisibles sont superflues, tandis qu’il est constant qu’elles peuventto comme cette supposition est absurde, il faut bien reconnaître qu’il n’est pas dé ladies héréditaires. Notre premier élément, ou la première molécule deo simple qui nous constitue d’abord, est doué de plus d'épaisseur dans les unsret plus de ténuité dans les autres. Si les puissances incitantes, de qui tout di dans la vie, sont bien dirigées, la variété de ces corpuscules élémentaires pêche pas qu'ils ne jouissent chacun de la santé que sa nature comporte, et d’une assez bonne santé, si l’action bien réglée des stimulants développe dans. embryons une incitation suffisante. Quoique le père de Pierre ait eu la goutte dernier n’en n’est pas nécessairement attaqué, parce qu'il peut avoir su évite maladie de son père par un genre de vie convenable, c’est-à-dire par une intl tion adaptée à la nature de sa constitution. » 7. (3) Tout cela entretient la vie ou en est la manifestation 5 Imais ce n’est.p principe de la vie. Il y a une véritable pétition de principe. . 4
pissances incitantes. Par les mots corps ou organisme je n'enlends pas simplement le corps, abstraction faite de lesprit, du teur ou de l’âme, mais l’ensemble appelé communément système. Les sensations, la locomotion, les opérations intellectuelles élles affections morales sont l'effet commun de toutes les puis- Snces incitantes. Cet effet étant un ou identique, l’action de Joutes les puissances est donc également une et identique. Les diverses puissances ne peuvent donc avoir une action différente. lappellerai éncitation l'effet de l'impression des puissances incifntes sur l’incitabilité. Comme quelques-unes de ces puissances “igissent par des impulsions manifestes; que le même effet prouit par les autres puissances annonce une même manière d’adir, et que toutes paraissent douées d’une certaine activité, je lës appellerai stémulantes. Les stimulants sont généraux ou lodux. Les stimulants généraux sont les puissances incitantes qui “igissent sur l’incilabilité, de manière qu'il en résulte constamment de l'incitation dans tout l'organisme, Les stimulants lo- Gaux n’agissent que sur l'endroit où ils sont immédiatement ippliqués, et n’affectent point le reste de l'organisme, qu'ils Waient produit un changement total, On ne sait ce que C’est que lincitabilité, ni comment elle est affectée par les puissances inci- Mantes; mais quelle que soit cette propriété, l’être qui commence à vivre en est pourvu à certain degré. Son énergie ou Si quantité varie dans les divers individus ; elle varie encore “dans le même individu. » ($11-18; 22; note du $ 232; 313 el suiv.; 316 et suiv.).
Ainsi voilà qui est bien convenu, l’incitabilité est la cause de fout; mais personne ne sait d’où elle vient et comment elle est Mnise en jeu. Ces affirmations sans preuves, sans démonstration, qu'aucune expérience n’appuie, ne doivent pas étonner de la part d'un homme qui écrit (&18) : « La recherche des causes est le Serpent de la philosophie. » En tout cas, le principe de la vie est placé en dehors de l'organisme; le corps devient une statue animée par les excitants en vertu d’une puissance latente, comme le charbon s'allume au contact de l'air, et qu’il faut renouveler pour que le foyer ne s’épuise pas par la combustion. Dans ce système, pas plus que dans le vitalisme ou l’animisme, on ne
trouve l’idée des forces actives inhérentes à la matière organisée. Cependant, si l’on se reporte au $ 48, on voit qu son insu, ou du moins sans avoir pleinement conscience tl ce qu’il avance, Brown trouve le siége de l’irritabilité dansd moelle nerveuse et dans le tissu musculaire, confondus sous nom de système nerveux ! C’est revenir par une voie détourné aux propriétés innées de Haller: sensibilité et contractilité. |
L'action modérée des stimulants constitue la santé; leur excà ou leur défaut constituent les maladies. {
L'homme et les animaux vivants, même les plantes, différent de toute matière inanimée en ce qu'ils sont susceptibles d'été affectés par les choses externes (£) et par certaines actionsqui leur sont propres (2), d’où résulte le jeu des fonctions, attributs. essentiels de la vitalité (& 10-19). Une partie de celte propos tion est un fait incontestable ; mais ce n’est pas là le prin* cipe de la vie; c’est au contraire une conséquence de lai, qui correspond à deux des facultés fondamentales ‘ou propriétés vitales, la contractilité et la sensibilité. On ne peut pas direque les contractions musculaires affectent l'organisme ; elles sont elles-mêmes le résultat d’une excitation qui tient à la vie anë
male ou à la vie de relation. :
Il n’y a que deux sortes de maladies (8 5 et 6). Les maladies sont communes à toutes les parties du corps, ou bornées à quel: que partie. Dans le premier cas elles doivent être appelées géné” rales, dans le second locales. Cefles-à sont toujours générales dès le principe ; celles-ci ne le deviennent que dans leur cours, et même rarement. Les premières supposent toujours une opportunité (ou prédisposition) préalable, les dernières jamais ;" celles-là sont générales en conséquence de l'affection du prin= cipe vital; les autres ne le deviennent qu'après une lésion locale. Le traitement des premières est dirigé sur tout l'organisme, celui
oO F des dernières sur la partie malade (3).
