‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 228 sur 260 · BROWN ET BROUSSAIS. A · texte numérisé non relu

BROWN ET BROUSSAIS. A

“lpathologique, l’idée des forces vitales inhérentes à la matière organisée, forces dérivées en partie des forces physico-chimiques et qui, par de mutuelles substitutions et transformations, rendent compte de la plupart des mouvements de l'organisme. Là où le dissentiment est à la fois le plus considérable et le plus manifeste entre Broussais et Brown, c’est dans la localisalion des maladies. Brown professait a priori que toutes ou du Moins presque toutes les maladies sont d’abord générales et quelles ne font que se localiser suivant diverses circonstances ; tucontraire, selon Broussais, qui a cru pouvoir déduire cette jroposition de l’anatomie pathologique, toutes ou presque toutes ls maladies (puisqu'il comprend la fièvre inflammatoire, les lèvres intermittentes, pernicieuses ou simples, les névroses aclives, etc.) sont locales dans leur principe, et se généralisent jar suite des réactions diverses. Aussi Broussais reproche-t-il à Brown d’avoir considéré l’économie en masse et non chaque issu en particulier, étranger qu’il était € à la savante division » des tissus vivants établie par Bichat. Les phénomènes morbides appartiennent pas à Lous les tissus, mais chacun de ces phénoènes (troubles de la circulation, des sécrétions, état particulier des muscles, ele.) appartient à un tissu distinct des autres. Broussais ne critique pas moins vivement la théorie de l'incitabiité, de sa diminution ou de son accumulation ; il essaye de démontrer, par l'observation clinique, que les mêmes causes peuvent produire l’asthénie et la sthénie ; que, par exemple, dans les maladies par faiblesse indirecte, lincitabilité était souvent augmentée et non diminuée; que dans certaines maladies où Brown croit cette incitabilité en excès, elle est en défaut. Il veut ensuile, pour prouver que lincitabilité n’est pas uniforme dans l'économie, distinguer l'excitation générale de la matière ner- Yeuse, des augmentations de force, d’excitabilité, ou de congeslion sanguine; toutes discussions qui ont aujourd'hui perdu pour nous la plus grande partie de leur valeur. — Broussais combat ensuite l’idée de l'opportunité pour les maladies; cette opportunité, ou n’est rien qu'un être fictif, ou est déjà un commencement trés-faible de maladie. En somme, cette opportunité levient à ce que nous appelons prédisposition morbide, et que

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