‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 249 sur 260 · POTT · texte numérisé non relu

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ont appris à faire l'extension directe, en employant une force graduée, continue, mais assez énergique dès le début, tandis que Pott réclamait au début une peñite force qu’il ne poussait jamais très-loin. Néanmoins on ne saurait méconnaître que notre auteur a donné des règles en général. très-méthodiques pour l’extension, la contre-extension, la coaptation et l'application des bandages ou appareils. Dans les luxations il prescrit de porter toute la force sur l'extrémité de l’os opposée à l'extrémité luxée. Il est d'avis que le degré de violence qui a luxé un os n’appelle pas un degré équivalent de force pour le réduire ; il pense en même temps que le déchirement des téguments est beaucoup plus rare qu’on ne le croit communément; en tout cas ce déchirement, sil survient, n'a pas de graves conséquences.

Le mémoire Sur les amputations semble particulièrement dirigé contre Bilguer et son traducteur Tissot, qui prétendaient proscrire cette opération (voy. plus haut, p. 1247). Pott reconnait quatre indications urgentes: fraciures compliquées, tumeurs blanches, carie des os, certains anévrysmes ou tumeurs fongueuses. On avait objecté contre l’amputation, dans le cas d’anévrysme à la cuisse ou au jarret, que celte opération élait inutile, puisque généralement les malades étaient atteints en même temps de dilatation de quelque autre gros vaisseau de l'intérieur du corps; Pott réfute cette objection par le succès durable de lamputation. Notre chirurgien avance en outre que si les circonstances le permettent, si l’artère n’est pas sensiblement lésée, on peut pratiquer la ligature de l’anévrysme au-dessus et au-dessous de la tumeur. Ilrange à côté des anévrysmes, mais en les distinguant, certaines tumeurs probablement cancéreuses ou fongueuses de

L la jambe.

Le mémoire Sur les hernies est un des plus remarquables (1). Pott y étudie avec soin les différences que présentent les hernies,

nié des chirurgiens qui n’ont pas su éviter la claudication, en remettant une cuisse cassée ! De là, nécessité de trouver des moyens de réduction aussi efficaces que possible.

(1) Pott a vu le côlon, le cæcum et l'appendice vermiculaire dans des sas herniaires ; il débridait ordinairement l'anneau sur son doigt,

eu égard, soit au danger qu'elles entraînent, soit à la facilité de la réduction, ou de la cure radicale, chez les enfants, les adultes et les vieillards, Il est rare (quoiqu'il en ait vu quelques cas) que la hernie s’étrangle chez les enfants (1); la hernie se guérit radicalement sans opération chez les enfants, très-difficilement chez les adultes, jamais chez les vieillards. Il réprouve tous Jes moyens usités par les charlatans ou les barbiers pour la cure ras dicale des hernies ; il eut même encore à combattre la castration, la cautérisation et le point royal. Il n’a jamais eu l’occasion d’obs server de hernie ventrale: il se contente de bandages contentifs pour les hernies ombilicales ; quelquefois des parties de l’esto* mac ou du foie s’échappent par ces hernies. L'opération de la hernie étranglée paraît à Pott une des moins dangereuses quand elle est faite dans de bonnes conditions : il la pratiquait avec autant de succès que de hardiesse. Il ne s’effraye pas non plus de la nécessité où se trouve parfois le chirurgien d'ouvrir ou dé laisser ouvert un anus contre nature dans le cas de gangrène des intestins ; il a vu plusieurs fois des hernies non réductibles (mais non étranglées) à cause des adhérences du sac.

Dans son mémoire Sur l’hydrocèle, Pott montre beaucoup de discernement dans le diagnostic de diverses espèces de cetteaffeciion (2), qu’il sépare avec soin des hernies vraies ou des her nies dites venteuses, des sarcocèles, de l’hydropisie des bourses (3), de l’hématocële, du cirsocèle, etc. Pott n’a pas montré moins de sagacité pour la fistule à l'anus, qu’il faut se garder de confondre avec de simples abcës à la marge de l'anus (4). Dans l'opération de la fistule il défend de reséquer des portions de

(1) Pott décrit la hernie congénitale qui renferme souvent le testicule, 11 doute de l’étranglement de la hernie par le sac, étranglement que les chirurgiens français, entre autres Ledran et la Faye, admettaient,

: (2) Il décrit l’hydrocèle de la tunique vaginale, )

(3) Dans ce cas il se contente de simples piqüres pour évacuer l’eau épanchée, tandis qu'il ouvre assez largement les hydrocèles avec le trocart qui lui serten même temps à passer un séton, auquel il attribue la plus grande efficacité pour procurer la cure radicale et dont l'emploi a persisté fort longtemps ; Pour ma part j'yai cures cours plusieurs fois quand j'étais attaché à Phôpital de Dijon. Aujourd'huiLon préfère les injections irritantes, surtout la teinture d’iode iodurée et étendué.

(a) C'est lui aussi qui a décrit le cancer du scrotum dit cancer des ramoneurs,

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