(4) Mais il ne sait pas si les poisons et les contagions rentrent dans celle calé. gorie. — Voy. aussi $ 20 et 21, et plus haut, p. 4126. 22010
(2) Ces diverses causes qui donnent lieu aux diathèses asthénique et sthéniquesont étudiées au 41 chapitre de la section IT. 1
(3) Brown ne semble regarder comme de vraies maladies que les affections géné
Puis les maladies générales sont divisées en Sthéniques, celles Qui tiennent à un excès des stimulants, et en asthéniques (1), telles qui dépendent d’un défaut de ces stimulants (S 28). Toutelbisil existe wa peu de stimulus dans Jes maladies les plus asthéliques, car le sang, par exemple, comme toutes les autres &uses stimulantes, quelque faible qu’il soit, conserve encore une pélite parcelle de sa vertu stimulante: en sorte que des causes
“iébilitantes ne sont que des causes excitantes réduites à un plus luble degré d'action. Plus les puissances stimulantes agissent hiblement, ou plus le stimulus est faible, plus l'incitabilité s’actumule, tandis que plus le stimulus agit fortement, plus l’incitabilité s'épuise ($ 24). De là vient ($ 26) que plus Pincitabilité est ‘bondante, plus aisément elle est satisfaite, moins elle comporte de stimulus. Cet état peut être porté au point que le plus léger Simulus éteigne la vie. D'un autre côté l’incitabilité comporte aussi d'autant moins de stimulus qu’il a été consumé plus d’inülation ; cet épuisement peut être tel que le moindre stimulus éleigne la vie.
De tout cela cependant il se dégage une observation juste, quoiqu'elle ne soit pas neuve : je veux parler de la diminulion graduelle et de l’anéantissement final de l’action des sti- Mulants trop longtemps prolongée. C’est le ressort trop tendu, vest aussi la puissance de l’habitude qui use certains sens. Brown insiste (vous l'avez vu plus haut dans la note de la page 1123, note 1) sur les heureux effets que produit une série de stimulants employés tour à tour pour se soutenir l’un l’autre. Brown ne parait pendant pas bien sûr de cette doctrine (dont l'application du teste lui à fort mal réussi), car au & 32 il dit : « L’incitabilité, tpuisée d’abord par le stimulus, ensuite réparée et consumée de nouveau, est très-difticile à rétablir, par la raison que plus l’action des stimulants a été portée loin, c’est-à-dire plus on à employé de stimulus, moins il reste d'accès aux stimulants nouveaux
Yales ou généralisées ; il croit en outre (cela est ordinairement vrai) que les remèdes agissent surtout par leur action générale.
(4) Les asthénies tiennent surtout à l'abondance et à la vélocité du Sang, tandis que les asthénies dépendent de la pénurie du Sang qu'accompagne une plus grande accélération dans son mouvement ($ 134),
par lesquels on voudrait ranimer l'incitation, L’épuisement lincitabilité par un stimulant quelconque, tel que le vinpi entraîner la mort; l’action réunie de plusieurs stimulants bien plus sûrement cet effet. »
I faut aussi faire attention à l’incitabilité qui n’a pas dés mulus pour s'exercer. Le décroissement de l'incitation ({40, aussi $ 3 et suiv.), proportionnel à à l'accroissement de l'inéil bilité, va constamment jusqu’à à la mort. Tout le prouve : les eff
dition des humeurs ; effets qui, portés à un certain decré, Re tous rapidement à la mort.
