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A son tour le terrible Bouvart disait de

poriements contre les moindres obstacles, lui qui fut comblé dhonneurs et de places à Paris comme à Montpollier: ni ses jugements si passionnés et si injustes qu'il a osé dire de Bichat que {sa réputation était une des folies du siècle» (1). Quelque effort. que, dans un zèle pardonnable, Lordat ait fait pour mettre toutes &s remarques dans l’ombre, la lumière éclate de tous côtés; la pie apparait toujours sous le bandage, quelque précaution qu'on ait prise pour le bien appliquer.

Une ébauche des Éléments de la science de l'homme avait été donnée en 1773 sous le titre : De principio vitali hominis. La iénitable premiére édition, publiée en 1778 en un vol. in-8°, est levenue excessivement rare; la seconde édition n’a vu le jour qu'en 1806, l’année même de la mort de Barthez. C’est un des plus beaux livres de la littérature médicale française ; j’en porte d'autant plus volontiers un tel jugement, que je tiens ce livre pour aussi absolument faux dans son point de départ, qu’il est reharquable par l’habileté spécieuse des déductions (une fois ce point de départ admis), par l'élévation des idées, par la beauté le quelques détails, par la force du style, enfin par l’érudilion (2) ; cependant, malgré toutes ses qualités, encore aujour- \lhui incontestables, et, je crois, incontestées, le premier effet les Éléments de la science de l'homme, au moment de leur apjarition (1778), sur l'opinion publique ne dut pas flatter l’'amourpropre de l’auteur, comme le remarque Lordat, qui attribue cet ichec décourageant à la nouveauté de la méthode de raisonner tn médecine, méthode ardue, hérissée de toutes les difficultés

thez : « C’est un excellent professeur; c’est un homme universel, qui sait le droit, mliphysique, les mathématiques et même de la médecine. » — Il Ini joua plus tard ln très-méchant tour qui est raconté fort au long par Lordat (p. 334-336).

(1) Sandifort, plus équitable, écrivait du vivant même de Bichat : « Avant six ms votre Bichat aura dépassé notre Boerhaave. » — Barthez disait modestement (quon perd fout quand on néglige de plaire à ceux qu'on efface ». À quoi Lordat ijoute : « S'il était assez juste pour n’être jamais agresseur (?), il n’était pas assez généreux pour renoncer à la vengeance (p. 270, 271).

(2) Il est un homme qui a plus d’un rapport avec Barthez, quoique tous deux partntde principes opposés, c'est M. de Bonald ; j'ai été très-souvent frappé de cette ilogie en lisant ln et l’autre comparativement,

en tent de la méthode expérimentale hallérienne, 3161 en grande faveur (1); de plus, enfin, il s'était fait de telles inimitiés qu'on saisit le prétexte de l'obscurité apparente de sa doctr pour la condamner sans examen, et qu’on mêla l’injure à la*eñi tique. De bonnes âmes allérent même jusqu’à insinuer que Bts thez était matérialiste et peut-être athée. Cependant Bartheztes mine ses Éléments par cette déclaration solennelle : « Lorsque: Phomme meurt, son corps est rendu aux éléments; son prineipé de vie se réunit à celui de l'univers, et son âme retourne à Diët qui la donnée et qui lui assure une durée immortellé. » "M

Nous allons, Messieurs, lire ensemble et commenter les pro sitions fondamentales des Nouveaux éléments de la science de l’homme (2).

eu trop de facilité à multiplier, dans l’étude de la nature, nombre des causes expérimentales. « Ils ont, dit-il, introd

d’autres en dépendant des facultés qu’ils avaient d admises, Ils ont aggravé encore cette multiplication vicieusedes causes données par RSI lorsqu': au lieu dénoncer si

buaient à la nature ou au principe universel. » La plupart des modernes sont tombés dans un défaut oppos en diminuant dans les sciences naturelles le nombre des cause

(4) Barthez, qui, dans ses Cours de physiologie, traitait surtout dé l'usage parties un peu à la façon de Galien, confiait à un Démonstrateur royal lé soin. des préparations anatomiques, trouvant cette besogne manuelle au-dessous de dignité. À DL

(2) Je me sers de la nouvelle éalfar donnée par M. E. Barthez, en 1858:

(3) Disc. prélim., p. 14.

Quelques-uns d’entre eux ont voulu rapporter toutes les forces motrices des corps à la seule force de communication du mou- Nement par l'impulsion ; et ils ont ainsi voulu réduire à une eule force les facultés occultes des anciens, qu’ils croyaient d’ailgurs pouvoir détruire entiérement. Mais ce n’est qu’en multipliant de vaines hypothèses qu’on peut diminuer à ce point le ombre des causes expérimentales. C’est pourquoi il est, par &emple, infiniment mieux d'admettre comme autant de causes les affinités particulières qu'indiquent les phénomènes de la chiini, jusqu'à ce qu’on ait découvert successivement des principes dénéraux de ces affinités. Cest inutilement qu'on voudrait explifüer ces phénomènes par des applications arbitraires des lois du Seul principe de l'attraction, lorsqu'elle a lieu entre les particules des corps (ainsi que Freind l’a tenté vainement pour expliquer lès opérations de la chimie). Dans toute science naturelle, les hypothèses qui ne sont point déduites des faits propres à cette Krience, et qui ne sont que des conjectures sur des affections possibles d’une cause occulte doivent être regardées comme con-. fraires à la bonne méthode de philosopher. Leur introduction ie peut devenir utile que par un hasard heureux, dont les chances “sont trop rares ».

