‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 226 sur 260 · PROPAGATION DE SON SYSTÈME. (EUR · texte numérisé non relu

PROPAGATION DE SON SYSTÈME. (EUR

On rencontre encore des maladies générales qui dégénérent en maladies locales, lesquelles sont la suppuration, les pustules, lanthrax, le bubon, la gangrène, certaines tumeurs que Brown semble considérer, à la façon des anciens, comme des dépôts ou apostèmes ($ 742 et suiv.).

Messieurs, s’il n’y avait pas d'autre voie à suivre pour devenir médecin que celle qui a été ouverte par Brown et par tous les Autres prétendus réformateurs systématiques dont nous vous avons entretenus jusqu’à présent, il vaudrait mieux se faire pureent et simplement empirique ! Heureusement il y à une autre loute brillamment éclairée, c’est la clinique expérimentale et lisonnée, la clinique agrandie et fortifiée par une bonne physiologie.

Le nouveau système ne trouva pas grand écho en Angleterre, Non parce que c'était un système et qu’il était nouveau, bien d'autres systèmes aussi mauvais avaient pris pied ou naissance eur le sol britannique, mais à cause de la mauvaise réputation du fondateur et de la violence avec laquelle ses rares adhérents prétendaient imposer et propager la doctrine du maître. À vrai dire, l'histoire n’a conservé que deux noms en Angleterre parmi les sectateurs décidés du brownisme, le nom de Jones et celui mie Linch, l'auteur de la fameuse échelle des degrés d'incitation, Véritable thermomètre de la santé et de la maladie. Si Brown ne {ut pas, comme il le souhaitait, un prophète en son pays, s’il Mourut abandonné de presque tous ses compatriotes, ses idées se répandirent bientôt, et à peu prés en même temps, aux deux extrémités du monde, dans l'Amérique du Nord par l'influence de Benjamin Rush (1745-1513), professeur à Philadelphie, en Allemagne par celle de Girtanner qui avait étudié le brownisme en Angleterre, et qui se l'était même d’abord, sans trop de scrupule, complétement approprié, plus tard J. Frank, Rôschlaub 768-1835) (1) et surtout Weikard (1742-1803) contribuërent

(4) La maladie, dit Réschlaub, n'appartient qu'aux parties solides, parce que les liquides ne peuvent pas devenir malades, mais seulement se corrompre. — La ma- Jadie ne nait pas, comme le veut Brown, par l'augmentation passive et l’épuisement de l'irritabilité, mais par la disproportion de l'irritabilité et des contre-coups pra-

puissamment à propager le système de Brown, apré Vas amendé, les deux premiers au point de vue théorique a} tique, Weïkard en l’acceptant tout entier (1). — L'Italié été initiée à la doctrine de l'incitation par les Recherch Jones, disciple de Brown; Pierre Moscati, Locatelli, R (qui imagina plus tard le contro-stimulisme), devinrent suce vement d’ardents défenseurs du médecin anglais, -— En En Bertin et Fouquier ont, en 4805, traduit les Éléments de m4

prime Rüschlaub , Vrypersthènte. nait d'irritations très- lee , qui agissen subitement et par une grande incitabilité, tandis que l’asthénie naît en partiel que la somme d’irritation (asthénie directe) est absolument faible; en partie dl que de violentes irritations succèdent à une irritabilité très-diminuée.f Rôschlaub attribue la mort à l’asthénie directe ou indirecte. — Néant reur fondamentale du système de Brown n’est pas corrigée par Rôschlaub : quoi la vie continue à être un état forcé, ses modifications n'étant appréciées qu le rapport quantitatif et non sous le rapport qualitatif qui est de beaucouple important, l’irritabilité resta une idée logique, un chiffre. Rôschlaub lui-mè comprenant les vices de ce système, crut lui donner quelque force en l’'appu sur la philosophie naturelle de ScheHing ; mais c’était tomber de lobscur d plus obscur (obscurum per obseurius) ; la doctrine de Rôschlaub se perdit d un mysticisme mêlé de théosophie. :

(4) L'Allemagne, où la théorie de l'irritabilité hallérienne avait grande faveu où l'on était déjà las de tous les systèmes qui s’y étaient succédé ; l’Allemag lon aime cependant les systèmes, à condition d’en changer souvent, et où esprits étaient alors en pleine insurrection en faveur de la raison et de la Liberté d penser, compte encore beaucoup d’autres adhérents au système de Brown, systèm qui du reste séduit par sa simplicité ; nous citerons particulièrement Marcus, di teur de Phôpitalde Bamberg, et qui finit, comme Rüschlaub, par donner dans totte les divagations de la ouh naturelle. — Je relève d’après Haeser (car jen’a pas pu me procurer la dissertation de Speyer et Marc : A.-F, Mar cus, peint el sa vie ef ses œuvres, avec préface de J.-H. Klein ; Leipz, 1817, in-8°, une curieus statistique de l'hôpital de Bamberg) : il y avait en traitement Ms l’année 1798 480 malades, 46 affectés de maladies sthéniques, 367 de maladies asthéniquesme 67 de irlatties locales ; ce sont à peu près les proportions de Brown. Dessin tions fournies sur la quantité des médicaments administrés par Marius, on peut

195 grammes de camphre, 4 once de liqueur anodine de Hoffmann, 432 gram de serpentaire, 528 grammes de quinquina, plus d’une livre d’alcool rectifié,pn que autant de muse, de naphte, de vitriol, d’arnica, de valériane, d'élixir fortifia de Whytt, d'angélique, de cannelle, etc. ir

Page 1