Brown, qui avait quelque intérêt à soutenir cette doctrine, v@ nous prouver ($ 41) qu’une sp nouvelle remplace un repas qui se fait attendre; qu’une boisson forte prise au m de s'endormir, ou l’opium (1), supplée à la fatigue qu'auraitl procurée des exercices violents; que Bacchus tient lieu deVénn que Vénus présente fait oublier Bacchus absent, etc.
n’y a rien d'aussi dangereux que l'accumulation d’incità sans emploi, puisque toute la vie réside dans le bon ustg stimulants ($ 42-44).
La faiblesse directe résulte de l'insuffisance de stimulus; li tabilité s’accumule par défaut d'incitation. Si au contraire excès de stimulus, et par conséquent d'incitation, l’ineilà s’épuise, et l’on tombe dans la faiblesse indirecte ($ 35, 38, 45, 101, 102).
propriété, une et in divisible : elle n’agit pas sur toutes les par à la fois, quoiqu’elle affecte instantanément l’incitabilité générale,
(1) Cependant Brown dit : l'opium n’est pas un sédatif ni un somnilère, c'est ti excitant qui agit merveilleusement dans les asthénies et qui tue dans lesssih (note du 8 232 où il déclere que celte découverte lui appartient tout entiè voy. aussi la note du 8 244). C'est en agissant comme stimulant diffusible dans faiblesse que l'opium fait dormir, 8 245-246. — Il est douteux, dit Brownau$ 2: ‘ qu’il y ait dans la nature rien de sédahif, au moins par rapport aux animaux. r
EKorte que l'affection généralisée surpasse infiniment l'affection e (4). Les parties sont plus capables les unes que les autres ecevoir l’incitabilité ; la partie la plus affectée est ordinaire-
dent. La disposition des organes les rend plus sensibles les uns queles autres à recevoir l'excitation : ainsi le cerveau, le tube x és par fes (S 18, 49). Pres a même voulu calculer mathéltiquement ces dites degrés (K 50) : « Quel” affection principale " vu linflammation dés DER dans la péripneu-
ie, soit comme 6, et l'affection moindre de . partie tümme 3, le nombre des parties légèrement affectées comme 1000. Jaffection partielle sera avec l'affection du reste du corps dans rapport de 6 à 3000. Les causes excitantes qui agissent toujours sur tout le corps, et les remèdes qui en détruisent les lets dans tout l'organisme, confirment l'exactitude d’un pareil
Jusqu'ici nous nous sommes surtout occupés de la partie phy- “ülogique et de la pathologie générale dans le système de Brown ; suivons maintenant notre auteur dans les applications plus directes à la pathologie plus spéciale ($ 62, suiv.).
(« L'incitation, produit de l’action des puissances incitantes, onstitue la santé quand elle est dans un degré convenable, et iée les maladies, et préalablement l’opportunité aux maladies Quand elle est en excès ou en défaut. » Brown affirme que celte
(LIL ny à pas d'affection générale qui ait son siése dans une partie séparée. Toute affection générale occupe l'organisme entier, parce que l’incitabilité tout en- “idre est affectée partout, quoique d’une manière inégale ($ 54). Toute affection “tale doit être considérée, dans une affection générale, comme une partie de la fremière, Aussi, ajoute Brown, et ici avec raison (excepté pour les affections tierces) les remèdes doivent être appliqués non sur la partie principalement alectée, mais dirigés sur l'organisme.
@ ) Voy. aussi dans les diverses éditions ou traductions des Éléments de médecine Pratique, la Table de Lynch, où les degrés de la santé et de la maladie sont calculés d'après une échelle de proportion.
proposition renverse tous les systèmes de médecine qu’onafat pu élever ! Puis il ajoute qu'aucune maladie ne dépend di primitif des solides ni des fluides, mais seulement de laid tion ou de l'accroissement de l'incitation. Le traitement donc pas être dirigé contre l’état des solides ou des fluide il doit se borner simplement à augmenter ou à diminuent tation.