Eh bien, Barthez commet juste la faute qu “il reproche aux anciens, puisqu'il aurait pu, lui aussi, par analogie, expliquer avec des forces déjà connues (1), et celles-là très-expérimentales, ce qu'il à voulu expliquer à l’aide d’un principe nouveau. Luiinême a prêté des armes à ses adversaires, lorsqu'il dit (p. 47) que dans chaque science naturelle on ne doit point se proposer de deviner la nature par des hypothèses où l’on emploie des brincipes étrangers aux faits qui sont l’objet de cette science, “d'autant qu'on altère ou qu’on néglige les faits, suivant qu’ils fa-

(1) Il admet justement pour la chimie des affinités particulières qui auraient ile mettre sur la voie de la corrélation ou combinaison des forces qui est le vrai “principe vital ; de plus, dans ses cours de botanique où il s’occupait de la physiomiogic, il a presque reconnu cette unité vitale dans les plantes ; car, selon lui, la Œuse qui anime le végétal est une puissance active qui use des forces motrices et autres dont elle est douée suivant des impulsions intérieures primordiales et comme instinctives, et non suivant des impulsions externes. Voy. Lordat, p. 321,

vorisent ou contrecarrent les hypothèses. Plus on lit le discours préliminaire de Barthez, plus on y trouve la condamnation deson hypothèse. #1

Barthez (p. 23) combat les mécaniciens par Stahl, et lim misme de Stahl par ces affirmations qu’il ne prend pas même la peine de démontrer : Les faits n’établissent d’aucuneme nière que tous les mouvements qui s’exécutent dans le com vivant (sans être sensiblement dépendants de la volonté), soient causés par le même être pensant, dont l'influence détermineles mouvements volontaires. Cela, ajoute-t-il est même d'autant moins probable que la nature et les facultés essentielles descël être n’ont été jusqu'ici définies que par des notions puremenk métaphysiques ou théologiques. « Dans l'état actuel de nos com naissances sur l'homme, on doit rapporter les divers mouvements qui s’opérent dans le corps humain vivant à deux principes différents dont l’action n’est point mécanique et dont la nature est occulte. L'un est l'âme pensante et l’autre est le principede la vie.» —Si ce mot, principe vital, n’est pas une pure abstrac:. tion, si c’est un être dont l’action n’est pas mécanique, mais presque spirituelle, pourquoi alors ne pas se contenter de l’âmequi s'acquittera aussi bien de l'office ; si c'est au contraire uneréæ lité, il n'y a pas de raison logique contre Stahl, pas de motifs pour ne pas admettre avecBordeu(voy. p.1172, note 1)et avec Van Helen mont, autant de ces principes de vie qu’il y a de fonctions àaccone plir. Labonne méthode de philosophie que Barthez invoque à ch& que ligne, consiste, non pas à affirmer, mais à prouver, à ne rien inventer sans nécessité ; il fallait donc prouver que le principe existe, ou prouver que l’accomplissement des diverses fonctions en aabsolument besoin. Notre auteur se contente d'affirmer (p.98) que la seule expérience nous fait connaître le principe devié dont les lois sont d'un ordre transcendant, par rapport auxloi de la physique et de ia mécanique; après quoi, il réfute par unes succession de sophismes ou pétitions de principe ceux qui regar dent l’organisation avec les forces unies comme une raison suffi sante de la vie.

Tout en se réduisant (p. 32-42) à un « scepticisme invincible sur la nature du principe vital dans l'homme, Barthez reconnait

néanmoins, en ce principe, des facultés et des modifications de ves facultés, ou des affections de ce principe, pour expliquer les modes de la santé ou de la maladie. Ce sont même toutes ces brillantes imaginations qui lui ont, dit-il, permis de rectifier les règles anciennes touchant la thérapeutique des fluxions et de la paralysie saturnine, attendu que, d’après sa théorie, les maladies sont essentiellement des suites d'affections du principe de vie; à peu prés comme elles peuvent résulter des mouvements ou désordonnés, ou thérapeutiques, de l'âme. Après une telle proposition, peut-on affirmer que Barthez n'a aucun rapport avec Stahl ou Van Helmont? On ne voit pas, en effet, pourquoi l’âme ou les archées n'auraient pas autant de droits ou de puissance que le principe Mill. De plus, le principe est ainsi élevé à la qualité d’un être lans un être. C’est donc, quoi qu’en dise l’auteur, une création substantielle, un véritable ontologisme. La seule différence essenlielle qu'on puisse noter entre Barthez, Stahl et Van Helmont, cest que Barthez, quoi qu'il en dise, a souvent montré une heureuse inconséquence dans les conclusions thérapeutiques qu'il a lirées de sa doctrine.

