‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 92 sur 260 · A L'ARRIVÉE DES LIVRES ARABES · texte numérisé non relu

A L'ARRIVÉE DES LIVRES ARABES

authentiques, et plus de maladies nouvelles que de remêdes jadis inconnus.

Avec les Arabes nous sommes revenus en Occident vers la fin du. xn° siècle; après une assez longue absence, nous avons trouvé ici les ruines des édifices anciens, et là les fondements des édifices nouveaux. Péndant que Salerne subissait l’action du temps et que les écoles irlandaises ou celles de Saint-Gall et de Rayenne perdaient de leur antique renommée, Naples, Padoue, Bologne (1), Montpellier, Paris, Oxford, Cambridge, puis Valence, puis Salamanque, et un peu plus tard Vienne, attiraient les écoliers et entretenaient des professeurs parmi lesquels on distingue ceux de la médecine.

Les écoles italiennes et les écoles françaises sont au premier rang. À cette époque la France ne doit rien à l'Italie pour la médecine ; les deux nations étaient au même niveau, ayant puisé aux mêmes sources; mais, par suite de circonstances extérieures ét d'une organisation médicale vicieuse, nous sommes Italiens pour la chirurgie. Bien que Lanfranc nous ait ouvert la porte des écoles de la haute Italie, nous avons néanmoins conservé pendant assez longtemps une certaine infériorité à cause de notre répulsion systématique pour l'anatomie.

Icise place naturellement une remarque qui blesserait peutêtre notre orgueil national si l’histoire ne mettait pas la vérité absolue au-dessus des rivalités de frontières. La France n’est pas, chronologiquement, à la tête des autres nations par ces décou- Vertes qui ont transformé la médecine, soit en exercant une influence notable sur le progrès des idées scientifiques, soit en donnant plus de sûreté à la pratique ; c’est même la France qui Sest.montrée le plus longtemps routinière jusqu'au moment où flot d'idées qui agita la fin du xvur siècle vint tout changer demface. À dater de cette époque, elle a donné l'impulsion; avant, elle la recevait de toutes parts, mais elle y résistait éner-

(L)MOncite en cette ville, au xu° siècle, 31 médecins praticiens ou professeurs: auxmésiècle, #7. En Ligurie, on compte 6 médecins au xn° siècle, et au xm£ 17, dontsun chirurgus phlebotomator, et un magister chirurgiae. En Italie, comme autrefois en Grèce, la médecine se transmettait volontiers du père aux enfants,

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