système une proposition que j'ai déjà eu plusieurs fois Loce de vous rappeler dans ces leçons, savoir que la pathologieses département de la physiologie, ou, comme a dit Broussais, physiologie pathologique. Brown affirme en effet {$ 65) qu pleinement démontré que l’état de santé et celui de maladie sont pas différents, par cela même que les puissances qu duisent ou détruisent l’un et l’autre ont une même aclion cherche à le prouver, par exemple, en comparant la contrat musculaire et le spasme ou le tétanos ($ 57 suiv.; cf. 186),
Les maladies générales nées d'une incitation immodérées appelées sfhéniques; celles que produit une incitation faible se nomment asthéniques. L'état intermédiaire aux dies ct aux opportunités opposées (1), et qui n’incline d't côté, est la santé parfaite. La diathèse asthénique est un& corps d’où résultent les maladies du premier genre où opportunité ; la diathèse antiasthénique ou sthénique donnelié aux maladies de la seconde forme et à l'opportunité qui est propre. Toules deux sont communes à l’opportunité et à la maladie; elles ne varient que par le degré. Les ca excitantes nuisibles sont les puissarices qui portent ces diathi jusqu'au mode de maladie. On doit nommer pyrexies (et non
celles qui créent la maladie. Selon que l’action des puissances nuisibles ex sera forte ou faible, l’opportunité sera plus ou moins courte, ct plus tt oumpl lard elle passera de l’état de santé à l'état de maladie décidée ($ 73 et74): 1
(2) On lit au $ 334 que la fréquence du pouls est déterminée non par état mais par la quantité de sang à mouvoir et par le degré de stimulus quecelit i excite.
fbres) les maladies sthéniques, dans lesquelles le pouls est taordinairement affecté, pour les distinguer des maladies as- (léniques, dans lesquelles le pouls est également affecté et auxjlles le nom de fièvre convient proprement ( 68).
Me diagnostic ($ 82 suiv.) consiste uniquement à distinguer maladies générales des maladies locales ou des affections \nptomatiques qui troublent l'organisme entier en présentant Ifapparences d’une affection générale. En conséquence des prinies posés, le danger de mort est relatif, dans la maladie ou us son opportunité, au degré de la déathèse et à l'importance (bla partie. La mesure de la diathèse étant donnée, plus elle est file dans tout l'organisme, moins elle est à redouter; mais Mais elle n’affecte un peu grièvement un organe essentiel à la Nbsans entraîner un péril imminent, comme la pneumonie et Mpoplexie ($ 86).
Les indications curatives sont tirées de la diathèse : augmenter lincitation dans l’asthénie, la diminuer dans la sthénie; en d’auds termes, faire rentrer l'incitation dans les justes bornes qui nslituent la santé (8 88). Voici maintenant les règles les plus gélales pour remplir convenablement les indications au gré du hédecin et à la satisfaction du malade ({ 89 suiv.). omme l’une et l’autre diathèse naissent d’une aclion identi- Que des puissances excitantes et quine varie que par le degré, on ES dissipe et on les prévient également par des moyens de même lalure, mais opposés par leur mesure à celle qui a produit la “lathèse. Tout confirme cette manière d'envisager la cause ainsi que le traitement (1). Les débilitants qui guérissent une seule
{4} «Je suppose, dit Brown, que la diathèse sthénique soit montée jusqu’à 60 dekrés de l'échelle de l'incitation (voyez la Table de Lynch), on doit chercher à sourare les 20 degrés d'incitation excessive, et employer à cet effet des moyens dont Le Simulus soit assez faible, Ces puissances curatives n’en restent pas moins incifntes, quoiqu’elles dissipent la diathèse sthénique, et n ’ont pas pour cela une autre Hanière d'agir que les puissances qui l’ont produite. Ces moyens curatifs ne doivent dre aucunement considérés comme sédatifs pour les raisons que j’ai déjà apporfées, et parce que l'existence des substances sédatives n’est appuyée sur aucune preuve (voy. p. 1130, note 1). Mais comme leur stimulus est moindre que celui quil faut pour entretenir l'état de santé ordinaire, ces puissances incitantes méritent lénom de débilitantes et sont appropriées au traitement de la diathèse sthénique. »