Aprés ces réflexions préliminaires, qui, déjà, nous disposent mal en faveur du principe vital, nous arrivons au‘cœur même du sujet : « J'appelle, dit Barthez (p. 47), principe vital de lhomme la cause qui produit tous les phénomènes de la vie dans l corps humain. Le nom de cette cause est assez indifférent et peut être pris à volonté. Si je préfére celui de principe vital, test qu'il présente une idée moins limitée que le nom d'émpetum laciens (rè ui), que lui donnait Hippocrate, ou autres noms par lesquels on a désigné la cause des fonctions de la vie. = [! paraît que les principes de vie ne différent des principes de mouvement qu’en ce que les premiers déterminent et modifient, par des lois beaucoup plus compliquées, l'action des parties de la matière. On peut observer une échelle de gradations assez marquées depuis les principes de mouvement les plus simples jusqu'aux principes de vie qui engendrent et conservent les Corps brganisés des végétaux et des animaux, » |

Le deuxième paragraphe de cet extrait n'est-il pas la preuve

qu'un effort de plus dans la compréhension des forces suffisa expliquer la vie; c’est une question de plus ou de moins, d'aprés la déclaration de Barthez (p. 48).

€ Le premier coup d'œil que les hommes jettent sur l’univen leur présente une étendue immense et fixe sur laquelle ils portent tous les mouvements des animaux, des éléments ef corps célestes. Ils ne reconnaissent de l’activité que dans cesé mobiles et tout le reste de la nature leur paraît brute et inämi À mesure que l'intelligence s'élève, elle découvre que to les parties de la matière ont une activité qui leur est propre qui manifestent les divers principes de mouvement qui les ani ment. » "14

Barthez rappelle, dans une note, que les anciens philosoplie avaient constamment donné un principe d'animation à la mali Il eût été mieux de dire que, parmi les anciens, les uns croÿà tout simplement la matière animée par elle-même, mais si posséder aucune idée expérimentale des lois de la nature h

actes vilaux; c’est exactement le même motif qui a fait cr le principe vital, car l'invention d’une entité résulte nécessa ment de l’ignorance dés lois de la nature et des mouveméi innés de la matière, | À Les solidesréflexions que fait Barthez (p. 52-53) sur les forces: maintiennent en équilibre les atomes et les particules des matiére brutes et des corps célestes auraient dû également le porter at elure que la résultante des propriétés vitales suffit à expliquer mouvements de l’âme, comme l’affinité de l'attraction pourr les mouvements cosmiques et l'agrégation des pierres. Sont cipe vital pour l’homme équivaut à l’dme des astres, ad dans les sphères célestes par les anciens. Revenant sur des 0 nions d’abord moins tranchées (voy. p. 1175, note 1), rela meñt aux plantes, Barthez reconnait aussi, avec les ani une puissance vitale dans les plantes (p. 56 et suiv.); mai somme il est bien contraint de réduire cette puissance à éd libre et à l’action réciproque des forces motrices et sensi Tout cela d’ailleurs est fort obscur, puisqu'il semble croire

même temps que c’est la puissance vitale qui est douée de ces

deux forces (1). Il serait plus vrai de dire que la puissance vitale

ésulle de la combinaison de ces deux forces ; que c’est une

shergie naturelle, spontanée, et non pas, soit une force génétale, soit une création substantielle (2).

—…. Arrivant à l’homme , Barthez pense qu’il faut, pour mieux

connaître les forces du principe vital, les étudier séparément des

millections de l’âme et de celles du corps simplement organisé (3).

lette seule phrase prouve que, contrairement à son prétendu scepticisme sur la nature du principe vital, il le considère au moins comme quelque chose à part du corps et de l’âme, quoiqu'il ne sache ni s’il existe par lui-même, ni sil est-simplement un mode du corps humain vivant. Évidemment les idées ne sont Pas concordantes malgré les prétentions contraires de Barther. Le principe vital n’est pas (cela est démontré par l’observalion journalière) plus uniforme en ses allures, ni plus parfait dés sa naissance, ni plus persistant jusqu'à la décrépitude, que lâme pensante ; encore moins. D'un autre côté, si l'âme est trop simple (p.103) pour s’allier avec la multiplicité immense des Mouvements et des sentiments et les tendances opposées qui existent dans l’homme à chaque instant de la vie, pourquoi le Principe vital aurait-il plutôt cette faculté? ne faut-il pas, au

(1) M. Flourens, qui adoptait une partie des idées « admirables » de Barthez, veut, pour relier toutes les propriétés de la vie, un point central, un 4œ%d vital ; t'est une doctrine anatomique substituée à une doctrine métaphysico-physiologique, mais qui ne vaut pas mieux. è

(2) Lordat prétend (p- 168 et suiv.) «que les affections qu’éprouvent les fluides du Corps humain sont un grand sujet de contestation parmi les physiologistes. Quand

Lune fois on s’est permis d'affirmer que la vie est le résultat de l'organisation, on

est forcé de dire que les fluides, dont les molécules mobiles ne sont susceptibles d'aucun arrangement constant, sont des corps inertes qui doivent leur constitution, leur conservation, leurs mouvements intestins, leurs mutations, à l’action des

solides ; et alors il faut fermer les yeux sur une multitude de faits qui ne s’accor-

dent nullement avec cétte manière de voir, où en donner des explications tout à fit hypothétiques. » — Mais pas du tout! Les liquides sont vivants comme les solides, aussi bien pour les autobiologistes que pour les animistes, les mécaniciens ou les vitalistes. à

