‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 9 sur 260 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

diées ou tranchées que par les données que fournit l’histoire. Il ne me sera pas plus difficile de montrer que l’exacte compréhension des maladies sporadiques les plus simples exige également la connaissance des documents historiques ; j'ajoute que pour le moyen âge, par exemple, ces documentsse trouvent là où l’on n’aurait guère la pensée d’aller les chercher, et que l'ensemble des résultats obtenus forme une annexe à l’histoire de la civilisation. Les doctrines médicales sont, pour ainsi parler, l’histoire de l’esprit des médecins, tandis que l’histoire des maladies forme une partie de l’histoire de l'humanité.

Done, ce qu’il faut particulièrement chercher dans le présent ouvrage, c’est le développement général de la médecine ; c’est la détermination des lois qui ont présidé à ce développement, des circonstances éclatantes ou obscures, constitution nelles ou accessoires, qui l'ont retardé ou avancé; c’est l'étude des méthodes qui ont tour à tour présidé aux évolutions de la science, à l'invention des doctrines ou des systèmes ; c’estenfin la considération des influences réciproques que les diverses branches de la médecine ont exercées les unes sur les autres et sur la marche de la science.

Sans parler de la tradition médicale, que, pour la première fois, si je ne m’abuse, on peut suivre maintenant, depuis Homère jusqu’à nos jours, à travers les siècles les plus obscurs de l'antiquité ou du moyen âge, nous avons démontré deux thèses qui servent également à la constitution de la médecine dans le présent et à l’appréciation de la médecine dans le passé. La première de ces deux thèses, c’est que les destinées de la pathologie sont scientifiquement et historiquement liées aux destinées de la physiologie : durant tout le règne de la médecine grecque, ou gréco-latine, ou gréco-arabe, les aberrations de la pathologie générale ou spéciale correspondent

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