maladie sthénique quelconque, guérissent toutes les autre les mêmes stimulants qui guérissent une seule maladiemast} que, les guérissent toutes (1). La paralysie, quand ellem incurable ; l’hydropisie, lorsqu'elle constitue une maladi rale ; la goutte et les fièvres ne sont-elles pas diminuéesel ries par lesmêmes moyens ? La péripneumonie, la variole; geole, le rhumatisme et le catarrhe ne cèdent-ils pas auxm remèdes? Or, tous ces moyens augmentent l'énergie vital l’asthénie et la diminuent dans l’état de sthénie. Leur man d'agir dans l’un et l’autre cas est absolument la même; Ab de différence que dans leur mesure et dans les mots. |
Les moyens curatifs de la diathèse sthénique sont donc puissances incitantes, mais plus faibles dans leur action quâl convient à l’état de la santé; ce sont les débilitants. Les mo euratifs de la diathèse’ asthénique sont les puissances Inc dont l’action est plus forte qu’il ne convient à l’état de sant faite, ce sont les stimulants. Ces moyens doivent être em} plus ou moins largement, selon que la diathèse et l'allée locale qui en dépend sont plus ou moins fortes. Il importe de jamais, pour une affection générale, les diriger exclusivemer une partie, comme si elle était le siége de la maladie ;1l mieux employer plusieurs moyens à la fois, pour quum grand nombre de points soient ainsi soumis à leur actione l'incitabilité soit plus pleinement et plus également affectée(2}
La troisième partie des Éléments de médecine de Brown prend ce qu’il appelle maladies générales. Les maladies
(4) «Je suppose, au contraire, que la diathèse asthénique soit descenduede20 grés, il faut employer des puissances capables par leur action de la relever moyens curatifs ne différeront de ceux dont j'ai parlé que par A0 degrés dé De même que les puissancesdébilitantes, quoique toujours incitantes, employées le cas précédent, diminuent l'excès morbifique d'incitation, de même aussi moyens salutaires dans ce dernier cas et qui méritent plus particulièremente de stimulants, réparent le manque d'incitation et ramènent celle-ci au deg réside la santé.» — Voy. $ 178 et suiv. sur les symptômes des maladies asthénig et les explications étranges qu’en donne Brown.
(2) «Les remèdes généraux sont ceux qui rétablissent la santé en agissant l'incitabilité dans tout l’organisme. Les remèdes locaux sont ceux qui rélabliss santé par une action bornée à une seule partie ($ 93-94), »
PATHOLOGIE SPÉCIALE. 1135 Hles sthéniques sont ou accompagnées de pyrexies et d’inflam- Wation de quelque partie externe (voy. $ 168) : phlegmasies(1), anthèmes ; les autres sont seulement pyrétiques ; d’autres, @ilin, sont exemptes de pyrexies et d’inflammations. La phlegasie est l’état général ou diathèse sthénique; l’inflammation la Mi ordinairement, mais jamais ne la précède; elle est quelquebis concomitante (2), jamais primitive et essentielle, tandis quil peut y avoir inflammation sans phlegmasie; du reste l’inmmation et la phlegmasie, quand elles coexistent, suivent lbituellement le même degré d'intensité ($ 329-332 ; 342-344). Ainsi, selon Brown, la péripneumonie (3) est presque une fièvre Mripneumonique, comme pour les anciens, ou une fièvre localiée, puisque le siége de la maladie est dans tout l'organisme, fans tout le système nerveux ( 348). L'auteur va même jusqu'à Jiouver la généralité du siége par celte considération que la douleur change de place, ce qui est une preuve que létat local
(1) Les evanthèmes et les phlegmasies sont traitées indistinctement, Brown ne ünsidérant que le degré plus ou moins grand de l'incitation ($ 330). — Il y a fuatre sortes d’inflammations, deux générales; l’une sthénique (se termine par Nippuration quand elle ne se résout pas), l’autre asthénique (tend à la gangrène);
deux autres sont locales et également sthénique ou asthénique ($ 206).