(3) Voy. aussi p. 95, où il est dit qu'il est impossible de passer par gradation du corps à l'âme, c’est-à-dire de là matière à l'esprit,

contraire, supposer alors plusieurs principes, ce qui revient, soit, aux archées de Van Helmont, soit à la fédération de Bordeu, soit enfin à la multitude des forces synergétiques. D’ailleurs Barth semble bien regarder le principe vital comme simple. N'est-ce pas le cas d'appliquer à Barthez le mot que lui-mê emprunte à Condillac : Cela prouve lincertitude que peux avoir des opinions «& priori, où des physiologistes, d’ailleurs trés-éclairés, croient reconnaître le caractère de l'évidence (pA0 note) ?

Voici encore une bien singulière façon de raisonner. Barthe (p. 111) semble apporter comme raison de l’existence du prin cipe vital, qu'on ne sait rien de certain sur ce qu'est le corps et rien de solide sur les esprits. Que sait-il donc lui-même de sitif sur le principe vital, être créé de toute pièce et qui n’apa même pour lui le suffrage de la conscience humaine ou de V'expérience directe et personnelle? Il se peut, dit Barthez (p. LM 116), que, d’après une loi générale qu’a établie l’Auteur del nature, une faculté vitale douée de forces motrices etsensi tives survienne nécessairement à la combinaison de matiê dont chaque corps animal est formé, et que cette faculté re raison de tous les mouvements vitaux. Si c’est le principe vital qui donne la vie, il se trouve confondu avec la nature ou avec Dieu Il se peut aussi que Dieu unisse à la combinaison de mati qui est disposée pour la formation de chaque animal des forces vitales qui subsistent dans cette matière et qui, dans l'homtie, différent de l'âme pensante. Si les deux suppositions sont adn missibles, pourquoi préférer la plus compliquée ? Pourquoisurs tout tirer une partie de la démonstration de la doctrine, nonspas. directement de l'étude des faits, mais indirectement de l'imp sibilité de conserver à l’âme le rôle que Stahl lui avait assioné « Le principe de vie (p. 117-118) dans les animaux peut détruit sans aucune altération sensible dans l'intégrité etdtn les conditions physiques des organes. Il est des poisons, elil est même de caustiques, qui font périr très-promptement, dont la force délétère ne laisse point de trace de lésion dans cune partie du corps. Réciproquement le principe vitalsur longtemps à des lésions trés-considérables des organes lessplus

mesentiels, comme du cœur et du cerveau, et à la suspension de lonctions qui paraissent indispensables, comme est la digestion des aliments.

» 2° Dans les états violents de danger ou d’irritation que le principe vital ressent obscurément, il imprime au corps des mouvements que ne peut opérer aucun changement mécanique étnécessaire dans les organes ; mouvements qui sont tout autres

que ceux produits dans l’état naturel par ce principe, et qui sont tontraires à ceux qu'une âme libre et prévoyante devrait et pourlil imprimer au corps pour le soustraire au danger. La terreur use souvent dans un animal des tremblements et des contraclions violentes des organes extérieurs qui lui ôtent tout pouvoir “it se dérober par la fuite à l'objet qu’il redoute. »

La première proposition est une erreur; la né est conlraire à l'existence d’un principe indépendant de la matière : ns cela pourquoi la mort, si le principe veut retenir la vie?

«Une sorte d'harmonie préétablie entre les affections du printipe vital et l’organisation du corps qu’il anime, fait que ce Principe essaye dans les diverses cites d'animaux des mouve-ments relatifs à des organes qui n’existent point encore ou dont k formation est trop imparfaile. L'oiseau que la chaleur a fait iclore de son œuf loin de sa ii, et par conséquent loin du modéle qu'il pourrait imiter, s’essaye à voler lorsque ses ailes sont encore trop faibles pour le soutenir ; le jeune veau fait leflort de tête avec lequel il doit un jour frapper des cornes, mème avant qu'elles soient nées, etc. (p.119). »

Eh bien, l'harmonie préétablie des forces ne suffit-elle pas ltout ce qu’on demande au principe vilal?

« Le petit canard qui a été couvé sous une poule, et qui est “ienu loin de l’eau, témoigne de l'inquiétude et de l'impatience. M Percival a remarqué qu’on le voit faire les mêmes mouvements que s’il nageait, sans qu’il connaisse sa destination, ni lélément pour lequel ses plames onctueuses et ses pattes membraneuses sont préparées. Swammerdam a tiré un limaçon d’eau lout formé de la matrice de sa mère : à peine ce petit animal fut “jeté à l'eau qu'il se mit à nager el à se mouvoir en toul sens, thà faire usage de tous ses organes aussi bien que sa mére. Il

montra tout autant d'industrie qu’elle, soit en se retirant sa coquille pour aller à fond, soit en en sortant pour rerrionte la surface de l’eau (p. 119). » “5

Toujours même confusion de nature et de principe vital“ autres raisonnements de Barthez prouvent seulement que . animaux ont des instincts plus définis que l’homme et plus ù volontaires.

