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HISTORIENS DE LA MÉDECINE AU XVIII SIÈCLE

nous suffira de rappeler (1) l Histoire de la médecine de Da Leclerc dont l'édition définitive a paru en 1702; celle de Frei l’Historia medicinae, de Schulze; le Compendium d’Ackerman la Palaeologia therapiae WHebenstreit; les Monographies. Triller, de Gruner, de Moehsen; les travaux de Grimms Hippocrate, de Bianchoni et de Targa sur Gelse, de Gocchiss les chirurgiens grecs; les Biographies de Baldinger; les trava historiques ou bibliographiques d’Astruc, de Goulin ; l'His de l'anatomie et de la chirurgie, de Portal (2), etc.

(4) Voy. plus haut,.p. 29 et suiv., pour plus de détails sur les histoires générales de la médecine. "0 (2) J'en ai déjà parlé plus haut, p. 4013; plus loiu (p. 4273), je donne quelques détails nouveaux touchant l'Histoire de la chirurgie, de Dujardin et Peyrilhe, à.

SommAIRE, — Histoire de la Chirurgie clinique au xvme siècle. Spécialistés. — Allemagne et pays du Nord (Heister, Platner, Bilguer, Theden, Henkel, Richter, Callisen, elc.). — Italie (Molinelli, les deux Nannoni, Bertrandi, Malacarne, Palletta, ete.) ;— Angleterre (Cheselden, HE Sharp, Gooch, J. Hunter, Bell, ete.); — France (Académie royale de chirurgie ; revue des ouvrages des principaux membres de cette compagnie, et de quelques autres chirurgiens français). — Histoire de la chirurgie, par Dujardin et Peyrilhe.— Études spéciales sur Pott, Louis, Jean-Louis Petit, Desault. — Considérations sur les premières ‘années du xix° siècle, — Conclusion.

Le point le plus lumineux dans les annales des sciences médicales, au xvin° siècle, c’est sans contredit la chirurgie (4), cet astre s'élève de notre France, du sein de cette Académie fameuse qui a régné pendant de longues années sur le monde entier ; la plupart des travaux qui sont exécutés en dehors de la France sont inspirés, parfois dictés, par l'Académie de chirurgie. Nous devons donc nous arrêter avec quelque complaisance sur l'histoire de la chirurgie et spécialement sur l’histoire de la chirurgie française. Sans doute l'anatomie, comme nous l'avons vu, a jeté aussi un vif éclat, mais on n’y remarque pas de doctines nouvelles; il n’y a qu’un accroissement régulier, continu, des acquisitions déjà faites au xvn° siècle, tandis que, pour la chirurgie, une véritable révolution s’accomplit par l'application raisonnée de l’anatomnie normale, de l'anatomie pathologique à la clinique, je veux dire au de et au traitement des affections chirurgicales. Les systèmes, les idées préconçues, s’évanouissent peu à peu pour faire place à la méthode d’observation.

(1) La théorie et la pratique des acouchements n’ont pas fait moins de progrès que le reste de la chirurgie ; mais c’est un sujet très-spécial que je n'ai pas cru devoir traiter dans ce livre ; il a d’ailleurs donné lieu à la publication de bonnes monographies historiques,

Mais rien ne pousse ni subitement ni spontanément; il faut le temps et des germes; le xvn° siècle et le commencement du XVI sont une préparation efficace à la transformation dela science opérée par l’Académie de chirurgie. Nous avons déjà jeté un coup d’œil sur l’histoire de la chirurgie au xvu siècle, suivons maintenant ses développements au début du xvin.

Puisqu’il faut choisir et se borner dans ce vaste ensemble de la littérature chirurgicale, nous rappellerons d'abord sommaires ment les mérites des auteurs d'un ordre moyen, après quoi nous aborderons l'étude plus détaillée des ouvrages écrits par les hommes qu’on peut considérer comme les coryphées de la chi rurgie au xvin siècle : J. L. Petit, Louis (4), Desault, en France; Pott en Angleterre: Richter en Allemagne. L'Italie, PEspagne (voy. plus haut, p. 1238) n’offrent guëre en pâture à nos inves tigations que des écrivains secondaires qui sont souvent des échos de notre grande École de chirurgie, ou de l’École anglaise.

Entre les années 1707 et 1717, nous rencontrons les ouvrages d’Anel (2), d’abord médecin militaire, puis attaché à la cour de Savoie, homme fort ingénieux, mais âpre à la dispute. Îba attaché son nom à la méthode de tirer le sang des cavités du corps et le pus des plaies ou des abcès à l’aide d’un siphon (3), et à un traitement de la fistule lacrymale par les injections, les dilatateurs et les tubes, sans le secours du fer et du feu (de 1718 à 1717), méthode qui convient dans certaines espèces de fistules; mais qui ne suffit certainement pas dans toutes, notamment dans celles où les os ne restent pas sains et où le canal est complétez ment oblitéré.

Woolhouse ( — 1730), J. Daviel (1696-1762), Pallucc

(1719-1797) sont aussi des spécialistes de savoir el surtout de

(1) Si Louis à été la tête, l'âme de l'Académie de chirurgie, on peut direque J. L. Petit en été le bras.

(2) On ignore la date de sa naissance et dé sa mort. On voit par ses ouvrages qu'il a résidé une partie de sa vie en Piémont.

(8) Dans l'Art de sucer les plaies (1707), Anel dit qu’il y avait dans les hôpitaux” et dans les armées des suceurs à gage, métier dangereux, ajoute-t-il, si le suceun où le sucé sont atteints de quelque maladie contagieuse. Après la succion on injéctaib divers liquides dans la plaie.

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