(2) On peut dire cependant que la maladie locale est toujours contenue, et sou= énbpronosticable, ou reconnaissable d'avance dans les prodromes.— Voici, du reste, tqu'on lit aux $$ 344 et 445 : « C'est en vain que, pour expliquer et montrer (ünment les phlegmasies naissent d’une inflammation , on parle d’une épine qui, tloncée sous l’ongle, y cause une inflammation qui s'étend jusqu'à l'épaule, et détermine une pyrexie générale. Il ne résultera jamais rien de semblable à une jhlèemasie d’une telle lésion ou de toute autre affection locale, à moins que par sara il n'existe préalablement une diathèse sthénique qui soit près d’éclater sponfhément par quelqu’une des maladies qui lui appartiennent. Sans cette diathèse il fé survient point d'affection générale, et si en pareil cas la diathèse est antisthénique, la maladie lest également; ce sera un typhus pernicieux, symptôme de la vrangrène. L'inflammation qui survient souvent sans phlegmasie démontre assez et tu delà que l'affection locale dépend de l'affection générale, et non pas celle-ci de première. »
(3) La pneumonie est rare parce que son siége est à l'abri de beaucoup de stimufuts capables d'allumer la diathèse sthénique et l’inflammation qui l’accompagnent, étqu'elle dépend de la respiration qui est entretenue par un air doux et maintenue dans un état habituel de calme et d'égalité ($ 168)! — L'’inflammation se porte là où stimulation normale agit le plus facilement ($ 169).
est également mobile, comme le démontre l’analomie pa gique ($ 352)! Il ajoute (K 354 et suiv.) : « La difficultéde pirer ne dépend d'aucun vice organique des poumons l'appareil respiratoire, ni du défaut d'incitation dans cesom mais seulement de l'air qui dans l'inspiration compri vaisseaux sanguins enflammés en remplissant et en distenda cellules aériennes. La toux est causée par l'excrétion de Phut exhalable et du mucus sécrété abondamment , qui irrite vaisseaux aériens et augmentent leur incitation, aussi biëlh celle de toutes les puissances qui dilatent la poitrine. Cett tation est tout à coup suspendue, et l'inspiration et l’expira entières sont ainsi exécutées en partie avec le concours volonté. » — Un système médical n’est-il pas jugé et cos par de telles propositions?
Brown admet des gastrites et des entérites locales ou tratm tiques (1), parce qu’elles sont produites par des substances ingérées par la bouche, agissent directement sur les tuniq mais on sait que les gastrites qu'on pourrait appeler traumati sont fort différentes des gastrites proprement dites, com pneumonie traumatique (qui est aussi une maladie localempo Brown) diffère des pneumonies ordinaires. On ne s'étonner non plus de voir Brown affirmer ($ 360 et 193) que les affec vraiment locales laissent moins de prise au médecin qu affections générales, parce qu’on ne peut pas atteindre la dia ($ 360). Or, on doit se souvenir (cf. 458) que l'affection loc n’exige aucun soin particulier, puisqu'elle dépend du degré la diathèse générale. Il s’agit seulement de voir si l’on peut si lon ne peut pas aider le traitement général en l’appliqu à l'affection locale.
Les symptômes des diathèses sthéniques, pyrétiques etinfltnt matoires sont le frisson; la langueur, la fréquence et la durel du pouls; la sécheresse de la peau ; la suppression ou la nolabl
(4) Seavini, professeur à l’université de Turin, a traduit et accompagné.dsse bonnes notes, et souvent rectificatives, la cinquième partie (maladies localesMd Éléments de Brown, sous le titre de Chirurgie de Brown, Turin, an XP
même auteur à donné, en l'an XIIT, un Précis historique de la doctrine detinflan mation.
diminution des excrétions, la rougeur de Jurine; la chaleur “trème ; enfin souvent la soif ($ 331). Ces divers symptômes Wnbexpliqués presque mécaniquement, quoiqu'ils soient placés
Nous la dépendance de l'incitation (1). Ainsi, par exemple, le Sentiment de lassitude dépend de la trop grande incitation dans cerveau et les muscles ; c’est ici l'excès du stimulus et non une use débilitante, qui affaiblit les fonctions; la suspension des excrétions résulte de la densité exagérée des fibres qui ferment lsextrémités capillaires des vaisseaux et en diminuent le calibre défacon à ne laisser aucun passage pour les liquides. Si urine &brouge, c’est que la diathèse générale, affectant les canaux Mcréteurs, s'oppose à la sécrétion : alors l'urine distend les vaisaux et fait effort pour les rompre, tandis que les fibres résistent. (lle lutte acharnée fait suinter le sang; voilà pourquoi l’urine Wlrouge! La chaleur est forte, parce que celle qui se produit iérieurement par suite de la suppression de la perspiration ne peut pas s’exhaler au dehors ($ 333-341).