« Quelle que soit la manière d'exister du principe de la vié, “on à une preuve très-vraisemblable que ce principe a une exiss tence distincte de celle du corps qu’il anime, dans les résur dons de divers insectes et d’autres. animaux, ee sont pa

tion de toutes les apparences de la vie (p. 129). »

Comment supposer qu’un principe vital immatériel somm et se réveille par l’eau chaude; ne s'agit-il pas plutôt de pr priétés éteintes où engourdies? Mais alors pourquoi notre pris

citante? Il y à là quelque chose qui est voisin de l’absurdePuis si le principe vital est une simple faculté vitale, où réside:t: Pourquoi disparaît-elle et revient-elle quand les autres neo que s’engourdir? Ge sont précisément ces mêmes faits rappes lés par Barthez, ou d’autres faits analogues en grand no (révivifications partielles, greffes animales, autonomie desélés ments anatomiques, tendance impérieuse, presque fatale; à restauration ou à es du type, etc.), que MM. P. Bertret Vulpian ont mis en pleine lumière par la méthode expérim tale, et invoquent pour réfuter victorieusement l'hypothése tuite d’un principe VAE

« On n’a pas su ou voulu m’entendre quand on a assur je fais consister la nouveauté de ma théorie (ou manière dev en physiologie et en médecine, dans l’adoption d’un pri vital, comme d’un être dont il suffisait de supposer l’exislene l'action pour expliquer toutes les fonctions de la vie. » 1

Barthez, en effet, loin de vouloir expliquer les fonctions de vie par le principe vital, a précisément pour but d’expliqu de FhSMERe le principe +" par ces fonctions. Il n’explique,en

effet, n1 la circulation, ni la digestion, etc.; il veut au contraire montrer par la diversité, encore plus apparente que réelle, de ces lonctions une justification de son hypothèse d’un principe régulateur universel; mais il n’y réussit guère, et il aurait mieux fait détudier expérimentalement toutes les propriétés vitales de la “rie des tissus dans les diverses classes des animaux, et de rechercher, par une observation attentive, quel était le lien de ces propriétés dans la série animale.

De ce qui précède on peut conclure que Barthez n’a pas dé- Mnontré l'existence du principe vital, qu'il n’y a pas nécessité dinventer ce principe ; qu’il n°ÿ a même pas possibilité, car ce principe met immédiatement, et de soi, à néant toutes les propriétés attribuées expérimentalement, même avant Barthez, à la Matière vivante, à laquelle elles sont inhérentes. Non-seulement t principe vital ne rend compte de rien, ne résout aucune des difficultés que présente le problème de la vie, mais entore il compromet toutes les vérités acquises et qui seules peuvent mettre sur la voie de la solution. Ce principe a de plus in vice radical irrémédiable, c’est qu’il est hors de la portée de l’expérience et que la biologie est avant tout une science bipérimentale. (est aussi une faute non moins irrémédiable que le livrer, à l’exemple des animistes, le principe de la vie aux liscussions des philosophes et des théologiens, où, d’un côté la mobilité des jugements et de l’autre l’absolutisme de la foi ne permettent jamais de regarder le problème en face.

Ajoutons encore quelques réflexions sur le principe vital, qu’on l considère comme inhérent à la matière ou comme un être distinct. Ce principe, cette force qui réunit ou rassemble toutes les autres, où réside-t elle? dans quel système organique? Si c’est une force générale, elle ne peut pas habiter un tissu isolé; et si “lle est en effet générale, il faut la tenir pour indépendante : alors nous retombons dans une variété de l’animisme. Mais, dit-on, Junité de l'organisme résulte d’une force de cohésion vitale, tomme l'unité d’une pierre de la cohésion physique; tout se lent naturellement dans les êtres vivants par l'agencement des différents systèmes organiques. Cette coordination, cette unité,

cette indivisibilité qui avaient porté Barthez vers l'inventiondt principe vital, se réduit à bien peu de chose chez les animaux inférieurs ; à la nutrition presque seule, comme dans les plantes Eh bien, la propriété assimilatrice ou plastique est une force inhérente à la matière vivante que la contractilité. Pourquoi, le dessein de relier les diverses forces qui concourent 'au“ma tien de l'organisme, imaginer autre chose que la vie ellesmè Il n’est pas plus difficile d'admettre une unité fonctionnelles les différentes forces, que d'admettre une force spéciales un des tissus du corps, que de reconnaître dans tous laMforce de nutrition et d’assimilation avec ses modes pes On peut opposer au vitalisme la même objection qu’à l'inci bilité ou stimulabilité de Brown. Si le principe vital est dans matière, la matière est animée et n’a pas besoin d’aatre force si ce principe n'est pas dans la matière, les changements de matière sont les suites de l’action du principe vital; maisal il faut qu’elle ait une faculté primitive également généralepot répondre à l’appel de ce principe. ; Puis, que devient le principe vital après la mort ? S'il estsp rituel, il s’échappe, et où va-t-il? S'il est matériel, d'est où matière, mais qui oserait le dire? ou une force ; mais. quoi détruit? D’autres forces plus puissantes qu’elle, plus puisse qu'un principe, chargées de régler toutes les autres puissances, l'organisme ! La naissance, la vie et la mort sont trois termes l'organisation, trois . de la vie, qui s'expliquent par mêmes procédés. À la naissance du fœtus, quel sera le print vital qui présider à à sa formation ? Celui de la mère ? Mars.con ment alors concevoir une même force qui préside à à deux a si différents : conservation d’un individu, création d’un autre sera donc le principe vital du fœtus; ntais d’où vient cepr cipe, comment s'est-il formé? Est:ce une pousse du pri maternel ou du principe paternel? Est-il au contraire indép dant, existant par lui-même ? alors nous retombons dans4a formation du corps par l'âme.