“Les vraies maladies sthéniques se composent d'une pyrexie et Du externe; ce sont la péripneumonie, la phrénésie (2), la variole, la rougeole, lorsque ces deux dernières sont violentes ; l'érysipèle grave, le rhumatisme, l'érysipèle léger et l'esquinancie tonsillaire (3). Le catarrhe, la synoque simple (4), la scarlatine, la variole et la rougeole, lorsque l’éruplion de ces deux dernières est peu considérable, sont exempts dinfammation ($ 347).
(1) Les phénomènes de la menstruation ($ 523 et suiv.) sont aussi expliqués en partie mécaniquement.
(2) « La par énésie est une phlegmasie avec une affection légèrement inflamma- Hire ou catarrhale d’une ou de plusieurs jointures (joints), ou de la gorge, accompignée de douleurs de tête, rougeur des yeux et du visage, sensibilité exquise pour 1Sons et la lumière, insomnie et délire » ($ 361, Voy. ss suiv.).
«(3}«I1 est encore une maladie rare qui se présente quelquefois en certains pays et jamais en d'autres, et qu’on appelle croup. La respiration y est pénible et l’inspiration bruyante. Il y a de l'enrouement, une toux résonnante et une tuméfaction dpeine sensible. Cette maladie n'attaque guère que les enfants de l’âge le plus foudre, Tout de reste est incertain ($ 400). »
(ü). La définition de la synoque (f 412) simple est la même que celle de la phrélie, à l'affection cérébrale près. :
I n’y a pas lieu d’insister sur ce que Brown appelle lbs de ces diverses maladies, car cette histoire ne comprend qu brève énumération des symptômes et quelques explicatic spéciales qui dérivent du système et qui n’ajoutent rien à ce. nous en savons déjà. La seule histoire de la pneumonie, dontia parlé ci-dessus, suffit bien pour marquer ce que nous deÿoi penser du elinicien et du pathologiste. Il faut cependant cité passage qui prouve entre cent jusqu'où est allé l’aveuglement Brown, et l’on peut ajouter quel était son peu de bonne scientifique : (Il n’y a pas de quoi s'étonner que les poum s’enflamment quand la diathèse sthénique qui accompagne rougeole est très-violente, puisque le catarrhe a coutume produire le même effet quand la diathèse sthénique est forte. Mais quand je songe à la multitude de prétendus faits portés dans les ouvrages de médecine, et dont j'ai reconn fausseté, les témoignages qu’on nous donne de la propension diverses parties internes à s’enflammer, en conséquencendes prétendue répercussion de l’éruption de la rougeole (qu'ilun par les rafraîchissants), me paraissent de bien peu de po Je suis même porté à tout révoquer en doute, et d'autant qu’un fait analogue évident est absolument contradictoire av ceux-là : c’est que l’inflammation dépendant de la diathèse nérale dans les maladies sthéniques ne s'étend jamais (au que je sache jusqu'ici) sur une partie profonde. L’inflamma née de toute autre cause n’est pas non plus, à beaucoup-pt aussi fréquente dans les parties internes qu’on le croit commu nément. On a trouvé, par les ouvertures de cadavres, let intestinal enflammé dans la dysenterie; mais on n’a observé phénomène que dans les cas où le traitement débilitant évacu végétal avait été suivi; ce n’était pas, à ce qu'il parait, unp nomène primitif, encore bien moins la cause de la maladie; un de ses derniers effets. J'ai démontré plus haut ($ 198) qui a été considéré par beaucoup de médecins comme une lente inflammation des premières voies, n’était pas du tout inflammation ; et même, là où il se rencontre une imflammal interne, elle n’est point sthénique, mais toujours asthéni générale ou locale ; et une affection qui guérit prompterne
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peut pas être inflammatoire. S'il existe si fréquemment une “inflammation réelle vers la fin de la rougeole, ce doit être une inflammation asthénique : ce qui rend cette opinion vraisembla- “ile, c’est la tardiveté de cette inflammation, et une circonstance négligé par les autres médecins, à laquelle j’attache beaucoup l'importance : je veux dire que, puisque la variole discrète peut Se convertir en confluente, la péripneumonie en hydrothorax, et que toute maladie sthénique peut, avec sa diathèse, passer à d'état d’asthénique, il n’est rien dans la nature de l'organisme “inimal ni dans les puissances qui agissent sur lui, qui puisse rendre impossible ce changement de sthénie en asthénie dans la “rougeole, lequel est assurément le produit de la faiblesse indirecle, et je suis persuadé qu’on n’aurait rien de semblable à craindre si l’on observait la méthode débilitante dès le principe de la maladie. » (Note du $ 380.)