Enfin il n’est pas plus difficile de se rendre compte delha nie de toutes les forces innées que de comprendre comme cerveau préside à la fois au mouvement et au sentiment Ben

PATHOLOGIE SPÉCIALE. 1185 Yeau, ou du moins le système nerveux, quel qu’il soit, ne peut-il pas être considéré comme le régulateur suprême là où il existe, el là où il fait défaut, dans les plantes, par exemple, la vie est Si simple qu’elle se réduit à une seule propriété, la nutrition @tencore par imbibition et juxtaposition.

… Franchement, difficultés pour difficultés, je préfère celles qu’on peut résoudre petit à petit, par la méthode expérimentale, sans lien préjuger d'avance, à celles que l'on tranche d'autorité par un mot derrière lequel s’abrite l'ignorance de la physiologie.

Les propositions suivantes résument la théorie des maladies Malignes et nerveuses, d’après l’action du principe vital.

{ Dans les maladies nerveuses (t. Il, p. 39 et suiv.), le système dilier des forces du principe vital est affaibli par une altération habituelle qui s’est introduite dans les forces sensitives et dans leur influence sur les forces motrices. » Voilà certes une définilon qui n’apprend pas grand’chose ; elle revient à dire que ls maladies nerveuses sont des désordres du système nerveux. Barthez ajoute que, si les affections vaporeuses sont si fréquentes de son temps, c’est que les passions y sont moins vives qu’autrelbs et qu’il y a « plus de passions faibles ». — On doutera de la Mleur de cette explication qui pèche de tous les côtés. — « Les lapeurs ou névropathies ne tiennent à aucune lésion permatente de tel ou tel organe. Très-variées dans leurs effets, elles loivent être distinguées de l’hystérie, de l’hypochondrie et de état nerveux qui est borné aux organes digestifs, quoique chatune de ces affections différentes puisse coexister avec les va- Jéurs et même contribuer souvent à les produire (4) ».

Pour le traitement Barthez' mélange les remèdes sédatifs et les écitants, avec les toniques et les nervins ; ces moyens imprient assidûment au principe de la vie des affections qui effacent

(1) « Il est encore essentiel de reconnaître et de bien distinguer d’autres causes Hunconcourent souvent à produire l’état constitutif des maladies nerveuses ou poreuses. Entre ces causes, les plus ordinaires sont : un vice des humeurs de liure gouttcuse, une humeur âcre et irritante, qui se porte sur les nerfs: c’est iéañection générale des solides qui rend la fibre roide ou lâche ct fait le sérécmou le laxum.»

la tendance habituelle que la maladie nerveuse lui donne reproduire les grandes aberrations de ses forces agissante divers organes. On insiste sur les sédatifs et les nervins, lo c’est le spasme ; ou sur les excitants et les toniques lorsque: l'atonie qui domine dans toute la constitution et dans les on particulièrement lésés. Sil’on ne réussit pas, on peut avoirre avec succès à l'usage comhiné et alternalif de remèdes sé et excitanis; mais cela constitue une méthode moins ratio et que Barthez appelle méthode perturbatrice, en ce qu’elles cure au principe vital des impressions qui se succèdent en en contraire, qui rompent la chaîne de ses affections morbifiq et qui l’'amènent, comme par des sortes d’oscillations, à ren dans l’ordre naturel de la distribution et des communication ses forces! d C’est l’affaiblissement du système nerveux qui cause les mal dies nerveuses ; c’est encore l’affaiblissement de ce même syst qui donne naissance aux maladies malignes (p. 48 et sui lesquelles sont accompagnées d’une véritable réso/ution forces de tous les organes. Barthez ajoute (en cela, il est d'acc avec les bons praticiens) qu’il est très-important de distingue cet état de résolution des forces laquelle caractérise une mal maligne, et réclame les analeptiques et les cordiaux, d'avec de simple oppression des forces; d'autant que, dans cette op} sion, des évacuations convenables développent souventti promptement l’action des forces radicales que lon croya éteintes.