Voulez-vous savoir pourquoi les petites articulations sont prises dans la goutte et les grandes dans le rhumatisme? Brown. n’est pas embarrassé pour satisfaire à cette question. Dans le rhunia-
“iisme les douleurs, aussi bien que le reste de la maladie, con- Sistent en une diathèse sthénique violente;‘ or, les parties les plus exposées à la chaleur (seule, ou agissant alternativement avec le froid) qui est un des plus puissants stimulus, sont les Parties externes, les articulations ou la gorge, etc.; par con- Séquent les plus grandes articulations éprouvent une diathèse plus intense; elles sont aussi plus vivement affectées. La goutte, au contraire, étant asthénique de sa nature, doit être dans sa plus grande intensité là où la faiblesse est la plus grande, savoir aux parties extrêmes et les plus éloignées du centre du mouvement et les moins accessibles par conséquent au stimulus ($ 3914, 168, 169, 389). .
La manie, l'ensomnie, l'obésité (1) sont des apyrexies sthéniques; elles naissent d’une diathèse sthénique qui excite le Système vasculaire moins que ne le font les autres maladies Sthéniques ($ 425).
Les maladies organiques ($ 700 et suiv.) qui ne constituent qu'une affection locale des parties du corps les moins sensibles, sont les solutions de continuité, les brülures, la violente réfrigé-
ration, l'introduction de venins (l) par une plaie, les fracti Un emplâtre léger, doux, huileux, et le repos suffisent à guérir, — Cela suffit peut-être pour les cas les plus légers rarement pour les piqûres où morsures venimeuses; et surtout extrêmement contraire à l'observation de dire quecess fections sont purement locales (voy. $ 77), car beaucoup d'en elles entraînent une vive réaction. Notre auteur dit que la tendue force médicatrice de la nature n’est pas autre chose l'incitabilité agissant ici, comme dans les maladies génér pour la guérison, lorsqu'elle est mise en éveil par des excilà convenables et bien dirigés; ailleurs ($ 96), la matière mon fique est présentée comme agissant à l'instar des autres ste lants quand elle est prête à s'échapper (2).
Les affections locales ($ 707 et suiv.) qui entraînent unéli général (encore cet élat général n’a-t-il que les apparences del diathèse générale puisqu'il n’est pas primitif) sont les blessures des parties très-sensihles (mais les fractures ne lèsent donc des parties très-sensibles, et les brälures non plus ?) : la gaetri l’entérite (3) traumatiques, c’est-à-dire provoquées directemel par des substances irritantes dans l'estomac, l'hépatite et toutes les autres lésions des viscères abdominaux produites pardts blessures, des chutes, des pressions (4).
(4) La contagion ($ 368. Voy. p. 4128, note {) est une matière imperceptik inconnue dans sa nature, et ne se manifeste que par ses effets ; avant d’être expuls elle fermente, sans exciter aucun changement dans les liquides et les solides
(2) L'effet des émétiqnes et des purgalifs s'explique par la diminution quiils produisent dans la somme totale de l'incitation ($ 21). “4
(3) Broussais à pris le contre-pied du système de Brown, puisque, selon le réfor= mateur du Val-de-Grâce, toute la pathologie roule sur deux affections que Brown semble mépriser et regarder comme insiguifiantes au point de vue de l’art.
(4) « C'est en vain que pour expliquer ct montrer comment les phlegmasies ni sent d'une inflammation, on parle d’une épine qui, enfoncée sous l’ongle;-ycauson une inflammation qui s'étend jusqu'à l'épaule ct détermine une pyrexie générales Il ne résultera jamais rien de semblable à une phlegmasie d’une telle lésionoudles toute autre affection locale, à moins que par hasard il n’existe préalablementAuncs diathèse sthénique qui soit près d’éclater spontanément par quelqu'une des male dies qui lui appartiennent. Sans cette diathèse il ne survient point d'affection géné rale ; ‘et si en pareil cas la diathèse est de nature antisthénique, la maladie l'est également, ce sera un typhus pernicicux, symptôme de la gangrène ($ 344),