« Lorsque le système des forces vitales (p. 52) est affecté fo ment et en même temps par les sympathies des actions des“ organes, dont les efforts ne sont point liés l’un à l’autre, mais font en des sens divers ou contraires, ces sympathies tende déterminer des altérations simultanées dans les forces desp

dans la région épigastrique. Ces altérations sont ou contra ouextrêmement diverses entre elles pour le mode et pourledi L'unité d'affection nécessaire pour l’exercice des forces des que principal organe doit manquer alors; ce qui peut prompiement l'interception des fonctions essentielles à lawien

- Barthez cherche ensuite dans la théorie des sympathies une

explication, plus que douteuse, dans la majorité des cas, des accidents qui se manifestent après les grandes opérations : « On doit lapporier sans doute à une semblable cause la terminaison lineste qu’ont les amputations et les plaies fort étendues, lorsque, pendant leur suppuration, on vient à charger l'estomac d’aliments solides, On voit, peu après cette erreur de régime, sur- Wenir un abattement extrême des forces, auquel succédent radilement la difficulté de respirer, le délire, les mouvements tonvulsifs et la mort. Il semble qu’on n’a point encore vu ce phénomène dans son vrai jour. On a reconnu qu'il ne peut être l'effet de la seule résorption du pus ; ni de la gangrène, qui n’est point formée dans la plaie lorsque les symptômes mortels se détlarent. On a donné (même récemment) pour raison de ce fait trèsremarquable, que la digestion stomachique et la suppuration sont alors pareillement empêchées, tandis que tous les organes du corps levraient concourir à l’une et l’autre fonction par des concentations de leurs mouvements. Mais comment la seule suspension le ces deux fonctions, dont chacune peut être longtemps arrêtée fins aucun danger pressant, aurait-elle aussi soudainement des éllets meurtriers ? Cette mort prompte est sans doute causée par ls efforts non harmoniques que le principe vital fait en même lmps dans tous les organes, lesquels sympathisent jusqu’à un “érlain degré, et au travail de la digestion et à celui de la suppu- Mlion; efforts qui font une distraction pernicieuse des forces dans les principaux organes. »

Barthez a une manière de traiter les fièvres intermittentes perlitieuses qui ne recevrait pas aujourd’hui l'approbation des praliens, puisque le quinquina n'y tient qu'un rang secondaire.

… Lorsqu'on doit combattre un accès présent de fièvre intermtiente pernicieuse, qui est manifestement accompagné d'un Eat spasmodique des organes précordiaux ou autres particuliers, lndication principale du traitement le plus sûr et le plus direct Bt d'affaiblir l’activité des forces sensitives par le moyen de Jopium (1) donné convenablement et à assez grandes doses, et de

m1) Barthez, comme du reste Brown (voy. plus haut, p. 1130), attribue à l’opium une vertu excitante qui tient, pour ainsi dire, là vertu narcotique sous sa dépendance,

faire cesser, par la réduction de ses forces, tout ce qué leur influence vicieuse ajoute aux mouvements spasmodiques, don violence et la durée seraient funestes.Il faut d’ailleurs emplo dans ce traitement, avec l’opium, les remèdes qui sont pari jiérement indiqués par la nature de l'affection symptomati funeste, qui caractérise chaque espèce de la fièvre pernicieusé domine un état spasmodique particulier (p. 85 et suiv.). »

Nous ne suivrons pas Barthez dans les applications qu’il a faite de sa doctrine à la chaleur animale, aux sympathies, aux tem raments ; cela nous entraînerait trop loin ; nous dirons seulement pour qu'on juge de sa manière de voir, dans ces applications ticulières à la physiologie, qu'après avoir rapporté quelquesex riences touchant l'effet produit sur les muscles par la ligaturex nerfs ou des artères, ilajoute (t. [, p. 473): « Le résultat de toi ces faits me paraît être que le principe vital qui est inhérenb chaque muscle, et qui fait partie du principe de vie de Panini entier, peut, dans l'état naturel, opérer à chaque instant le mo vement de ce muscle; mais qu’il perd bientôt cette faculté. paraîts’éteindre, lorsque le nerf surtout, ensuite l'artère, eten la veine de ce muscle sont séparés, par la section ou par forte ligature, de toute communication avec les parties quiMleut sont similaires dans tout le reste du corps vivant. » |

JL serait difficile de méconnaître d’une façon plus évidente rôle du système nerveux, de remplacer des faits positifs pa vains mots, et de se rapprocher en même lemps plus manifestes ment du système des archées locaux soumis à un archéecel ral; le principe vital inhérent à chaque muscle et qui fait pal du principe total n’est pas autre chose. id

La méthode de traitement des fluxions aiguës ou chroniques

(4) Voy. Mémotre sur le traitement méthodique des fluxions. — Vasfluxion l'auteur, est un mouvement qui porte le sang ou une autre humeur Sur un org particulier, avec plus de force ou suivant un autre ordre que dans l’état naturel gait jouer un certain rôle à l'ivritation dans la production du flux; ainsi il divise jrritations attractives considérées par rapport à l’organe d’où nait MuxIOIMe auquel elle se termine, en révulsives si ce flux se fait dans des parties éloignéesut

organe, et dérivatives lorsqu'elle se fait dans les par t ies voisines,

fe réduit à cinq règles fort bien résumées par Lordat (p. 380) : Ja fluxion imminente, la commençante et celle qui se fait par leprises, exigent la révulsion. Suivant la seconde, la fluxion iancée, fixement établie, qui a déjà formé congestion, dont Jes mouvements ont peu d’activité, ou qui a le caractère chro- Hique, demande les attractions dérivatives. La troisième, qui W rapporte aux fluxions très-rapides avec grande congestion, didonne des évacuations locales, que par prudence on fait ordi- Mairement précéder de la révulsion et de la dérivation. Dans ces hêmes cas, il peut être nécessaire d'employer alternativement, et hplusieurs reprises, les évacuations locales, les attractions dérilives et les révulsions. Dans les fluxions chroniques qui recon- Missent pour cause excitatrice l'affection d’un organe éloigné de celui où les mouvements se portent, la quatrième règle prestrit de pratiquer des attractions, non près du terme de la fluxion, ais près du point dont elle part, comme disent les praticiens. [a cinquième règle porte que les remèdes qu’on emploie comme révulsifs, et surtout comme dérivatifs, ont d’autant plus d’effica- Kité, lorsqu'ils sont appliqués sur les points du corps qui ont les smpathies les plus fortes et les plus constantes avec l'organe “jar rapport auquel on veut opérer une révulsion où une dérimation.

On trouve dans ce Mémoire des remarques sur l'emploi des wésicatoires, de la saignée et des ventouses comme agents déri- Vatifs etrévulsifs, dont quelques-unes, bien comprises et isolées, ïe manquent pas d’une certaine utilité; mais elles sont, en général, vagues ; la théorie médicale y est aussi incertaine que Ja physiologie en est fausse. Lordat dit qu’à Montpellier les élèves de troisième année savent ce livre par cœur. J'espère que les choses ont changé depuis 1818 ; ce qui est certain, du moins, Cest que nos élèves de Paris ne pourraient pas se contenter d’un pareil livre, où les idées ne sont ni absolument anciennes, ni tout à fait modernes, où elles manquent surtout de l'appui des observations cliniques, et qu’on n’y trouve pas une définition exacte de ce que Barthez entendait par maladies fluxionnaires.

Dans son cours de médecine clinique, que nous ne connais-

sons que par le résumé de Lordat (1), Barthez se proposai donner l'esprit des lois de la thérapeutique ; il rapporte à 1 classes les méthodes de traitement connues : les naturelles} rapporter à la nature (2) et la diriger le mieux qu’on peut analytiques : décomposer les maladies simples où compliqité en leurs éléments, et #aiter chaque élément ; heureusementi ajoute qu’on doit, autant que possible, attaquer plusieursél ’ ments avec le même moyen. M

« Quant aux méthodes empiriques, dit Barthez, d’après Lo (p. 304), elles conviennent surtout aux maladies où l’on a lieuvdé craindre que les mouvements spontanés de la nature ne soien impuissants pour opérer la guérison, et dans celles qu'on peut décomposer en des éléments bien déterminés, dont puisse être assez sûr de remplir les indications. Il est absolue ment nécessaire d'y avoir recours dans les maladies que

(1) La perte de ce cours estelle si fâcheuse ? On en peut douter, puisque Barthez, trop occupé des hautes questions de philosophie médicale, dédaignait deren cueillir des observations. Écoutez plutôt Lordat (p.472) : «On à paru regretté sérieusement que Barthez n'ait pas rédigé des Observations médicales. C'est comme si l'on regrettait que Bramante et Vignole n'aient pas travaillé aux carrières. ILétaib né pour établir et enchaîner des principes, pour réformer la philosophie de science ; peut-on être fâché qu’il n'ait pas renoncé à une telle vocation pour faire d journaux de maladies ? D'ailleurs on ne doit communiquer au public que les faits plus féconds en conclusions utiles que ceux dont il est déjà possesseur, Or, on pense qu’un homme aussi informé de L'état de la médecine que l'était Barthezm10n devait pas rencontrer souvent des faits qui différassent, par leurs circonstances essentielles, de tous ceux qui avaient été recueillis avant lui, et qui méritassent.une description particulière. Cette retenue, louable chez tout le monde, est ui devoir” pour ceux qui proposent des dogmes nouveaux. Si parmi les observations qu'ils leur donnent pour fondement les leurs dominent sur celles d’autrui, ils échappe ront difficilement à l’accusation d’avoir arrangé les faits de la manière la plus fAvOEM rable à leur théorie, et, comme disait Craton d’Amatus Lusitanus, d’avoir, poux soutenir leur système, écrit des fictions au lieu de faits, ficta, non facta. Barthez né pouvait donc mieux faire que de se prémunir contre les insinuations de Ses ennesn mis et les préventions du public ; on n'aurait pas manqué de jeter des doutesssuik là solidité de l'édifice si l'architecte en avait fourni les matériaux. » (Lordat, pe 479.) Il n’est pas possible, pour louer un ami, de méconnaître ainsi les droits de là méde Î cine et les devoirs du médecin. = 4

(2) La nature est encore une nouvelle force avec laquelle le principe vital doitsen trouver nécessairement, soit en accord, soit en opposition ! Où est donc l'équilibrek des forces ? et comment la nature peut-elle troubler ou apaiser le préncipe "vital À

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